52 ASTRONOMIE:
n’en négligeons pourtant aucune ; c’est par leur rassemblement, leurscomparaisons, que nous serons menés à des doutes qui occasionnerontde nouvelles recherches, et nous mèneront enfin à une connaissancedu vrai système du monde.
Parmi ces étoiles, on en apperçoit pourtant quelques-unes dont lesrévolutions diurnes ne sont pas de la même durée, qui ne repassentpas toujours au même point de la lunette fixe, et qui finissent par neplus la traverser. Ces étoiles ont pour la plupart un disque sensible etremarquable , et des phases, ce qui fait qu’on ne peut les confondre lesunes avec les autres ; on les appelle planètes ou astres errans.
2g. La manière dont nous avons réglé notre pendule par les passagesdes étoiles aux fils d’une lunette immobile , est la plus simple dont onSe soit encore avisé. Elle n’exige aucun calcul j il suffit que la lunettesoit parfaitement immobile, et pour cet effet on peut l’attacher d’unemanière inébranlable à un mur, à la hauteur et avec l’inclinaisonconvenable pour que le champ de la lunette soit traversé par une étoileassez belle pour être vue pendant le jour.
On peut marquer avec des repères, sur le plancher ou sur le carreau tla place des trois pieds du support de la lunette , et diriger la lunettesur un objet terrestre, comme un point remai'quable d’un clocher, latige d’une girouette , ou l’angle d’un mur, et observer les disparitions desétoiles derrière le mur et le clocher, leurs passages sous la tige dela girouette, ou sous la flèche d’un paratonnerre. De cette manière onn’aura pas besoin de rendre la lunette fixe, on pourra la ramener au mêmepoint après s’en être servi ailleurs, et observer des étoiles en plus grandnombre et à diverses hauteurs. J’ai employé ce moyen avec succès àÉvaux, où, pour m’assurer que ma pendule suivait le tems sidéral, j’ob-servais chaque jour les disparitions et réapparitions des étoiles au clocher,qui était assez aigu pour ne remplir qu’une partie du champ de la lunette..Voyez Base du Système métrique, t. II, p. 421,
3o. Tous les auteurs ont supposé le mouvement diurne circulaire etUniforme, sans se mettre en peine de démontrer cette supposition quiest le premier fondement de l’Astronomie . Cette hypothèse est en effetassez bien prouvée par son accord constant avec les phénomènes. Cepen-dant il m ’ a paru convenable de la démontrer plus expressément, nefut-ce que pour avoir occasion de placer plusieurs notions qu’il était in-dispensable de donner au lecteur pour le préparer à ce qui doit suivre.
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