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Tome troisième.
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CHAPITRE XXXVIII. 689

Pour le tems civil, il faut compter les angles du matin du méridien inférieur, etprendre l’angle horaire extérieurement au triangle.

Les Éphémérides marquent les longitudes, les ascensions droites, les déclinaisons dusoleil pour midi vrai, parce que c’est l’instant où l’on observe le soleil, et qu’onpeut employer sans réduction tous les arcs ou les angles fournis par l’Éphéméride. Ainsiles astronomes conserveront le tems astronomique qui leur sera plus commode ; maisquand ils écrivent pour le public et non plus pour eux seulement, ils traduisent leursannonces en tems civil, en écrivant par exemple le 11 à g A du matin, au lieu du 10a 21 , c est-a-dire, en ajoutant 12^ quand l’heure donnée surpasse 12*. Si elle est au-dessous de 12 a , s’ils ont le 11 -à-g* tems astronomique, ce sera le u à g 1 du soir entems civil ; il n’y aura que le mot soir à ajouter.

11. 11 serait plus commode que les horloges astronomiques marquassent et que l’oncomptât les heures de suite, depuis o jusqu’à 24*, on n’aurait pas besoin de savoir enquelle saison on se trouve pour savoir si les ascensions droites en tems marquées parla pendule sidérale, sont dans la première moitié ou dans la seconde de l’équateur, si9* sont véritablement Q h ou 21*. J’ai vu dans plusieurs départemens, des horloges dontle cadran était divisé en 24 heures ; mais l’usage contraire a prévalu, et comme lesinconvéniens ne sont pas bien fâcheux, cet usage se maintiendra probablement.

ta. La période de 7 jours ou de 7 fois 24*= i68' 1 , qui ramène invariablement lesdifférens jours dans le même ordre, s’appelle semaine, settimana en italien , hebdomasou ê/3 S'ofM.ç, septaine en grec. Elle est fort ancienne et fort répandue ; elle n’entrait pour-tant ni dans le calendrier Romain, ni dans celui des Grecs. Elle paraît venir d’une sourcecommune, car on assure que le jour de la lune chez les Chinois est réellement le mêmeque le jour de la lune pour tout autre peuple qui se sert également de cette période. Lesplanètes qui donnent les noms aux jours, sont placées dans le même ordre; c’est toujoursle Soleil, la Lune, Mars, Jupiter, Vénus et Saturne , si l’on prend les jours 1’ un aprèsl’autre; c’est toujours le Soleil, Vénus, Mercure, la Lune, Saturne, Jupiter et Mars,si l’on prend les heures l’une après l’autre. Cet arrangement paraîtra bizarre. Quelquesanciens, Ptolémée lui-même plaçait Vénus plus près du Soleil que Mercure. Ainsi l’onpartait du soleil en venant vers la terre ; on trouvait donc d’abord Vénus , puis Mercure,puis la Lune : de là on sautait à l’extrémité du système pour trouver , en revenant vers laTerre, Saturne, Jupiter et enfin Mars. Mais commencez par Saturne et 1 ordre sera réta-bli, vous aurez la semaine des Hébreux et des Orientaux qui commençait par le samedi.

i 3 . Les Grecs divisaient le mois en trois décades, usage qui était plus^commode quecelui de la semaine, et que cependant on a vainement tenté de renouveler de nos joursdans le calendrier de la France . L’avantage était que la période était une aliquote exactedu mois de 3 o jours; que le quantième de la décade avait un rapport sensible avec lequantième du mois. Ainsi le 7 d’une décade était nécessairement le 7, le 17 ou le 27du mois, au lieu que le 5 d’une semaine peut être également un des 3 o jours du mois,sans qu’on ait aucun moyen de le distinguer, à moins de se souvenir par quel jour acommencé le mois. Supposons, par exemple, quil ait commencé par un jeudi qui estle cinq de la semaine, ce cinq de la semaine sera successivement le premier, le 8,3 . 87