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Tome troisième.
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CSG

ASTRONOMIE.

CHAPITRE XXXVIII.

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Z?zf Calendrier -

i. Un calendrier est une méthode ou un système pour distribuer le tems en période*plus ou moins longues, et qui sont toutes, ou pour la plupart, multiples les unes de»autres, telles que les heures, les jours, les semaines, les décades , les mois, les annéeset les siècles.

Ce mot vient de calendes ; c’est ainsi que l’on nommait le premier jour du mois romain, duverbe *«Aè<a, appeler , parce que c’était en ce jour qu’on appelait le peuple à l’assemblée.

Quoi qu’il en soit de cette étymologie, il est certain que les Romains désignaient parle mot halendarium, la distribution de l’année en mois, qui commençaient tous parun jour qui se nommait 1 e jour des kalendes.

2. La plus courte de toutes les divisions qui entrent dans le calendrier, est celle desheures qui sont la vingt-quatrième partie du jour. Nous avons distingué les heures detems vrai et celles de te.»» ««"y-™ ; *"»'■•* différence des unes aux autres est trop peude-chose pour être sensible dans les usages civils, où l’on suppose tacitement tous lesjours égaux et divisés en 24 heures égales.

•

3 . Cependant les Grecs divisaient la nuit en douze heures égales entre elles, et lejour proprement dit, en douze heures pareillement égales entre elles , mais qui n’étaientégales à celles de la nuit que le jour de l’équinoxe; ils appelaient ces heures hçxçkmçixu; , heures temporaires ou heures des différentes saisons. Ces heures variaient sanscesse de valeur avec l’arc diurne et l’arc nocturne du soleil. L’heure temporaire du jourétait donc J- de la demi-durée du jour; elle valait en degrés (-if) de la demi-durée dujour =-g (arc semi-diurne). L’heure temporaire de la nuit était f de la demi-durée dela nuit; elle valait g (arc semi-nocturne).

Pour calculer les anciennes observations , Ptoléiuée convertit toujours les heures tem-poraires en heures qu’il appelle équinoxiales , et qui sont les heures qui répondent àun angle de i 5 °. Cet usage prouve ce que nous savons d’ailleurs, que les anciens astro-nomes ne faisaient aucun usage des horloges, que leur manière d’estimer le tems d’unphénomène était extrêmement vague ; 1 h. -j après le coucher ou avant le lever du soleil,

4 h. 4 avant ou après minuit ; telle était leur manière de marquer le tems d’une éclipseet nous ne voyons dans Ptolémée aucun exemple de fraction de tems qui soit au-dessousd’un quart d heure.