CHAPITRE IV. 45
les ombres, ïion pas d’heure en heure, mais cle io' io*, ce qui suffitpour avoir toute l’année l’heure a quelques secondes près.
4o. Nous venons de voir (n° 38) que le cercle Récrit par le soleil,s’élève au solstice d’ete de 23° 28 au-dessus de 1 équateur, et s’ahaissed’autant au solstice d’hiver au-dessous de l’équateur. Soit (fîg. ppp'pple cercle vertical qui passe par le zénit et les points nord et sud de l’ho-rizon, et qu’on appelle le méridien.
SoitPetP' (fig. 24)les deux pôles du mouvement diurne ,HORl horizonoù sa trace dans le ciel, PR = 48° 52', à Paris . Soit EOQ un cercleperpendiculaire au méridien et à l’axe des pôles POP', ce cercle seral’équateur : HE=4 l0 8', ainsi que nous l’avons trouvé (n°38), PE=90°.Imaginons un autre grand cercle CL perpendiculaire au méridien,ensorte que EC = LQ = 23“ 28', ce cercle sera la route annuelledu soleil; en été le soleil sera en C, 25“ 28' au-dessus de 1 équateur ,en hiver il sera en L, 2 3° 28' au-dessous ; aux équinoxes , le soleil seraen O dans l’équateur, ce qui satisfera à toutes les observations prece-dentes. Ce cercle s’appelle aujourd’hui écliptique, et nous verrons pour-quoi par la suite; les Grecs le nommaient Ko^oç, ou Yoblique : l'angleque fait ce cercle avec l’équateur, se nomme Y obliquité de l’écliptique.
41. Par la révolution diurne le point C, au bout de i2 h -, se trouveen c, et le soleil paraîtra avoir décrit le demi-petit cercle Ce ; en hiverle soleil paraîtra décrire L l.
Ces deux cercles s’appellent les tropiques , Tf07tr , tour ou retour,parce que le soleil, qui pendant trois mois s’était continuellement éloignéde l’équateur, parait retourner sur ses pas pour s’en l’approcher. Quandle soleil est en un point quelconque a de son cercle oblique, il paraîtdécrire le petit cercle tad. Dans la réalité, il ne décrit jamais un petitcercle, puisqu’il n’est pas un seul instant à la même distance de l’équa-
teur, mais en un jour la différence est peu sensible , si ce n’est vers1 equmoxe.
Ces notions nous suffisent pour le moment, jusqu’à ce que nousappliquions à tous les problèmes du mouvement diurne, l es règles ri-goureuses de la Trigonométrie sphérique. &
42. Dans la mesure des hauteurs par les ombres, nous avons, à1 exemple des Anciens, regardé jusqu’ici le soleil comme un point ma-thématique ; mais il n’en est pas tout-à-fait ainsi : le soleil a un disquesensi e; ainsi toutes nos observations et nos conséquences ne sont que