CHAPITRE XVI. 459
my thologie et le nombre d’étoiles que 1 on mettait alors dans chacune des42 constellations qu’il a décrites. Le nombre total est de 65g. Eratosthène donne en outre les noms des cinq planètes, et finit par l a Vo i e l act é equ’il met au nombre des cercles de la sphère.
Albategnius, 785 ans après Ptolémée , vérifia la position de quelq uesétoiles, et les trouva plus avancées de ii° 5o'. Il en conclut qu’ellesavançaient d’un degré en 66 ans.
J O 4 r
Ulugh Beig, prince tartare, assassiné en i 449> nous a l aisse un cata "~logue pour l’an 1437 ; on y trouve à fort peu près toutes les étoiles dePtolémée , rapportées de même à l’écliptique. Flamstéed, dans son His-toire céleste , a joint ce catalogue à celui de l’astronome grec.
Il a de même réimprimé les catalogues du prince de Hesse pour i5g4jet celui de Tycho pour 1601, et enfin celui d’Hévelius .
Celui du prince ne paraît pas jouir d’autant d’estime que celui de Tycho ;il avait été formé avec des instrumens à peu près semblables, mais peut"être un peu moins exacts.
io5. Il ne sera pas inutile de donner ici une idée des moyens qu’onemployait alors.
Tycho choisit huit belles étoiles, «T , aV, Pollux, Regulus, l’Epi, laMain du Serpentaire, l’Aigle, et Markab de Pégase . Toutes ces étoilessont peu éloignées de l’équateur et de l’écliptique. Il en observa les dis-tances mutuelles et les déclinaisons, il en conclut les angles au pôle de1 équateur, ou les différences en ascension droite par le théorème fon-damental de la Trigonométrie, calculé à la manière des astronomes.Toutes ces distances devaient faire un cercle entier ou 36o°, il ne trouvaque 4* d’erreur sur leur somme ; accord presque inconcevable, et dûprobablement au hasard; car je me suis convaincu que Tycho ne pouvaitrépondre de deux ou trois minutes dans aucune de ses observations, etd’ailleurs ces observations de distances et de déclinaisons ont nécessaire-ment été faites à différens intervalles , pendant lesquels les ascensionsdroites avaient dû varier par la précession ; les réfractions peu connuesencore , avaient dû altérer toutes les observations. Hévelius se plaintque Tycho ne nous ait laissé sur toutes ces opérations aucun des détailsnécessaires pour qu’on puisse juger de leur exactitude.
Les distances des étoiles se mesuraient avec des sectans et des octansdarT* 1 tr ° Uve C ^ C1 ^ S e * ; figurés dans XAstronomie mécanique de Tycho, etla Machine celeste d’Hévelius. Ces instrumens étaient garnis de