Band 
Quatrieme, cinquieme et derniere partie.
Seite
732
JPEG-Download
 

Livre V.Chap. 111.

Ost ce que l’Architecture prétend in-troduire dans àOuvrages.

Tachant de les ren-dre conformes auxlou dt U nature.

Divers genres dansles faatimens félonla fin différente deleurs constructions.

tes Colonnes , le*angles & les partiessolides du bâtiment,en nombre paircomme les pieds desanimaux,

75 x COURS D’ ARCHITECTURE

ses Ouvrages, espérant par ce moyen leur donner la grâce, la digni-té , l’authorité & le prix. C’est ainsi que les anciens Architectes,persuadez que leurs Edifices nauroient d’aprobation qu autant qu’ilsseroient conformes aux Ioix de la nature , se font particulièrementappliquez a rechercher les maniérés dont elle se sert pour la perfe-ction de se s œuvres, afin de s’en faire des règles pour la constru-ction de leurs batimens. C’est ainsi que considérant que les partiesqu elle employé dans les productions n estant pas toujours égales nysemblables, les Corps naturels font auísi tres-differens cntr’eux , lesuns estant gresies & deliez, dautres grostîers & massifs , & d’autresqui tiennent comme le milieu entre ces extrêmes ; lis ont aussi dis-posé leurs Edifices en divers genres scion leurs disserens usages & lesfins disserentes de leurs constructions. Ils en ont fait de peíans &demassifs qu’ils ont mis fous l’Ordrc Dorique, d’autres égayez & plusdélicats pour 1 Ordre Corinthien, & d’autres qui participent des pro-prietez des uns & des autres qu’ils ont donnez à 1 Ordre Ionique 5îeur imposant ces noms ou de ceux de leurs Auteurs,ou des Nationsqui les ont lc plus mis en usage.

C’est enfin par la même raison qu’ils ont recherché de quelle ma-nière la nature employé ordinairement le nombre, la finition & lasituation qui font toutes trois essentielles à la beauté ; Qssils ont tou-jours fait les Colonnes, les angles & les autres parties solides, quifont comme les os du bâtiment, en nombre pair ; parce qu il n’y apoint d’animal qui se soutienne ou qui maiche sur des pieds en nombreimpair :& n’ont jamais fait les ouvertures en nombre pair, parce quela nature à mis la bouche dans le milieu.

te» Architectes an- Et comme les dix premiers nombres ont chacun un certain cara-ÎÌr\Tli'wm 0y ui âere de perfection , ils fe font servis également des uns & des au-se rencontrent emrc tres , scion le besoin qu’ils en. ont eu j prenant garde néanmoinsnomíicíj ,iemKÍS que lc nombre de dix, qu ils ont cru le plus parfait entre les pairs,fust auísi le plus grand de ceux qu ils dévoient employer aux Co-lonnes , au moins à celles des Portiques des Temple ; & que celuyde neuf qu’ils ont auísi pris pour le plus parfait entre les impairs,fust ic dernier de ceux qu’ils destinoient aux ouvertures.

KM09

CHAPITRE