56 ASTRONOMIE.
arbitraire le quart de cercle abdc (fig. 33) qu'on aurait divisé en degréspar des lignes Ca , Cb' } etc. prolongées jusqu’à la branche horizontale.
4. Ils auraient de cette manière obtenu plus de précision que par unautre instrument qu’ils appelaient scaphé (<rxa<pn) , barque ou esquif.
Imaginez que ABD (fig. 34) est la coupe verticale d’un hémisphèrecreux; que C soit le centre et CB un rayon qui partage la demi-circon-férence ABD en deux arcs égaux. Imaginez de plus que l’arc AB soitdivisé en 90% faites tourner ABD autour du rayon CB, cet arc engen-drera l’hémisphère concave dont tous les cercles seront divisés en degrés.
Ajoutez-y une base abcd telle que le plan bc soit perpendiculaire aurayon CB; cet instrument posé sur un plan horizontal dans un lieu décou-vert, donnait toute la journée la hauteur du soleil par l’arc AO.
Mais, comme le gnomon, il ne donnait que la hauteur de l’un des bordsdu soleil, et par conséquent toutes les hauteurs étaient en erreur de 16'environ; et de-là sans doute la différence de i5' qu’on trouve aujourd’huientre la latitude d’Alexandrie et celle que Ptolémée donne dans sonAlmageste et dans sa Géographie.
On aurait pu éviter cette erreur, en faisant de AD une règle d’unecertaine largeur percée au point C d’un trou rond qui aurait donné en Oune petite image du soleil, dont le centre eût marqué la hauteur AO etla distance au zénit BO du centre du soleil,
5. Si nous en croyons Cléomède, Eratosthène aurait déterminé la hau-teur du soleil aux deux solstices à Alexandrie , et par conséquent la hau-teur de l’équateur, avec ce petit instrument, mais Ptolémée ne parlejamais de l’esquif, et l’on croirait plutôt d’après ses paroles, qu’Eratosthène a dû se servir du gnomon.
Quoi qu’il en soit, l’erreur du demi-diamètre sera toujours la même;et si Eratosthène a en effet employé le scaphé, cet instrument de dimen-sions médiocres ne lui donnait peut-être les hauteurs qu’à \ de degré près,surtout à cause de la pénombre; il aura cru en conséquence pouvoirnégliger le demi-diamètre du. soleil.
6. Da ns l’usage Ordinaire nous appelons gnomon un obélisque ou corpsdroit qui projette une ombre, ou même une ouverture circulaire auhaut d’un mur, l a q ue u e transmet l’image du soleil, ou enfin une plaquepercée, telle qu’on en voit sur presque tous nos cadrans.
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