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Tome troisième.
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6go ASTRONOMIE.

le io, le 22 et le 29 du mois, toujours en augmentant de 7, ce qui peut aider à trouvertous les autres quantièmes, mais d’une manière beaucoup moins simple.

14. Chez les Grecs, la première décade s’appelait du mois commençant, fttyou ; latroisième s’appelait, du mois déclinant, <p$iytû*T <>;; la seconde, du mois à son milieu,

fttffVVVTO? ,

i5- Les Romains partageaient le mois d’une manière assez extraordinaire et fort incom-mode pour les calculs, par leurs calendes, leurs noues et leurs ides.

Les calendes étaient invariablement le premier jour du mois. Les noues étaient le 7des quatre mois de mars , mai, juillet et octobre ; elles étaient le 5 dans les autres mois.Elles portaient le nom de noues ou de neuvièmes , parce qu’elles étaient le neuvième jourcompté depuis les ides, en rétrogradant. Ainsi les ides étant le i3 janvier, le 12 s’appe-lait pridiè idus , c’est-à-dire le jour avant les ides ; le 11 était tertio idus , le troisièmeavant les ides ; le 10, quarto idus ; le g, quinto idus ; le 8, sexto idus; le 7, septimoidus; le G, octavo idus; le 5 était nones.

Les jours qui précédaient les nones se comptaient de même en rétrogradant, et lesderniers jours du mois précédent se comptaient encore de même des calendes suivantes,par les mots pridiè calendas, tertio, quarto, quinto, sexto, etc. calendas.

16. Cet arrangement sentait bien l’ignorance et la barbarie, mais il faut le connaître

pour expliquer une expression qui nous est restée. Nous avons vu <jue l’année est de365 jours i environ. Quand desar réforma le calendrier Romain, il établit l’année com-mune de 365 jours trois fois de suite ; la quatrième était de 366 jours, pour employerles quatre quarts tr» ses- jo,tr M plaçait six jours avant les calendes de mars ;

on disait alors bissexto calendas, de là nous vient le nom d’année bissextile.

Quand les ides étaient le i3, on avait jusqu’à 17 jours avant les calendes. Il estincroyable qu’une division si incommode ait pu si long-tems subsister.

17. Les semaines sont infiniment plus commodes, quoiqu’elles ne divisent exactementni le mois, ni l’année ; car 5a semaines ne font que 564 jours, d’où il suit que le 365 ejour de l’année est le même jour que le premier ; le 366 e est plus avancé d’un jourdans la semaine. Ainsi, après une année commune, l’année commence un jour plustard que la précédente; après une année bissextile, elle commence deux jours plus tardque la bissextile précédente. Ainsi, soit n le numéro du jour qui a commencé une annéecommune, le jour qui commencera l’année suivante sera (n-f-1); mais si une bissextile acommencé par n, le numéro qui commencera l’année suivante sera (n -f- 2).

Si janvier a commencé par n, février commencera par (ra+3) ; si février commencepar n, mars commencera de même dans les années communes, et par (n-f- 1 ) dans lesannées bissextiles. Si un mois de 3o jours commence par n, le mois suivant commencerapar Cu + 2).

18. Les mois, à la réserve de février, sont de 3o ou de 3i jours. En les faisant alter-nativement de 3o et de 3i jours, on aurait eu 566; ainsi, dans les années communes,on aurait du faire novembre et décembre de 3o jours y décembre n’aurait eu 3i que dans