610 ASTRONOMIE.
AB comme une ligne droite, AB cos A = AD sera un peu plus grandque le changement en latitude; car (lîg. 116)
DE = tang 1 \P sin 2PB — \ tang 4 ~ P sin 4 PB.
On ne'glige cette différence; BD = AB sin A est au contraire plus petitque l’arc BE = P sin PB ; P = Æ- = ; AD et BD sont ainsi
connus en toises ; 011 les change en minutes et secondes de degre' parles formules (XXXV. 84 et g 3 ). Si AB est trop grand pour être con-sidéré comme une ligue droite , on le partage en deux où trois partiesque l’on emploie séparément à trouver les changemens partiels de lalongitude et de la latitude.
24. Il ne reste donc plus qu’à trouver le moyen de mesurer AB;c’est dans cette vue qu’on a imaginé le loch (fig. 117).
ABC est un morceau de bois qui a la figure d’un triangle isoscèle;au milieu jle sa base est un poids P, qui fait que tout le système s’en-fonce dans l’eau jusqu’à son sommet B; en B est une longue corde BGà laquelle se réunit une corde beaucoup plus courte CjP , qui fait queBP demeure presque parallèle à la surface de la mer. On jette la ma-chine à l’eau; elle s’y enfonce, et y reste sensiblement immobile; carà mesure que le vaisseau s’éloigne , on lâche la corde EG. Cette cordeest divisée de distance en distance par des nœuds. On compte le nombredes nœuds qui passent en 3 o", ou en une ou plusieurs minutes, et l’ona la vitesse du vaisseau, ou son chemin en un tems donné ; on enconclut le chemin en un tems quelconque. On réitère l’expérience plu-sieurs fois par jour, et chaque fois qu’on a lieu de craindre que lavitesse n’ait changé.
Pour compter ces nœuds, on a une ampoulette formée de deuxcônes de verre opposés par le sommet (fig. 118); quand l’ampouleltea été un certain tems sur sa base AB, tout le sable qu’elle renfermeest tombé dans le cône inférieur. On retourne l’ampoulette sur la baseopposée DE, à l’instant où passe le premier nœud; le sable commenceà cou] cr dans le cône DE, et cet écoulement dure 3 o r/ . Tel est 1 ins-trument des pilotes. Mais aujourd’hui que les montres à secondes sontplus communes, on obtiendrait plus de précision, en comptant a lamontre le nombre de secondes qui répondent a un certain nombre de