572 ASTRONOMIE.
U faudrait donc augmenter Barcelone ou diminuer Paris de cette quan-tité, ou partager l’erreur par moitié.
Il résulte de cet examen que l’aplatissement ou réduit leserreurs dans les limites de la vraisemblance; que Paris, Dunkerque et Greenwich sont bien d’accord; que la latitude d’Évaux paraîtraittrop forte de 2 à 3", et celle de Carcassonne trop faible d’autant,ou à peu près.
104. Pour Greenwich et Évaux, donne -q- t", 7 o; donne
•—-o",8i; VF? ferait évanouir l’erreur. Pour Greenwich et Carcassonne ,■757 donne —3",57; donne —o", 16. Pour Carcassonne et Mont-
Jouy-Barcelone, -pg-j donne —o",83, mais Barcelone seule donne
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On voit donc qu’un aplatissement de ywô représente très-passable-ment les arcs entre Greenwich et Paris, entre Dunkerque et Paris ,entre Greenwich et Evaux, Greeuwich et Barcelone, Carcassonne etMont-Jouy. 11 paraît donc à peu près constant que l’arc du méridiendepuis Greenwich jusqu’à Barcelone indique, dans son tout et dansses parties, un aplatissement qui diffère peu de -pg^. Il est vrai quel’angle entre Paris et Evaux montre un aplatissement plus fort, et que
l’arc entre Evaux et Barcelone en indiquerait encore un plus considé-rable, puisque T ~ donne —5",91, par un milieu entre Barcelone etMont-Jouy, et — 4",3 par Barcelone seule. Il faut donc qu’il y ait àÉvaux quelqu’erreur dans l’observation, ou quelqu’irrégularité lecale dansla densité de la terre. Or, en relisant toutes les observations que j’ai faitesà Évaux (Base du Système mètr. tome II, p. 469, etc.), il m’est impossiblede concevoir une erreur -f- 3", à moins d’une erreur constante dans lecercle, et dans ce cas, pourquoi le même instrument n’aurait-il pas donné3'' de trop à la latitude de Paris ? Mais quelque parti que l’on prenne,l’arc de France indique un aplatissement plus considérable que celuidu globe en général, et c’est la conclusion la plus sûre qu’on puissetirer de tout ceci.
105. Telles sont les conséquences les plus importantes qu’on déduitde la mesure des degrés. Les observations des distances zénitales ré-ciproques des signaux ont fait remarquer une espece de réfractionqu’on désigne ordinairement sous le nom de réfraction terrestre • ellesnous fournissent un moyen fort expéditif de connaître les hauteurs detous nOS signaux au-dessus de l’horizon de la mer.