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A en juger, en effet, par les votes de la législature pendant la session ouverte dans lesderniers jours de 1840, le peuple de l’Illinois subit résolument les conséquences deses fautes. Rien n’a été négligé pour assurer le service de la dette. L’impôt aété augmenté de 50 pour cent. Diverses mesures, relatives à la banque d’État et àla banque d’Illinois , ont été prises pour ajouter aux recettes publiques. La ventedes terres concédées au profit du canal Michigan a été ordonnée pour couvrir les in-térêts de la dette spéciale à ce canal. Enfin, pour dernière ressource, les Commissairesdu fonds des Travaux Publics sont autorisés à négocier à tout prix, en cas de besoin ,des titres de rente.
La baisse des fonds publics de l’État d’Illinois avait été énorme; au commen-cement de 1841, son 0 pour cent était tombé à 48. 11 faut dire pourtant que cettedépréciation n’était pas particulière à l’État d’Illinois . Tous les autres États, sans ex-ception , avaient partagé à des degrés divers sa mauvaise fortune. Ainsi, à la mêmeépoque (1), le 5 pour cent de l’Indiana était coté à 53, le 6 pour cent de l’Arkansas à 70,le 6 pour cent de l’Ohio à 90, le 5 pour cent de la Pensylvanie à 80, et le 5 pour centdu florissant État de New-York , de Y État-Empire lui-même, à 83. C’est que les capi-talistes européens, dont le coffre-fort fournit directement ou indirectement à tous lesemprunts des Etats de l’Union , avaient été effrayés de la masse extraordinaire destitres jetés subitement sur le marché par les États ou par les compagnies de l’Amé-rique du Nord . Indépendamment même de toute panique, l’offre des titres derente étant hors de proportion avec celle des capitaux, ces titres avaient dû sedéprécier.
Il y a lieu de penser que, lorsque l’ordre financier sera restauré aux États-Unis , uneportion des travaux volés en 1837 sera successivement reprise. Le chemin de fer deSpringfield à l’Illinois , qui est déjà fort avancé et dont même une partie est livréeà la circulation , sera sans doute achevé aussitôt que l’État pourra disposer de quel-ques fonds.
(1) Rapport à 1 Assemblée (deuxième Chambre) de l'État de New-York, par AL Ilolley, au nom du comité des voieset moyens, en date du 24 avril 1841.
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