CHAPITRE XVII. 4gi
par la pensée , percerait la voûte céleste. Si la terre était dans une im-mobilité parfaite, ces pôles seraient toujours les mêmes, ma J s imagi-nons que l’axe de la terre ait un mouvement conique fort lent autour despôles de 1 écliptique ; qu’il se dirige successivement vers tous les pointsdu petit cercle qu’on peut concevoir à 23 °. 28 ' du pôle de l’écliptiq uetoutes les étoiles seront immobiles, elles conserveront la place qu’ellesoccupent dans l’espace j nous satisferons à moins de frais a toutes lesapparences, et cette hypothèse aura du moins sur l’autre l’avantage dela simplicité. Nous avons dit (3i) que l’on ne pouvait assigner aucunecause physique au mouvement de toutes les fixes et des pôles de l’equateurautour des pôles de l’écliptique, Newton a trouvé la cause du mouvementconique que nous pouvons attribuer à l’axe de rotation de la terre. Lesgeometres modernes ont soumis ce phénomène au calcul. Tout est lié dans1 hypothèse moderne, tout est isolé et inexplicable dans l’hypothèse an-cienne; mais n’admettons encore que ce que nous sommes parvenus ànous démontrer. Servons-nous des formules que nous avons trouvéespour la précession, puisqu’elles sont les résultats de phénomènes qu’ellesreprésentent de la manière la plus parfaite, et ne prononçons rien encoresur le véritable système du monde.
35. Les anciens qui n’avaient pour déterminer les lieux des étoiles,dautre moyen que de les comparer au soleil, en prenant la lune pourobjet intermédiaire, avaient trouvé plus commode de rapporter tout àl’écliptique. Leurs armilles et leurs astrolabes leur donnaient immédia-tement les longitudes et les latitudes ; ils virent que les latitudes étaientconstantes, que la précession en longitude était facile à calculer, au lieuque, faute de formules différentielles, ils eussent été contraints de re-courir sans cesse au calcul trigonométrique, qui, par leurs méthodes,était si prolixe et si fastidieux. Il n’est donc pas étonnant que leurs ca-talogues soient rapportés uniquement à l’écliptique.
Cette disposition est la plus simple et en général la plus commodePour les calculs ; mais, pour les observations modernes, il faut queles catalogues soient disposés selon les ascensions droites et les décli-naisons. Nous n’observons que des passages au méridien et des distancesPôle de l’équateur ; c’est sur les données qu’elles nous fournissentimmédiatement que j’ai voulu établir tout le système des connaissancesîononuqttes . et p 0ur y procéder par ordre, j’ai dù suivre dans ceP re une loute absolument nouvelle, et tirer des mouvemens obser-