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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXIII. 4 o 5

Comète ne vienne choquer la terre, la briser , l’enflammer ou l’inonder.Les savans qui ont dissipé les premières craintes, ont peut-être jusqu’àun certain point contribué à faire naître les autres. Newton avait cherchéà les prévenir, en remarquant que toutes les orbites connues étaientplacées de manière à rendre impossible une rencontre qui pourrait avoirdes effets si terribles. Lalande, en convenant de la justesse de cette re-marque, examina superficiellement la question de savoir si les pertur-bations ne pourraient pas changer les nœuds et les inclinaisons de ma-nière qu’une comète, à son retour, pût se trouver sur le chemin de laterre ; il crut la chose possible, mais les perturbations pouvaient toutaussi bien produire un effet contraire; et en admettant le fait, il nesuffirait pas que la comète traversât en effet le plan de l’écliptiqueen un point de l’ellipse que décrit la terre, que le rayon vecteur dela comète fût égal à celui qu’aurait la terre en ce point de son orbite ;il faudrait encore que la terre se trouvât pour le moment au pointd’intersection des deux ellipses, ensorte que la probabilité de la ren-contre serait encore si faible, que raisonnablement elle ne devrait pasnous inquiéter. Mais parmi les 117 comètes qu’on a observées, il n’en

est aucune qui puisse rencontrer la terre.

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277. Si la distance périhélie surpasse la distance de la terre au soleil,1 orbite de la comète , même en la supposant dans le plan de l’éclip-tique, embrassera l’orbite de la terre à une distance plus ou moinsgrande, et qui doit prévenir toutes les alarmes.

Si la distance périhélie est plus petite que la distance de la terre ausoleil, et que l’orbite soit dans le plan de l’écliptique, l’ellipse alongéede la comète coupera celle de la terre en deux points ; il y aura deuxintersections et deux chances de rencontre ; mais ce cas n’existe pasdans la nature, ou du moins il nous est inconnu, nous n’en n’avonspas le moindre indice. Au contraire , toutes les orbites connues fontavec le plan de l’ecliptique un angle plus ou moins grand, et souventtrès-considérable ; ensorte que quand le rayon vecteur est égal à celuide la terre , la latitude est si forte que la comète passerait, à une grandedistance, au-dessus ou au-dessous de la terre. Aucune des comètesobservées jusqù’ici n*est donc a craindre, et elles ont toutes passénon-seulement sans nous faire aucun mal, mais même sans produirela moindre perturbation , et sans nous forcer au moindre changementdans nos tables astronomiques. Il est vrai que le premier jour où l’astro-