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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXIII. 399

simple et facile à concevoir, l’exécution seulement est un peu longue :nous ne pouvons ici entrer dans tous ces détails pour lesquels nous ren-verrons à l’ouvrage même, où l’on trouvera de plus les formules né-cessaires pour le cas où les trois observations ne seraient pas égalementespacées, comme elles l’étaient dans l’exemple que nous avons calculé.

266. Il serait fort inutile de s’appesantir sur les moyens de correc-tion, puisque la.méthode exposée ci-dessus peut les remplacer toutesavec avantage. En effet, quand vous avez par un moyen quelconqueobtenu des élémens approximatifs , vous les employez à calculer leslongitudes héliocentriques et les rayons vecteurs ; c est ce qui est ega-lement de toutes les méthodes. Dans la mienne, au lieu de continuerc e calcul pour obtenir le lieu géocentrique et le comparer à l’obser-vation , vous vous servez au contraire du lieu géocentrique observépour calculer la longitude héliocentrique et le rayon vecteur. Vous faitesce calcul dans trois suppositions de a?, et vous formez alors pour chaqueobservation un tableau de trois lignes; ensorte que le rayon vecteur,calculé sur les élémens approximatifs, se trouve compris dans les li-mites du tableau. Alors vous formez autant d’équations de conditionque vous avez d’observations ; trois suffisent, mais vous pouvez encalculer 3o ou 3oo ; il suffit d’en avoir de /J. en 4 jours ou de 5 en 5pour tout le tems de l’apparition. Vous corrigez ainsi votre parabole;apres quoi, vous cherchez par des moyens pareils à corriger le nœudet l’inclinaison. Cette méthode me parait plus directe et même plusanalytique qu’aucune de celles qu’on a proposées jusqu’à ce jour.

De la nature des Cometes , de leur atmosphère et de leur queue.

267. Il est démontré par les divers retours de la comète de 1759, queson orbite est elliptique : îûen ne de'montre jusqu’ici qu’aucune orbite soitparabolique; car aux paraboles calculées, il serait aisé de substituerune infinité d ellipses plus ou moins alongées qui satisferaient aux ob-servations aussi bien cpie la parabole. Il est encore moins démontréqu’aucune orbite soit hyperbolique, quoique le soupçon en soit venu

II ne fois ou deux , d’après la difficulté de trouver une ellipse ou uneparabole qui satisfit à des observations qui n’étaient ni bien nombreuses,

III peut-être assez précises. Quoi qu il en soit, les comètes seront toujoursfies corps qui décriront des sections coniques dont le soleil occupe un