4 GG ASTRONOMIE.
h 7. Puisque nous avons rappelé ces méthodes anciennes et main-tenant abandonnées , disons aussi quelques mots sur une méthode plusimparfaite encore, et qu’il faut connaître quand on veut calculer lescomètes observées par Tycho- et les astronomes de son lems ; c’est laméthode des alignemens. Voici en quoi elle consiste : tendez un filà quelques pouces de distance de l’œil; faites que ce fil coupe en deuxla comète ou rétoile dont vous cherchez la position. Si le fil passe enmême tems par deux étoiles connues, vous êtes sûr que la comète estsur l’arc de grand cercle qui joint les deux étoiles : mais cela ne suffitpas encore ; il faudrait trouver deux autres e'toiles que le fil pût couvrirsans cesser de couper la comète par le centre ; alors la comète seraitdans l’intersection de deux arcs de grand cercle qui joignent les étoilesdeux à deux.
Pour calculer ces observations, voici la méthode qui se présente toutd’abord. Supposons que par le premier alignement la comète se soittrouvée en C (fig. iôo) sur l’arc de grand cercle AB, et que par lesecond elle ait été trouvée sur l’arc DE ; A, B, D, E sont des étoilesconnues ; P est le pôle soit de l’équateur, soit de l’écliptique , selonque l’on connaît les ascensions droites et les déclinaisons, ou bien leslongitudes et les. latitudes de s quatre éto iles.
Dans le triangle DPÀ , calculez les angles PDA, PAD par les ana-logies de Ne'per ; déterminez aussi le côté AD.
Dans le triangle BPA, calculez l’angle PAB seulement.
Dans le triangle PDE, calculez l’angle en D ; alors dans le triangleDAC , vous aurez AD, DAC=PAC—PAD. ADC = 56o°—PDA—PDC.Vous calculerez CD; vous aurez enfin PD, CD et PDC, doit vousconclurez PC et DPC.
PC sera la distance polaire de la comète, et DPC l’angle au pôleentre l’étoile connue D et l’astre observé C. Au lieu des triangles APD jDCA et PDC, on peut calculer les triangles APE, ACE et CPE.
On peut faire deux combinaisons semblables autour de B.
Cette solution n’emploie que des analogies bien connues , mais ett cest longue, et l’on a besoin de se guider par une figure. Vous p° uVez" v °ir un exemple de cette méthode dans la Cométographie de Pmgre,tom. u s pa g 22 3 £]] e exige en tout cinq triangles et 43 logarithmes,en se bornant aux calculs strictement nécessaires ; mais il n’est pasinutile de faire l’opération de plusieurs manières.