igo ASTRONOMIE.
Maslselyne, dans les dernières éditions de son Catalogue, trouvaitdes mouvemens propres à presque toutes les étoiles dont il le compose.
J’ai reconnu des mouvemens de ce genre à t des Gémeaux, à fi dela Vierge, à 0 de la Grande-Ourse . Lalande avait donné dans la Con-naissance des Terns de 1808, un nombreux catalogue de ces variations;et tout nouvellement M. Piazzi, dans le premier volume des Mémoiresde 1 Institut de Bologne , a traité le même sujet, et il cite un grandtravail de M. Triesnecker.
24. Malgré tant de comparaisons et de calculs, ces mouvemens propressont encore très-incertains pour la plupart ; ils renferment nécessaire-ment des erreurs de plus d’un genre, telles que celles des observations,des réductions et des diverses suppositions qu’on a pu faire pour laprécession moyenne. Ces incertitudes prouvent la nécessité de vérifiersans cesse les positions des étoiles, et surtout celles qui servent defondement à tous les calculs astronomiques. C'est quand on aura unelongue suite d’observations bien précises, qu’il sera permis de prononcersur un point aussi délicat : heureusement l’ignorance où nous sommesencore à cet égard n’a aucun inconvénient pour les tems passés, quine nous offrent aucune observation dont les erreurs 11e soient fort au-dessus de ces petites quantités. Quant aux siècles h venir, l’inconvénientest encore moindre ; nous n’avons aucune occasion, aucun intérêt decalculer avec tant de précision des phénomènes encore éloignés. Quandiis arriveront, on aura les connaissances requises pour en tirer toutesles conséquences utiles.
25 . Ces variations sont-elles véritablement des mouvemens propres àchaque étoile en particulier, ou bien tiendraient-elles à une cause gé-nérale. MM. llerschel et Prévôt les ont attribuées en partie au dépla-cement du soleil qui s’avancerait avec tout son cortège de planètes versune certaine région du ciel, ou plutôt qui tournant autour d'un centreinconnu de gravité, paraîtrait pendant un assez long-lems s’avancer versle point du ciel déterminé par la tangente à son orbite. Les deuxauteurs cités ont désigné l'étoile d'Hercule , comme celle vers laquellenotre système solaire paraîtrait se diriger : mais si les mouvemens d’uncertain nombre d’étoiles semblent appuyer cette idée, il en est d’autresqui nous forcent à la rejeter.
26. îl est très-difficile, pour ne pas dire impossible, de démêler dans