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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXVII. qq 5

Sphère. Pour les cercles parallèles à l’écliptique, on se servirait des formules, tangHD + A) +tangi(D — A) _ __ tang i(D + A) — tangi(D — A)

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D étant la distance de3 pôles de l’écliptique et de l’équateur, ou 23° 28'; A la distancepolaire du parallèle. Si A > D, ce qui arrivera le plus souvent, le second termechangera de signe.

Les cercles de latitude et les parallèles se diviseront réciproquement en degrés qui seronttous inégaux ; tous ces parallèles auront des centres et des rayons différens.

5i. Pour rendre ce planisplièr»utile à la solution des problèmes du mouvement diurne,on y place l’horizon d’un lieu donné; la distance AP = D, dans ce cas, est la distancepolaire du zénit, ou le complément de la latitude = 90° — H; tangiD==tang(45°—£11) ;cette valeur est la distance du pôle de l’horizon au pôle de l’équateur sur la projection :mais ce pôle tourne en 24 heures autour du pôle du monde ou du centre C. Ainsi, pourdécrire l’horizon, on prendra un carton ou planche de cuivre à part; on y placera lecentre de la projection, le pôle de l’horizon et l’horizon même, dont le rayon seraséc(()0 o — II), et la distance au centre tang(go° — H); on évide ce carton dont onne conserve que la circonférence et le diamètre qui porte le centre de la projection. Parce centre on fait passer une vis pour attacher l’horizon sur le planisphère. L’horizonpeut tourner autour de cette vis, de manière que son pôle décrive un cercle autour ducentre C, et sa position indique les étoiles visibles et celles qui sont couchées. Mais cetteconstruction est inusitée.

3n. Celle dont on a fait un si long usage était un peu différente. L’horizon était im-mobile , et se décrivait sur la face de l’instrument, c’est-à-dire sur une planche de cuivreronde, entourée d’un rebord élevé de quelques millimètres. On traçait, comme nousavons dit, l’horizon, quelques-uns de ses parallèles et quelques verticaux par des pro-cédés tout pareils à ceux de l’article 3o. On construisait même plusieurs horizons derechange pour diverses latitudes. Ces horizons se plaçaient les uns sur les autres, etc’est pour les contenir qu’on avait ménagé le rebord dont nous avons parlé. On plaçaitau-dessus des autres celui dont on voulait se servir.

On décrivait l’écliptique, ses parallèles et ses cercles de latitude sur une planchecirculaire qu’on évidait ensuite, en ne laissant qu’un limbe sur lequel était l’écliptiquedivisée en degrés, et ce qu’il fallait pour porter les principales étoiles ; cette pièces’appelait les rets ou l 'araignée. On y marquait aussi le centre de la projection, parlequel on faisait passer une vis, pour que la pièce pût tourner autour du pôle dumonde , et représenter les levers et les couchers des différentes étoiles et du soleil dontil fallait savoir le lieu sur l’écliptique.

33. Sur les revers ou l’autre face de l’instrument on traçait un cercle divisé en degréset au centre tournait une alidade qui servait à prendre la hauteur du soleil, quand onavait suspendu verticalement la machine au moyen d’un anneau placé au-dessus du point90° de la division. On y traçait encore bien des choses qu’il serait trop long de détailler.Voyez Clavius et les auteurs qui ont écrit de l’Astrolabe .