CHAPITRE XXX. i 5 ?
inais je préfère à tout, les tables generales où bon prend à vue les quan-tités dont on a besoin, sans former aucun des argumens de M. de Zacb,ni recourir aux logarithmes de M. Gauss. Si l’on consent à se servirdes logarithmes, on fera tout aussi Lien et aussi promptement par lesformules ci-dessus (21).
23 . La nutation qui dérange le pôle et l’équateur, affecte les planètescomme les étoiles. Quand on a déterminé par observation , le lieu d’uneplanète , ce ne peut jamais être que le lieu apparent; ou en a pris ladifférence de passage ou de hauteur par rapport à une étoile dont on avaitcalculé le lieu affecté de l’aberration et de la nutation ; le lieu de laplanète est affecté de même de l’aberration et de la nutation qui luiconvient, c’est le lieu apparent. Si l’on a mesuré directement la distanceau zénit, ce ne peut être encore que la distance apparente: pour euconclure la longitude et la latitude vraie, il y a deux moyens.
Le premier serait de calculer l’aberration et la nutation de la planèteen ascension droite et en déclinaison, d’en dépouiller le lieu observéqui deviendrait alors le lieu vrai en ascension droite et en déclinaison,et l’on chercherait ensuite la longitude et la latitude vraies, par l’obli-quité vraie de l’écliptique ; mais ce moyen ne serait pas le plus court.
Gardez l’ascension droite et la déclinaison telle que l’observation ladonne, c’est-à-dire le lieu rapporté à l’équateur déplacé par le mou-vement du pôle ; calculez la latitude en employant l’angle apparent dal’écliptique avec l’équateur et l’équinoxe affecté de la nutation, vousaurez la longitude et la latitude rapportées à l’écliptique qui est immobile,seulement la longitude sera comptée de l’équinoxe apparent; ajoutez-y17",94G sin £2 • La longitude et la latitude seront par là dépouillées deseffets de la nutation, mais non de' l’aberration ; corrigez cette longitudeet cette latitude de l’aberration de la planète calculée par nos formulesprises avec un signe contraire, puisqu’il s’agit de réduire un lieu apparentau lieu vrai, ou bien conservez les signes de l’aberration, et appliquez-Iaau lieu de la planète calculé sur les tables ; vous comparerez le lieu vraitiré de l’observation, et le môme lieu tiré du calcul, ou le lieuapparent observé avec le lieu apparent calculé, et la différence, qui serala même dans les deux procédés, sera toujours l’erreur des tables.
24. M. Gauss a proposé de passer directement du lieu héliocentriqne anlieu géocenlrique rapporté à l’équateur. Le lieu héliocentrique est un