chapitre V.
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CHAPITRE Y.
Suite des Observations du soleil, Méthodes et Instmmens des Anciens.
i. I jv. s Anciens qui n’avaient ni nos horloges, ni nos lunettes, se bor-nèrent long-tems à observer les levers et les couchers des étoiles et dusoleil. Ils avaient reconnu que les étoiles étaient fixes et que le soleilchangeait continuellement de position; en remarquant, dans les différenstems de l’année, quelles étoiles commençaient a etre visibles le matin,ou cessaient de l’être le soir, ils avaient compose de ces observations uneespèce de calendrier qui marquait les saisons et le tems des divers travaux.
2. Le plus ancien instrument qu’ils eussent imaginé, est celui dontnous avons déjà parlé, et qu’ils appelèrent gnomon ; ils s’en servirentpour trouver la hauteur du soleil par la longueur de l’ombre.
Les géomètres grecs appellent gnomon ou règle l’espèce d’équerre quireste lorsque dans un parallélogramme quelconque ABCD (fig. 52) on aretranché un autre parallélogramme équiangle au premier, en menantles deux droites EF, GH parallèles à BG et CD, le gnomon est doncl'équerre BCDGIE. Supposons que l’angle en I soit de 90°.
En plaçant ce gnomon dans le plan vertical du soleil S, la brancheverticale CE projetant sur la branche horizontale CG une ombre IR,
le rapport ^ nous donnerait la tangente de la hauteur du soleil; mais les
Grecs qui n’avaient pas songé aux tangentes, ne voyaient dans ces deuxlignes que les cordes des angles en K. et en E formés à la circonférencedont ER était le diamètre.
3 . Pour rendre le gnomon vertical, ils y suspendaient un fil à plombyjb,comme on le pratique encore aujourd’hui dans les équerres de nos étuisde mathématiques.
Us auraient pu diviser graphiquement la branche horizontale, de manièrea trouver la hauteur par l’ombre sans aucun calcul, il suffisait pour cela,e prendre le sommet du gnomon pour centre et de décrire d’un rayon