Ce qui a produitcette ii grande di-versité û’Habille-mensAn.iques.
des Figures
SECONDE PARTIE. r 7 i
soient soumis cn íe conformant aux mœurs 3 c a la mode de leur Livre VIII.temps 3c de leur Pais. Ce qui fait que nous voyons parrny eux tant Chap. X.de maniérés diferentes d’Habillemens suivant la différence des con-ditions , des Ages , des Sexes 3c des Nations qu ils ont voulu re-prefenter.
De forte que comme ils ont Habillé les Romains à la mode desRomains , les Perses a la maniéré de Perse, les Parthes, les Mores,les Sarmates, les Gelons, & mille autres Barbares,chacun à la modede ion Pays ; Je ne vois pas que l’on doive exclure de nos Histoires Nous n . a as
les maniérés de nos Vcstemens, pourveu qu elles ne soient pas extra- f’“ s de raison d’ha-
r ■ r r T , , . ~ ^ billet 110s Figures à
vagantes. Et je ne içais li nous aurions plus de railon maintenant u Romaine q UC i es
d’Habiller nos F gures à la Romaine , que les Romains n en ont eue d'hUmlT Teseste dans leur temps d’Habdler les leurs à la Grecque ou à l’Egy- ^Tl ?£gypSc^l“ eptienne.
Mais pour entrer dans un plus grand détail , il faut premiere-ment poser pour fondement que les Figures 3c les Histoires donton veut decorer les édifices , leur doivent être proportionnées ;c’est à dire qu’aux bâtimens magnifiques il ne faut rien mettre quin’ait quelque marque de grandeur , à Limitation des Anciens qui n pg nifi q“ es qui
, . A , / ^ - /■, i 1 n au quelque mar-
n ont jamais place d ornement qui ne portait en quelque maniéré le <i u e de grandeur,caractère du lieu ou il étoit mis.
Ainfi nous voyons que dans leurs Temples ils ont mis les Statstesde leurs Divinités ; les instrumens qui íervoient à leur Religion ; les d^Ancien^ 1 "'Histoires de ce qu’ils croioient être arrivé de plus remarquable auxDieux à qui lc Temple étoit conlacré-, 3c mille autres de cette na-ture.
Dans leurs Arcs de Triomphe, nous y voyons ce que l’on peut C eux des Arcs des'imagine r de plus grand a la gloire de celuy pour qui L Arc a été Triomphe,dreíié. Nous y remarquons des Sacrifices ; des Combats ; des chas-ses de L ions ; d’Ours ; de Sangliers ; des libcralitcz des Empereurs ;des allocutions a leurs Soldats ; des Triomphes ; des trophées ; desCaptifs. Nous voions ces Vainqueurs astis fur des Trofnes élevez3c donner des Roys aux Nations Estrangeres.
Si donc nous bâtissons des Temples ou d’autres lieux qui doivent
Il ne faut rienmettre aux bâtimens
H ne faut rien
„ dans nos Eglises
être consacrez à Dieu • Il ne faut pas que nous y souffrions rien, la
marqueSainteté du
qui n’ait quelque marque de la Sainteté du lieu. Les Mystères Sa- lieucrez de nostre Religion, les Histoires de nos Saints, les habille- Leursomemens.mens de nos Evefques 3c de nos Prestres 3c les instrumens mêmesqui fervent à nos Sacrifices , ne doivent rien emprunter de la su-perstition des Anciens. Chacune de ces choses a fes maniérés recestcs Coliques3c approuvées , qu’il ne faut nullement altérer. Et ceux qui dans i« instruments ,. enos Egliíes remplissent les métopes Doriques de testes de Mouton, Ancï? ,UOstde plats, de Simpules 3c des autres outils qui Iervoient aux Sacrifi-ces des Anciens 3c dont les métopes de leurs Temples estoient or-
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