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Tome premier.
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68
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68 ASTRONOMIE.

4 j . A l'instant du solstice, on tournait la machine, ensorte que le pointsolsticial regardât le soleil, alors la partie boréale de l’écliptique couvraitde son ombre la partie australe, ou réciproquement si l’on observait enhiver ; mais le mouvement du soleil en déclinaison étant insensible enun jour, l’observation du solstice avait bien moins de précision quecelle de l’équinoxe. Il est vrai que l’on pouvait s’aider du colure des sol-dées dont la pai’tie convexe couvrait de son ombre la partie concave ;mais Ptolémée ne faisant aucune mention de cette épreuve, il parait queles Grecs, ou ne l’ont pas tentée, ou qu’ils n’y ont pas trouvé une pré-cision suffisante.

42. On aurait pu faire chaque jour de l’année des opérations analogues,chercher quel point de l’écliptique il fallait présenter au soleil pour quela partie concave fût toute entière dans l’ombre de la partie convexe j onaurait ainsi connu le lieu que le soleil occupait à chaque instant dansl’écliptique ; mais cette manière eût été trop incertaine : on s’y prenaitd’une manière un peu différente. On avait deux pinnules mobiles quel’on plaçait à i8o° l’une de l’autre sur l’écliptique ; on les tournait vers lesoleil, et si l’ombre de la pinnule antérieure couvrait exactement l’autrepinnule, on en concluait que les pinnules étaient bien placées, le milieude la pinnule antérieure marquait le lieu du soleil. On faisait tourner lamachine à mesure que le soleil s’avançait dans son parallèle diurne, jus-qu’à ce qu’on aperçût la lune. Au moyen du cercle mobile autour despôles de l’écliptique, armé de pinnules semblables, mais percees, et qu’ondirigeait à la lune, on trouvait à quel lieu de l’écliptique répondait lalune. On faisait ensuite suivre aux armilles le mouvement diurne de lalune, jusqu’à ce qu’on aperçût une belle étoile, on déterminait le lieu del’étoile par celui de la lune. Le lieu d’une étoile ainsi connu, on s’enservait pour déterminer le lieu des autres étoiles. Au moyen du cerclemobile, on mesurait l’arc perpendiculaire compris entre chaque étoile del’écliptique, c’est ce qu’on appelle latitude. On appelle longitude l’arcde l’écliptique compté depuis le point équinoxial du printems jusqu’aucercle de latitude qui passait par l’étoile. Tous les cercles de latitude sontperpendiculaires à l’écliptique et passent tous par les pôles del eclrptique.Le eercle mobile dont nous avons expliqué Tusage était donc un cerclede latitude, il était divisé en 90° degrés depuis l’écliptique où était le zéro,jusqu’au pôle où était le go ,irae degré.

C’est ainsi que les Grecs déterminaient la longitude et la latitude du