a8 ASTRONOMIE.
lement que la révolution des fixes est constante, quelle est la même pourtoutes etentout tems. Vous serez du moins autorisé à supposer ce principedans tous vos raisonnemens et vos calculs, jusqu’à ce que de nouvellesobservations vous y fassent découvrir quelques inégalités, s’il y en a.
23. On peut vérifier à la fois, lacizoularité et l’uniformité du mouvementd’une manière assez simple. A mesure que l’étoile avance sur la courbe,tournez letube de l’oculaire de manière quel’étoile suive un des fils(lll,i6),ce fil sera tangent à la courbe : si en tems égaux vous êtes obligé de tournerl’oculaire de la même quantité, le mouvement sera circulaire et uni-forme. Or il n’est pas difficile de s’assurer de la quantité de ce mouve-ment. Que la figure io représente le bord circulaire du tube de la lunetteà l’endroit où elle reçoit l’oculaire qui y tourne à frottement dur.Divisez la circonférence en 24 parties égales qui seront de i5° chacune,et marquez o au point le plus élevé de cette division.
Quandl’étoile sera au sommet de la courbe qu’elle décrit, sa marche serahorizontale et parallèle au fil qui est au foyer. Marquez d’un trait le tubede l’oculaire à l’endroit de ce tube qui correspond au zél’O du cercle divise.Une heure après, tournez l’oculaire de manière que le trait correspondea ï5° delà circonférence, et dirigez la lunette à l’étoile. Si la marche del’étoile est encore parallèle au même fil, vous en conclurez que cettemarche fait avec la précédente un angle de i5°, puisque le fil per-pendiculaire a eu un mouvement de i5°. Tournez l’oculaire de i5autres degrés, et une heure après la seconde observation, dirigez denouveau votre lunette à l’étoile, sa marche sera encore parallèle au mêmefil, d’où vous conclurez que la direction de sa courbe s’est encore infléchiede i5°, et ainsi de suite pendant les a4 h ‘
De là vous conclurez que tous les arcs décrits en une heure ont leursnormales inclinées, les unes aux autres, de i5° régulièrement. Ce quialieu dans un cercle décrit d’un mouvement uniforme, et vu du centre,ou au moins d’un point situé dans Y axe du cercle (II, 14 ).
Puisque nous sommes placés sensiblement dans l’axe du cercle quedécrit chaque étoile, et que d’ailleurs tous ces cercles sont parallèlesentre eux (II, 17 ). Il en résulte que cet axe est le même pour toutes.Ainsi le ciel étoilé tourne comme s’il était une calotte sphérique au centrede laquelle nous serions placés.