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TROISIÈME PARTIE. SECTION I. CHAPITRE III.
Ce canal est un tributaire de droite du canal Ohio , en supposant qu’on parcourecelui-ci dans la direction du nord au midi. Il remonte par la droite du Walhondingpendant 9 ^ kilom. Il passe sur la rive gauche, au moyen d’un barrage qui hausse leplan d’eau de l m ,07 ; il reçoit ainsi des eaux qui forment un approvisionnement sup-plémentaire pour le canal Ohio , et qu’on emploiera aussi comme force motrice. LesCommissaires des Canaux estimaient qu’on pourrait mettre ainsi en mouvement àRoscoë 60 paires de meules de l m ,37 de diamètre. Le canal continue sur la rive gauchedu Walhonding jusqu’au confluent du Mohican et du Vernon qui, unis, prennent lenom de Walhonding. Il remonte ensuite par la gauche du Mohican pendant 4 kilom.,et alors il lui emprunte des eaux au moyen d’un barrage de retenue. A la fin de 1838,la somme dépensée était de 1,535,391 fr. Dans son message annuel de décembre 1840,le Gouverneur de l’État annonçait que, faute de fonds, le canal n’avait pu être achevé,mais que, moyennant une allocation bornée, il le serait en 1841.
Amélioration du will’s creek.
Parmi les affluents du Muskingum, on distingue le Will’s Creek qui s’y décharge à13 kilom. en aval de Coshocton. C’est un cours d’eau à pente douce et assez profond ,par conséquent facile à perfectionner. La législature en a voté l’amélioration en 1836.Jusqu’à ce jour on s’est borné à des études depuis le confluent jusqu’au-dessus du pointoù se réunissent ses deux branches, le Seneca et le Buffalo, sur un espace de 129,240 m .Le plan qui avait été proposé dès 1831 et qu’on suivra vraisemblablement, consiste àétablir dans le lit du Will’s Creek dix barrages successifs accompagnés chacun d’uneécluse , à ménager un chemin de halage, et à enlever les bois de dérive dont la rivièreest encombrée sur quelques points. La pente sur cet intervalle de 129,240 m n’est quede 21 m ,67 ou de 0 m ,00017 par mètre. La dépense semble devoir être très-bornée.
L’un des articles de la loi qui ordonne la canalisation du Will’s Creek, porte quele Bureau des Travaux Publics pourra ajourner le commencement des travaux jus-qu’à ce que les propriétaires des terrains avoisinant les points où doivent être établiesles écluses et les dérivations annexes aux écluses et aux barrages, aient abandonné àl’État, gratis, une superficie suffisante pour la création d’établissements qui utilise-raient les chutes d’eau créées par les barrages. La même loi impose d’autres sacrificesaux citoyens intéressés à l’exécution de l’ouvrage. Je cite cette circonstance relativeaux chutes d’eau parce que, en France , dans des cas semblables, faute d’avoir réservéses droits sous la même forme ou même sous une autre moins dictatoriale et plus res-pectueuse pour la propriété, l’État s’est privé du revenu légitime qu’il aurait puretirer de la location des chutes d’eau, et a retardé le moment où l’industrie nationalepourrait s’en approprier la puissance.
En général les États de l’Union ont soin de tirer avantage des chutes d’eauque rendent disponibles les canaux qu’ils ont ouverts. 11 en résulte dans plu-sieurs cas des recettes assez notables déjà, qui avec le temps ne peuvent que s’ac-croître.