CHAPITRE XV. 4o5
94* C’est par ce moyen que Cassini et La Caille déterminèrent laparallaxe de la planète Mars ; d’où ils pouvaient conclure celle de toutes
les autres planètes. En effet, on a sin ;= p étant la distance de l’ob-servateur, et a. celle de la planète au centre des mouvemens; pour uneautre planete sxn
fit
Donc
• . , p p , . / a, sin f 3r .
sm <ar : sm <ar : L “ a' : « ou sin <ar = —-,— ;
a. a. ' a
on connaîtra donc <tïï' si l’on connaît m et le rapport^; il n’est pas memenécessaire de connaître les distances absolues.
C est ainsi qu’on a trouvé que la parallaxe du soleil n’était pas de io*.
g5. Plus la planète est éloignée du méridien , plus grande est la paral-laxe horaire; elle est au maximum, quand (P-+- 17) = 90 °. Il y auraitdonc de l’avantage à observer la différence des passages au cercle de6 heures. Mais la planète pourrait être trop voisine de l’horizon, et c’estce qu’il faut éviter, parce que l’inconstance des réfractions pourrait alté-rer les résultats ; mais voici une autre raison pour éviter le voisinagede l’horizon.
96 . Nous avons prouvé que les réfractions qui diminuent rapidementa mesure que les astres s elevent , changent la route apparente desastres.
La parallaxe diminue aussi à mesure que l’astre s’élève, mais cesdiminutions sont très-lentes vers l’horizon. Ainsi l’inconvénient estmoindre , la parallaxe n’altère pas la route apparente autant que leferait la réfraction; mais si le changement est moindre, il est vrai cepen-dant qu’il faut être en état de le calculer , soit pour le corriger , soitP°ur se convaincre qu’il est possible de le négliger.
97- Soit P le pôle (fig. i38) abj) le parallèle vrai, Z le zénit,ZaetZôles différences vraies au zénit ^ quand la planète entre dans la lunette€t 9 ua nd elle en sort, après avoir suivi le fil équatorial du réticule> «A et Z>B les parallaxes , èB i> «A, puisque Zê > Z«. Prenez5 sera auss i un parallèle vrai ; prolongez-le indéfiniment■veis et C ; «A = s=DC est la parallaxe de déclinaison pour a ; DB