iSo ASTRONOMIE.
tance, la pe'nombre devrait être de 3 pouces 4 lignes ; à peine trou-verez-vous quelques lignes d’incertitude sur la limite de l’ombre pure :la pe'nombre qui l’avoisine à peu de distance parait d’une lumière presque (aussi vive que les parties qui sont certainement hors de la pe'nombre.L’incertitude est moindre encore au solstice d’été, quand la pénombrecalculée n est guères que de 6 lignes : ce n’est donc pas l'incertitudeinévitable de 1 observation qui peut nous inspirer quelque défiance surl’obliquité de Tchéou-Rong. Supposons en effet que dans ces deuxombres données en pieds ou dixièmes tout au plus, on se soit trompéd'un centième de pied; l’erreur delà distance zénitale d’hiver sera de l'12"environ; en été, l’erreur sera de 3 ou . L’erreur sur la double obli-quité ne sera pas de 6', elle sera tout au plus de 3 sur l’obliquitésimple.
5. Mais dans la Connaissance des Tems de 1809, on trouve une autreobservation qui peut éveiller nos soupçons; le gnomon était encore de8 pieds, l’ombre d’hiver était de i 3 p',i 4 ? celle d’été de 1P 1 ,54. Ces obser-vations calculées exactement donnent, pour l’an 5o avant notre ère,l’obliquité 25° 52', et pour la hauteur jlu pôle 34® 3o' 8"; le lieu parait de17' plus austral que l’observatoire de Tchéou-Rong. Les ombres étaientpresque identiques; elles paraissent même mesurées avec plus de soin,car elles sont exprimées en centièmes de pied ; la diminution est de 24'en 18 siècles et demi, ou de 48' en 37 siècles, ce qui fait plus de o",77par an : l’erreur de l’observation était donc d’environ 9Mais quelleraison pouvons-nous alléguer pour accorder plus de confiance à l’obser-vation de l’an 1100 qua celle de l’an 5o, si ce n’est qu’elle s’accordemieux avec nos hypothèses? La dernière paraîtrait offrir plus de pré-cision , dans la première, l’ombre d’hiver est donnée comme moinscertaine. Ce qu’on peut dire de mieux, c'est qu'elle est en quelque ma-nière appuyée par l’observation d’Eratosthène : de la réunion des deux,il résulte au moins que dans ces fems reculés, l’obliquité surpassait2.3° 5 o', et que depuis elle a considérablement diminué. Quant à laquantité de cette diminution, nous la prendrons dans les observationsmodernes combinées avec la théorie qui, comme nos observations , abien aussi ses incertitudes; mais ces incertitudes sont du moins ren-fermées dans des limites assez resserrées qui deviendront de jour enjour plus étroites.
6. Si la mesure de l’ombre d’un gnomon de huit pieds n’c'tait pas