Cl 3 ASTRONOMIE.
Æn noir les murs de son observatoire. Aucun antre astronome, que jesache, n’a su se former à une pratique aussi diflicile.
28. On détermine encore la latitude par les hauteurs circomméri-diennes, et l’on corrige les observations, comme celles que l’on faità terre avec le cercle de Borda, auquel on substitue le cercle de ré-flexion, le sextant ou l’octant 5 mais, outre les corrections ordinaires,on aurait encore a tenir compte du changement de latitude qui se portetout entier sur la hauteur. Quand la brume empêche d’observer le soleilau méridien, on y supplée par des moyens plus longs, moins directset moins sûrs, dont nous parlerons bientôt.
29. L’observation la plus habituelle, après celle de la latitude, estcelle qu’on fait pour avoir l’heure du vaisseau par les hauteurs obser-vées , autant qu’on le peut, dans le voisinage du premier vertical; àla réserve de la correction due à l’inclinaison de l’horizon de la mer,les calculs ,sont tous semblables à ceux qu’on ferait à terre.
3 0. Mais l’observation la plus compliquée, la plus longue à réduireet à calculer, est celle des distances de la lune au soleil ou aux étoilespour en conclure la longitude du vaisseau.
Pa différence do longitude est en ^jenerul 1 arc de 1 equatcnr compris
entre les méridiens de deux lieux terrestres, l’angle au pôle entre cesdeux méridiens, ou enfin la différence des tems que l’on compte aumême instant dans les deux lieux, puisque cette différence est toujoursun quinzième de l’angle au pôle. Nous venons de voir comment ontrouve l’heure du vaisseau; il ne reste plus qu’à savoir quelle heure oncompte sous un méridien connu, tel que celui de Paris, de Brest, oucelui du lieu où l’on s’est embarqué. Les montres marines donneraientla solution la plus commode, si l’on pouvait compter sur une régularitéparfaite dans leurs mouvemens. Mais on ne connaît jamais bien rigou-reusement la marche de ces machines, l’erreur s’accumule journelle-ment ; et d’ailleurs cette marche est exposée à changer par les varia-tions de température, par les mouvemens irréguliers du vaisseau, etpeut-être par d’autres causes qu’on ne peut ni prévoir, ni calculer. Ufa «t donc recourir aux mouvemens célestes.
3 1. Ppur connaître l’heure de Paris ou d’un méridien connu, onaurait les éclipses de soleil, de lune ou d’étoiles ; niais elles sont sirares, qu’ elles seraient d’un médiocre secours. Les satellites de Jupiter