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à quatre ou cinq plans [successifs, ce qui, la palette aidant, pour-rait produire une illusion inattendue.
E. Guichard.
(La suite prochainement.)
BULLETIN
La tendance générale du journal que nous publions est, on lesait d’avance, la vulgarisation du dessin dans les arts industriels,par conséquent dans les écoles, non-seulement supérieures, maisencore dans les écoles primaires. Nous sommes heureux de pou-voir constater la consécration de cette tendance dans le discoursdu Ministre de l’instruction publique, au Corps législatif.
M. Duruy disait le 1 er mars dernier :
« Si l’enseignement agricole doit être répandu dans les cam-« pagnes, celui du dessin doit l’être dans les centres industriels.« L’Angleterre fait aujourd’hui de très-grands efforts pour pro-ie pager le goût et l’étude du dessin. L’administration anglaise« s’est même départie à cet égard de ses habitudes d’abstention.« Elle n’a pas reculé devant une première dépense de 23 mil-« lions et un budget de 2 millions par an.
« C’est pour nous égaler que l’Angleterre fait ces sacrifices.« Il importe donc que nous maintenions notre supériorité par le« développement de l’étude du dessin sur les bancs mêmes de« l’école primaire.
« Diderot a dit qu’une nation qui apprendrait le dessin comme« on apprend à écrire, l’emporterait bientôt sur toutes les autres« en ce qui concerne les choses de goût. Développons donc l’en-« seignement du dessin, même dans les écoles de filles. »
Nos modèles servaient déjàl’année dernière, comme nous avonspu le voir avec bonheur à l’exposition de l’école de dessin de larue Dupuytren, aux essais des jeunes personnes parisiennes.
La parole de M. le Ministre est pour nous un puissant encou-ragement. Nous ne pouvons que nous efforcer par le choix denos sujets de nous rendre encore plus dignes de sa bienveillanceéclairée. C’est à quoi nous n’aurons garde de manquer.
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Exposition universelle. —On lit dans le Moniteur du 19 mars :La cérémonie d’inauguration de l’Exposition universelle auralieu le 1 er avril 1867. La cérémonie solennelle de la distributiondes récompenses aura lieu le 1 er juillet 1867. Les porteurs desbillets d’abonnement, pris avant le 31 mars, auront le droit d’as-sister à ces deux cérémonies.
Le billet d abonnement est de 100 fr. pour les hommes et de60 fr. pour les dames. Il donne droit tous les jours du I e r avrilau 31 octobre à l’entrée dans toutes les 'parties de l’Exposition,y compris le Jardin réservé et le Champ d’expériences agricolesde Billancourt.
Les billets d’abonnement seront distribués tous les jours, de9 heures du matin à 6 heures du soir, au Palais de l’Industrie,porte n° iv.
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Par arrêté en date du 4 mars 1867, ont été nommés membres
du Jury international des récompenses, dans les quatre sectionsdu Jury des œuvres d’art :
SECTION DE PEINTURE ET DE DESSIN.
(Classes 1 et 2 réunies du règlement général.)
MM. Bida, Cabanel, Français , Fromentin, Gérôme, Maison(le marquis), Meissonnier, Pils, Reiset (Frédéric), Rousseau (Théodore), Saint-Victor (Paul de), Welles de la Valette (lecomte).
SECTION DE SCULPTURE.
(Classe 3 du règlement général.)
MM. Barye , Cavelier, Dumont, Théophile Gautier, Guillaume,Jouffroy, Michaux.
SECTION d’architecture.
( Classe 4 du règlement général. )
MM. Ballu, Duban, Duc, Guilhermy (le baron de), Lenoir(Albert).
SECTION DE GRAVURE ET DE LITHOGRAPHIE.
(Classe S du règlement général.)
MM. Delaborde (le vicomte H.), Henriquel-Dupont, Marcille,Martinet (Achille), Mouilleron.
M. le comte de Nieuwerkerke, sénateur, surintendant desbeaux-arts, membre de la Commission impériale, est nommé pré-sident des quatre sections réunies du jury des œuvres j d’art(1 er groupe).
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On annonce que la Suisse doit envoyer à l’Exposition univer-selle les fameux reliquaires donnés par Charlemagne à l’abbayede Saint-Maurice (Valais ). L’un de ces reliquaires est un grandvase d’onyx avec des figures mythologiqnes en relief ; l’autre, enmétaux précieux et émaux de style arabe, est, selon la tradition,un cadeau qui avait été fait au grand Empereur d’Occident par lekalife Haroun-al-Raschild.
R. Pfnor.
PHILIBERT DE L’ORME
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(Suite et fin.)
De ses études à Rome , il tira, suivant les circonstances (car,comme tous les chercheurs vraiment puissants, ce ne fut pas dansle vide, mais en face de difficultés matérielles et pressantes qu’iltrouva) des ornementations nouvelles devenues aujourd’hui com-munes et populaires, mais dont il est juste de lui tenir compte,telles par exemple, ces colonnes ornementées dont il fit, le pre-mier, l’application à Villers-Coterets, et qu’il appelait colonnesFrançaises .
« Qui empechera, que nous Français , n en inventions quelques-unes et les appellions Françaises , comme pourraient estre cellesquej’inventay, et fis faire pour le portique de la chapelle qui estdans le parc de Villiers coste-Rets, du temps et règne de la ma-jesté du feu roy Henry : vray est que pour la nécessité ou je metrouvay, de ne pouvoir recouvrer promptement et sans grandsfrais, des colonnes tout d’une pièce, je les fis faire de quatre