332 ASTRONOMIE.
68. La réfraction ne change pas l’azimut de l’astre qu'elle ne fait queporter de À en B dans le vertical ZA (fig. 122); mais l’angle horaire ZPAdevient ZPB, et diminue par conséquent de APB; la distance polaire PAdevient PB. On est obligé quelquefois de calculer ces variations.
Si l’on connaît ZPA, PA et PZ, on pourra calculer ZA et A; avecZA, distance vraie au zénit, on calculera la réfraction AB. En abaissantla perpendiculaire BE sur PA, on aurait
tang AE = tang AB cos A ; tang APB =
tang A sin AEshfPË J
et
6g. Ces calculs sont faciles, mais longs. Au lieu de chercher AE par laformule tang AE = tang AB cos A, on peut faire AE = r cos A.
APB
AE tang A
r cos A tang A
sin (A — r cos A) sin (A —rcosA)'
Le triangle rectangle PEB nous donnera (X. 2x6)
tang 5 i APB sin 2PE tang 4 \ APB sin 4 PE .
PB—PE =
et
PB = PE + tang 3 \ APB ~ aPE
sin 1
A' — A — r cos A ■+■ tang 3 \ APB
sin 2PE
Ce dernier terme est même tout-à-fait insensible.
Enfin on a
sin A' : sin A :: sin PAZ : sin PBZ.
etc.
70. On a vu (VII. 18) que pour observer les astres hors du méridien , onplaçait le réticule d’une lunette de manière que l’une de ses diagonalesfût exactement dirigée dans le sens du mouvement diurne. Alors l’autr ediagonale représente un cercle horaire qui, prolongé, passera par I epôle du monde. Cette diagonale prendrait le nom de fil horaire et l’autrecelui de fil équatorial, parce qu’il serait parallèle a 1 équateur.
Tout cela serait vrai si la réfraction était nulle, ou si elle demeuraittoujours la même pendant que l’astre traverse la lunette ; mais la distanceau zénit change à chaque instant; la réfraction varie donc continuelle'ment et change la direction du mouvement.