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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXVI. 609

polie, placée sur un petit pilier, au fond d’uu vase garni d’un cou-vercle de verre à surfaces bien parallèles. La toupie une fois mon Lee,peut tourner 12 ou i 5 '. Si l’observation devait durer davantage , il fau-drait interrompre pour la remonter. Celte toupie coûte cinq guinées.

22. Tels sont les inslrumens qu’on a imaginés pour l’Astronomienautique ; il en est d’autres qui sont destinés aux opérations du pi-lotage. L’un des principaux est la boussole qui sert à diriger la rouledu vaisseau, et à faire que celte route coupe sous un angle constanttous les méridiens qu’elle traverse. On a donne le nom de Loxodromieà la courbe que décrit ainsi le vaisseau. La boussole est composée d’uneaiguille aimantée posée en équilibre sur une pointe d’agate ; elle porteun cercle découpé qui présente 32 pointes par lesquelles la circonfé-rence est divisée en 52 parties égales appelées rumbs. Le cercle s’ap-pelle rose des vents. Les quatre pointes principales désignent les pointscardinaux de l’horizon, le Nord, l’Est, le Sud et l’Ouest. Quatre pointesintermédiaires portent les noms composés de nord ouest , nord-est,sud-est et sud-ouest. Ces huit rumbs divisent la circonférence en autantd’arcs de 45 ° que l’on partage en arcs de 22 0 4, et ces nouveaux pointsont les noms de composition ternaire N.N.E, N.N.O, S.S.E, S.S.O,E.S.E, E.N.Ë, O.S.O, O.N.O; enfin ces 16 arcs, divisés chacunen deux également, ont les dénominations N.^N.E, N.^N.O, etc.

Tout cela est assez incommode et surtout d’une exactitude bienmédiocre; mais les marins y sont accoutumés et s’en contentent. Cesdivisions ont du moins l’avantage de frapper aisément les yeux. Rienn’empêche au reste qu’à celte division on n’ajoute celle de 36 o% qui seraitutile surtout pour observer la déclinaison de la boussole ; pour cela, ilsuffit d’examiner à quel rumb ou à quel degré correspond le soleil levantou couchant. On calcule l’azimut, et la différence entre ce calcul etl’observation est la déclinaison de l’aiguille aimantée ou l’angle qu’ellefait avec le méridien. Cet angle varie suivant le point où se trouve levaisseau ; il varie avec le tems et même aux diverses heures du jour.

23 . L’angle que la route fait avec le méridien est donc toujoursconnu par la boussole ; il 11e reste qu’à mesurer la longueur absolue duchemin parcouru pour en conclure par le calcul d’un triangle rectangle,les changemens de longitude et de latitude. La base du triangle est àfort peu près le chemin fait sur le méridien. Si l’on considère la roule