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Première partie - troisième partie.
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COURS D’ARC HIT ECTURE.

Livre VIII. Iuy de l’accoûtumance cesse à la moindre opposition d’une habitu-Chap. X. de diístrente; Quâl est faux de dire que tout ce qui plaiss soit tou-Ftd'autres enfin jours véritablement beau , quoy qu il soit tres véritable que tout cefont Pf ríb ^4 és ^ qui est naturellement beau plaist toujours quand il est connu,n’eit pas ron^ours Ils disent que dans l’Architecture ôc ses deux compagnes , ainsiqusest que dans l’Eloquence, la Poésie ,1a Musique ôc la Danse même; il ypiaisttoijo^qíìand 2 des choses qui posées dans un certain arrangement Sedans une^o"ifir''conLtì" certaine proportion du tout au tout , du tout à ses parties, ôc desdans l’uiiitc d’har- parties l’une à f autre , engendrent cette unité d’harmonie qui fait

monie qui fait con- 1 n rr 0 sir- i r ^ r ì - n'

noislre tout à ìa fois que noltte ame connoiíle tout a la fois pluiieurs choies dinerentesfe 1 rmtes S &sens ptt" & lans peine ; Lnquoy j’estime que consiste le véritable plaisir.

«e. De plus comme il y a des Nations qui pour s’estre accoustumées

à des sons bigearres les trouvent agréables , quoy qu en eux mêmes

U y a peu de gens .o ■ ■ rf ì 1 1 • r V J 1

capables de connoi- ils n ayent tien qui punie donner du plaiiir : ht comme au contrai-rArchkectu^e^com- rc il y a peu de personnes , hors celles qui ont la conoiísance de lame ii y en a p u Musique, qui prennent goust aux mélanges de plusieurs voix qui

qui connoissent ce 1 ’ 1 f / i d?- . t • / ì 1

qu’ii y a de beau dans leur diversité ne huilent pas de produire une unité de concertdans n Musique, êc d'hatmonie capahle d'elle même de se faite admirer. Auífi ne doiton pas trouver étrange qu’il y ait des Hommes qui se plaisent auxbâtimens Gothiques auxqucls il se sont acoustumez ; & qu’il y en aitsi peu qui soient capables de goûter avec plaisir ce qu’il y a d’admi-rable dans ce mélange harmonieux de tant de parties differentesqui composent un beau bâtiment ôc qui concourent à faire un sibel esstct dans T Architecture.

Et puisqu’il n’y a persônne qui puisse douter que la douceur quice qu’il y a de bs rrouve dans l’harmonie de la Musique , de la Poésie, de l’Eloquen-Beau dan* la Musi- ce & des autres Arts , quoy qu’elle ne soit pas également goustée

que ay.mt son ion. , ■ J 1 ■ r r ì ° ì ì &

dement reeidans la de tout le monde ; naît neantmoiiis Ion fondement dans la nature,prcfu^ierautant^des ( qui consiste peut-estre, en la conformité quelle peut avoir â nôtrececturc de rArclu ' tempérament : ) Pourquoy ne peut-on pas aíseurer,par la même rai-son, que nous ne trouvons la íymmetne agréable dans l’Architectu-re , que parce quelle a du rapport â nostre constitution na-turelle.

Mais fans nous engager dans un raisonnement de plus longuehaleine : Supposé qu il y ait dans les Figures Antiques des beautezOn ne peut pas surprenantes ôc qui st font admirer par elles mêmes ; il est vray

dire aue les orne- * ì_ • t 1 r J

mens qui accompa- neaiitmoiiis que les ornemens qui les accompagnent ne íçauroientîndque^ 5 nMeurs p our la pluspatt passer pout des beautez fondées dans la Na-«àiiemèns, ayenr tute. E'on ne peut pas même avancer avec justice que la forme de

aucune beauté son- , , ... 1 . n - + r

dée dans la Nature, leurs Habiilemeiis loit un accompagnement neceílaire ôc ìníepara-ptéuKnc^toist^a 1 - ^e l eur beauté : Au contraire les plus sçavans d’entre les Sculp-iesnudTta U M?s U n'onl teurs & ^ cs hLintres n'ont jamais crû pouvoir mieux faire connoi-donné des veste- lste la force ôc la grandeur de leur sçavoir que sur les nuditez. IbqicpaVbíen-íuncT. u'onr même donné des Habillemens à leur Figures que parce qu ilsy ont été obligés par la bien-seance , à laquelle il a falu qu’ds sc