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Tome premier.
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3aa ASTRONOMIE.

qu’on ne Croit communément ; et moins d’accord que par les observationsde Méchain , parce que La Caille, malgré son adresse extrême, ne pou-vait arriver à la même précision qu’un astronome également soigneuxqui était muni d’un instrument beaucoup meilleur.

La méthode de La Caille aurait en elle-même tous les avantages et tousles inconvéniens de la méthode des étoiles circompolaires, et c’est unhasard singulier, mais remarquable, que les deux s’accordent à donnerdes réfractions plus fortes que les méthodes où l’on emploie aussi le soleil.

On a cru que la table de La Caille renfermait tout à la fois les réfrac-tions et les erreurs de son instrument. Pour appuyer cette idée, on peutdire qu’avec ces réfractions il a trouvé les déclinaisons des étoiles etl’obliquité de l’écliptique sensiblement les mêmes que Bradley et Mayeront trouvées avec des réfractions très-diffèrentes. J’ai voulu appliquerles réfractions de Bradley aux observations de La Caille, et les déclinai-sons ne s’accordaient plus avec celles d’aucun catalogue.

Cette idée, qui est de M. Maskelyne, a donc beaucoup de vraisem-blance ; cependant il me reste quelque doute. La Caille avait employédeux secteurs différens et tous deux de six pieds de rayon, et le grandquavt de cercle de l'Observatoire. Est-il bien probable que ces instrumenseussent tous les trois les mêmes erreurs ? Pour expliquer la différencede ses réfractions à celles de Bradley et de Mayer qui avaient des quartsde cercle de Bird, on a dit que l’arc du secteur de La Caille pouvait êtretrop faibh de 9 *; si les deux instrumens étaient du même artiste et di-visés de la même manière, ils pouvaient avoir même erreur à peu près.Il n’est pas même impossible que le même défaut se trouvât dans lequart de cercle de l’Observatoire qui, je crois, était aussi de Langlois.

J’ai essayé de corriger les observations de La Caille d’après cette sup-position , et je n’y ai pas trop bien réussi; mais les essais de ce genre quej’ai eu le loisir de tenter n’ont pas été assez nombreux pour être bienconcluans.

56. Si les tables sont bonnes, elles doivent donner la déclinaison soi 5 *titiale du soleil en hiver égale à la déclinaison d’été, au signe près.MM. Maskelyne et IMéchain avec les taffles de Bradley, M. Piazzi avecsa propre table, y trouvèrent une différence de 8*. Avec les tables deBradley, je n’ai trouvé que 3 ou 4 % et en faisant un petit changementaux quantités R et n, je parvenais facilement à tout accorder; mais laformule corrigée ne satisfaisait plus aussi bien à mes observation 5 de