1/S ASTRONOMIE.
gnomon, en aura conclu la double obliquité' qu’il aura exprimée parune fraction réduite à ses moindres termes. Il est pourtant assez bizarrequ’Eratosthène ait employé ce moyen, au lieu de nous donner sim-plement l’arc en degrés, minutes et secondes, comme il l’eût fait sansdoute, s’il eut observé les deux déclinaisons solsticiales aux armilles,ou avec un cercle quelconque. 11 est fâcheux surtout que Ptoléméc nenous ait transmis aucun détail sur cette observation fondamentale. Ilnous a décrit le quart de cercle avec lequel il a observé lui-même ,mais il a omis de nous en donner le rayon, ce qui nous empêche d’es-timer le degré de précision qu’il a pu obtenir. Nous savons seule-ment que son quart de cercle ne pouvait lui donner les minutes, qu’ildevait donner au plus les sixièmes de degré , puisqu’il a toujours trouvésa distance entre 4 et 4 j de ces sixièmes par-delà 47°. La différencedes réfractions et des parallaxes de l’hiver à l’été a dû diminuer sonobliquité de 4o " environ ; ainsi, en supposant ses observations exactes,son obliquité serait de 25° 52 ' : or en 1800 elle n’était pas lout-à-fait de2.5 0 28'. Nous aurions donc 24' de diminution en moins do 17 siècles,ce qui ferait 84^,G environ par siècle , quantité beaucoup trop forte ;car, suivant nos tables, l’obliquité au lems de Ptclémée , ne devait êtreguères que de 2 5° 4 2 - Ptolémée s’y serait donc trompé de 10', ce qui11’est que trop possible.
Ptolémée put cependant prendre quelque confiance en son observation,en la voyant si bien d’accord avec celles d’Eratosthène ; mais cette raisonmême prouve la grossièreté de ces anciennes observations, car, entreEratosthène et Ptolémée , il s’était écoulé plus de 5oo ans, l’obliquitéavait diminué d’environ 5 '. Supposons donc ses observations commenon-avenues, et donnons son obliquité à Eratosthène , la diminutionde 24’ sera celle de 20 siècles au moins, beaucoup trop forte encore.L’obliquité d’Eratosthène était donc trop grande de 7' environ.
3. Vers le lems d’Hipparque , c’esl-à-dirc vers l’an 106 avant notreère, les Chinois, au rapport du P. Gaubil, donnaient connue un prin-cipe connu, que la plus grande déclinaison du soleil était de 24° chinois,c’est-à-dire 23° 5 g' 18" y" 1 i2 ,v . Le même auteur (tome H, p. 114) ajouteque cette connaissance ne saurait venir que d’une suite d’observationsplus anciennes et meme d’assez bonnes observations. Cependant il ditencore qu’avant Cocheou-King,' c’est-à-dire l’an 1278, les Chinois n’a-vaient aucune idée de la Trigonométrie sphérique; on croyait géné-