4 o 6 ASTRONOMIE.
nome aperçoit une comète, on ne sait encore quelle peut être sa roule ;mais au bout de trois jours, l'orbite est calculée ; l'astronome peut direà quelle distance elle s’approchera de la terre, et quand le public aper-çoit la comète, il apprend en même tems qu’il n’y a rien à craindre.
278. La comète ne serait donc vraiment redoutable que dans sonnœud ; quand elle s’y rencontre, son anomalie u= (Q — n) ; son rayon
vecteur = : si ce rayon différé beaucoup de l’unité , la
comète n’est pas dangereuse ; si sa distance diffère peu de l’unité , ilfaut la comparer au rayon vecteur de la terre pour le même jour, ilfaut comparer la longitude de la terre à celle du nœud. On*sait le temsdu passage de la comète par le périhélie , on en déduit le tems de l’ano-malie (Q —fl), le tems du passage par le nœud; on calcule pour cemoment le lieu delà terre et sa distance au soleil. Soit V cette distance,K la corde qui joint les centres de la comète et de la terre,
tt »_-vr* _i__ !ül. __ cos C & — Q)
co«4iCQ-n) cos a i(Q — n)
Pour qu’il y ait un choc, il faudrait que K ne surpassât point la sommédes rayons du globe terrestre et du globe de la comète , ou que K fûtmoindre que cette somme.
27g. Sans choquer la terre , une comète pourrait en approcherassez pour causer par son attraction quelques fortes marées qui pro-duiraient des inondations ; mais on a répondu que la comète passantsi près de la terre, irait d’un mouvement si rapide que son attractionn’aurait pas le tems nécessaire pour vaincre l’inertie des eaux, et queles effets seraient très-médiocres ; d’ailleurs aucune comète connue nepeut passer assez près. Duséjour a calculé ces effets pour 1 5 ooo lieuesde distance; et la comète de 1770, qui est de toutes les comètes connuescelle qui s’est le plus approchée de la terre, en était encore à 800,000lieues. Il n’est donc en tout cela rien que de très-rassurant ; et c estparce qu’on n’avait pas lu le Mémoire de Lalande, que les idées qu’ilavait mises en avant comme de simples possibilités, extrêmement in-vraisemblables, causèrent en 1774 des terreurs si extravagantes parmile peuple de Paris . Au reste, Duséjour combattit même Celle proba-bilité si faible, par des argumens sans réplique.