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Première partie - troisième partie.
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d autres

Par la même raisonnos Figures recou-vreront lent agrée-

SECONDE PARTIE- ié 9

long-tcmps , parce quelles accompagnoient des Figures & des Hi- Livre Vllí.stoires ou il y avoit tant d’autres beautezctlest à efperer que lesnostres Chap. X.qui pourroient peut-être dans le temps , perdre quelque chose de Ta- •. LtS pl g U£ «An-

1 / 1 îli - i t A 11 ^ tiques ne lont trou-

greement qu elles avouent pendant la mode, le recouvreront assurément vú f s bcllts q ue pa«édans d'autres, parce quelles Tendront à accompagner des Figures & pgr!é« íontactom 'des Histoires ou il n’y aura pas moins de beauté , de délicatesse ou b "“ ulís -d’art qu’il y en a dans les Antiques. ,

Ils ajoûtent que st les Romains ont pû par la grandeur de leur ment dans dc-símpsEmpire & de leurs actions -, faire passer leur nom , leur langue &leurs manières aux nations & aux stecles élognés d eux ; Pourquoy dc la

ne peut-on pas dire que, fous un Roy comme le nôtre , les Fran- „A es Fran í oi 's sont«-ois font en estât d’étermfer, non feulement leur nom & leur langue;mais leur mode même & leurs habillemens ; qui par avance ferventdesta de modèle à fa plufpart des Nations de ì’Europe.

Comme il y a beaucoup de raiíon dans l’un & dans I’autre de cesdiscours : il semble que st 1 on en vouloir ôter ce qui s'y rencontrede passionné , l'on auroit peut-estre le moyen d’accorder des íen-timens qui paroissent si fort opposez. Car s’il m’eíl permis de par-ler fur une matière aussi délicate que celle-cy ; je diray qu’il me sem-ble que l’on doit avoir toute l’estime possible & même de U véné-ration pour l’Antique, parce que c’est dans certe source ou l’on a f 1 0 f^ t Antl ‘ lu ^ m g ispuiíé tout ce qui a esté produit d’excellent dans le Moderne: mais senspreocupanon^que cette vénération ne doit point être servile. Elle doit au con-traire être fans préoccupation & ne s’entendre qu’aux choses deT Antique qui en font dignes, fans respect fii de sage ni du nom deleurs Auteurs. C’est à dire en un mot qu’il faut estimer les belleschoses en quelque endroit quelles íe trouvent, fans avoir aucunégard ni au temps, ni au lieu, m par qui, elles ont été produites.

ll est vray que les gousts font fort differens fur ce que l’on ap-pelle Beau aussi-bien dans l’Architecture & ses compagnes , ( c’eít à ^ . . .

. 1T . J T Opinion de ceux

duc dans la Sculpture & dans la peinture ) * que dans les autres arts qui ne veuiem pasles plus spirituels t car il y en a qui ne veulent pas qu’il y ait aucune beau- ILuJ réà"da"°

maintenant en étatd’éterniseríeur nonrleur langue & leursmodes comme lesRomains.

Ces raisons so peu-vent accorder lì l onen ôte ce qu’il ja dc passionné.

11 faut avoir beau-2coup de vénération

la Nature , & t ]uicroient que les cho-

té r c elle dans la nature. Ils assurent qu il n’y a que laccoutumance, quifasse qu u lie cliofe nous plaiíe plus qu’une autre , à l’exemple de íes nc n °us plaigneces Meres qui ne trouvent rien de difforme dans leurs enfuis, quel- manets. 81 accoutu *ques contrefaits qu'il puissent être , & de ces Nations qui peignentles Anges à teste, rase & a longues oreilles.

Quelques uns ne trouvent rien de beau que ce qui plaist à plus qàe"imso ui sènde monde c & à leur compte il íuístt qu’un ouvrage, dans quelque le ^ ui P lâlít a p 1u ".

„ . . I . , r . r 1 . , •• 1 1 1 . sieurs.

temps que ce soit, donne de la íatistaction a la veue de ceux qui leregardent, pour mériter de l’approbation.

D’autres au contraires & j c fuis assez de leur sentiment,) fontpersuadez qu’il y a des beautez naturelles qui plaisent & qui fe fontaymer au moment qu’elles font connues : Que le plaisir qu elles don-nent dure toûjours fans être sujet au changement ; au lieu que ce-

Vv