CHAPITRE V. Gj
par ces points faites passer un diamètre, il sera perpendiculaire au plande l’écliptique, il sera l’axe de l’e'cliptique, ses deux extrémités serontles pôles de l’écliptique, comme Pet p sont ceux de l’équateur. Par lesdeux points des colures où sont ces deux pôles, faites passer deux petitesverges de fer, elles feront partie de l’axe de l’écliptique, par ces deuxpointes faites passer un cercle qui sera perpendiculaire à l’écliptique.Rendez ce cercle mobile autour des deux verges ou de l’axe, et l’instru-ment sera construit. Telles étaient les armilles d’Alexandrie . En voiciles usages et la manière dont Hipparque et Ptolemee s en servaient pourleurs observations.
4o. Au jour de l’équinoxe, le soleil étant dans le plan de l’équateur, etl'armille équatoriale présentant au soleil sa convexité, l’ombre de la par-tie supérieure du cercle tombait nécessairement sur la partie concaveinférieure; avant l’instant de l’équinoxe, le soleil étant au-dessous de l’é-quateur, l’ombre passait au-dessus de la partie concave, aussitôt après l’é-quinoxe, la déclinaison du soleil étant devenue boréale, l’ombre passaitsous le plan. En suivant la marche de l’ombre, on pouvait saisir assezexactement le passage du soleil par l’équateur ; mais le soleil ne quittejamais l’écliptique, il est donc à la fois dans les deux cercles, la partieconvexe de l’écliptique doit donc aussi jeter une ombre sur la partie con-cave ; mais il fallait pour cela tourner convenablement la machine, en-sorte que le diamètre équinoxial fût dirigé vers le soleil. Le colure deséquinoxes devait aussi présenter le même phénomène, et l’observateuravait, pour déterminer le passage du soleil par l’équateur, trois cerclesdont la partie concave était toute entière dans l’ombre; mais Ptolémécne parle que du cercle équatorial.
Pour que cette observation fût juste, on sent qu’il fallait que l’axe au-tour duquel la machine tournait fût bien exactement dirigé au pôle ; maisles astronomes d Alexandrie se trompaient de i5’ sur la hauteur du pôle:le point de 1 équateur qui était au méridien, était trop élevé de i5'. IIfaut environ i5 h ' au soleil pour s’élever de i5' en déclinaison: ainsi quandl’équinoxe avait été observé au méridien, il avait dû avoir lieu i5 b - plu-tôt. L’erreur était moindre si le soleil était moins élevé* Une autre causedont nous parlerons dans la suite, pouvait encore altérer l’observation,et Ptolémée rapporte que le soleil dans un même jour avait passé deux foisP a r 1 équateur ; ce qu’il attribuait au défaut des armilles qui avaient p»se * au sser par un long usage.