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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXVI. 5 97

le long de la pièce la plus longue, qu’on appelait Jl'eche. On mettaitl’œil au bout de cette flèche ; on dirigeait le bout inférieur du croi-sillon à l’horizon de la mer , et par l’autre bout on visait au soleil. Onapprochait le marteau de l’œil jusqu’à ce qu’il soutendit exactement l’angleentre le soleil et l’horizon; alors les divisions de la flèche indiquaientla hauteur du soleil. En effet, soit MS le marteau(fig. ni), MO laflèche, OH le rayon visuel dirigé à l’horizon de la mer, OS le rayonvisuel dirigé au soleil en L, LOII sera la hauteur du soleil, MOH =MOS la moitié de celte hauteur; on avait MO= Mil tang OHM =MH cot MOH = f marteau cot j hauteur du soleil. Mais comme il étaitincommode de viser directement au soleil, on plaçait l’œil en II aubas du marteau; on dirigeait le bout O de la flèche à l’horizon : à cepoint O était une pièce pour recevoir l’ombre du point S du marteau ,et l’on avait de même la hauteur du soleil. Malgré cette amélioration ,on conçoit qu’un pareil instrument ne pouvait donner aucune précision ;il n’élait pas même fort ancien, on n’en trouve aucune mention avantle milieu du quinzième siècle. Cet instrument servait de même à me-surer la distance de deux astres.

5 . Il fut remplacé par le quartier anglais , composé de deux arcs decercle coucentriques, mais d’un rayon inégal et dans un même plan.Au centre était une pinnule à travers laquelle on visait à l’horizon dela mer. Au plus grand des deux arcs de cercle, on fixait une pinnuleà laquelle on appliquait l’œil. Au petit arc était une troisième pinnule,mais mobile, qu’on haussait ou baissait jusqu a ce que limage du soleilqu’elle transmettait à la pinnule centrale, fût refléchie a la pinnuleoculaire, ou que l’ombre de la pinnule supérieure tombât sur le milieude la pinnule centrale. C’était même pour rendre cette ombre moiusdiffuse et moins mal terminée , qu’on avait fait l’arc supérieur d’unrayon plus petit que l’arc inférieur. La somme des deux arcs interceptésétait la hauteur du soleil ; et comme la somme des deux arcs totauxétait de 90% la somme des deux arcs restans était la distance au zenit.Voyez le Traité de Navigation de Bouguer père , p. 100 et suiv.

Ces instrumens sont abandonnés; ils ont été remplacés avec avantagepar les instrumens de réflexion dont la première idée est due à Newton.

6. Ce fut Hadley qui le premier les mit en usage, en présentant en1731, à la Société royale de Londres , un Mémoire où il donnait ladescription de deux octans.