CHAPITRE XXXVI. 6it
nœuds ; on pourrait prolonger l’expérience un peu plus Iong-lems, etelle serait moins inexacte.
25 . Cette manière de mesurer, ou plutôt de conjecturer la route duvaisseau, s’appelle estime; on sent combien elle doit être incertaine^elle a besoin d’être sans cesse corrigée par des méthodes moins défec-tueuses ; elle fournit au moins des données indispensables pour procéderà des calculs moins grossiers.
On suppose que le loch reste immobile à l’endroit où. il est tombe ;mais s’il est dans un courant, on ne peut avoir que la vitesse relativedu vaisseau, car on n’a aucun moyen de mesurer la vitesse, ni la di-rection du courant.
On suppose que le vaisseau suit toujours un même rumb, mais levent le fait dériver à droite ou à gauche, d’une quantité difficile àestimer : c’est la matière d’un problème qui n’a pas encore été bienrésolu. Mais notre plan n’étant pas de faire un Traité de Navigation ,nous allons revenir à ce qui constitue plus particulièrement l’Astro-nomie nautique.
a6. Tous les jours, à midi, on prend la hauteur du soleil pour enconclure la latitude ; on corrige cette hauteur de l’erreur de l’instru-ment, de l’inclinaison de l’horizon de la mer, de la réfraction, de lapaiallaxe, et enfin du demi—diamètre du soleil. On prend dans uneEphéméride , la déclinaison du soleil pour l’instant de l’observation,ce qui suppose une connaissance approchée de la longitude. Soit Dcette déclinaison, A la hauteur corrigée, E la hauteur de l’équateur,on a E-f-D = A et £ = 90°—H = A— D, H = 90°-f-D —A. Onfait D négatif quand la déclinaison est australe ; et si H tiré de celteformule est négatif, c’est que le vaisseau est dans l’hémisphère austral.
27. On pourrait déterminer la latitude par les hauteurs des étoiles,on n’aurait alors aucun besoin de la longitude du vaisseau; mais lesmarins ont trouvé l’observation moins précise, par la difficulté de dis-tinguer dans la nuit l’horizon de la mer. Cependant La Caille pensequ’on peut en prendre l’habitude, si l’on a soin de tenir l’œil dans uneobscurité parfaite pendant quelques minutes avant l’observation. Si cemoyen lui a réussi, c’est probablement par l’habitude qu’il avait con-tractée de tenir fermé l’œil qu’il réservait pour l’observation; il lisait,il écrivait avec l’autre, rarement il éclairait sa lunette; il avait peint