CHAPITRE IV.
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CHAPITRE IV.
Premières observations du Soleil ; idées de Gnomonique ou de la science
des cadrans.
i. les mouyemens du soleil nous ont paru plus irréguliers que ceuxdes étoiles, cet astre nous offre aussi des facilités particulières dansles ombres que projettent les corps exposés à ses rayons.
2 . Les ombres nous donnent des moyens commodes pour obtenirla hauteur du soleil et son azimut. L’horizon étant un cercle, 1 azimut sedésigne et se mesure par l’arc de l’horizon compris entre le méridienet le vertical dans lequel il se trouve à l’instant pour lequel on calcule.
5. Soit S (fig. i5) le soleil, B A un style élevé perpendiculairement àl’horizon, un obélisque, une colonne, ou tout autre corps droit placédans une position verticale AC.
Les rayons lumineux formant toujours des lignes droites, un rayonqui viendra du soleil, et qui rasera le sommet deBA, ira tomber sur leplan horizontal en C.
Tout autre rayon qui viendra frapper AB en un point D, sera arrêtépar le corps opaque AB, mais prolongé par la pensée, il arriverait enE : le point E ne recevra pas le rayon solaire ; il ne sera pas éclairé di-rectement par le soleil, il sera dans l’ombre; tous les points placés entreA et C seront également privés de la lumière directe, et la ligne AC serala projection polaire de AB, ou, comme on dit, l’ombre de AB.
Dans le triangle rectangle ABC, nous aurons R : tang ABC :: AB: ACAB tang ABC= AB.cot BCA: l’angle SCA sera la hauteur du soleilsur l’horizon ; si donc on désigne le soleil par O , on aura
cot haut O
AC _ ombre
Âïf "style'
Ainsi, connaissant la hauteur du style , il suffira de mesurer la lon-gueur de l’ombre pour avoir la hauteur du soleil.
4- Prolongez par la pensée AB jusqu’au ciel en Z, le point Z est cel * 5