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Tome deuxième.
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TROISIEME PARTIE. SECTION III. CHAPITRE II

chemin de fer du Mississipi au pearl-River.

Un peu plus bas, de Natchez , part un chemin de fer qui se dirige vers le haut de lavallée du Pearl-River. Il rencontrerait le précédent à Jackson , sur le bord du Pearl-River, et se terminerait à Canton, à 240 kilom. environ de Natchez .

Natchez et Vickburg sont les deux localités les plus populeuses qu’on rencontresur les bords du Mississipi, au-dessus de la Nouvelle-Orléans , jusqu’au confluent del’Ohio. Cependant le recensement de 1840 n’a accusé qu’une population de 4,800 âmespour la première et de 3,104 pour la seconde.

Chemins de fer de w est-Feliciana ou de Francisville à woodville, et de l’Atchafalaya

ou de pointe-coupée à Opelousas.

Les deux lignes mentionnées tout à l’heure sont dans l’État de Mississipi . Plus bas,de deux points situés vis-à-vis l’un de l’autre sur les rives opposées du Mississipi , deuxchemins se rendent dans l’intérieur des terres, l’un au nord, l’autre à l’ouest-sud-ouest. Le premier tire son nom de la paroisse de West-Feliciana (1) qu’il traverse, et vade Francisville à Woodville qui est dans l’état de Mississipi . Son développement totalest de 45 kilom., dont 32 kilom. dans l’État de Louisiane et 13 dans l’État de Mississipi .

Celui de la rive droite lie la ville de Pointe-Coupée aux plaines d’Opelousas situéesde l’autre côté du grand bayou d’Atchafalaya. De Pointe-Coupée à Opelousas il y a48 kilom. J’ignore si ce chemin est achevé.

Amélioration de la Rivière-Rouge.

La Rivière-Rouge ou Red-River, puissant affluent de droite du Mississipi , présenteen amont de Natehitoches, sur un espace très-étendu, un obstacle qui a été appelé leGrand-Radeau (Great Raft ), parce que l’opinion commune l’attribue uniquement àd immenses quantités de bois de dérive arrêtées dans le chenal. En réalité tout porte àcroire, ainsi que 1 a dit M. Darby, que c’est un ancien lac qui, à la longue, a été à demicomblé par les alluvions, et qui s’est transformé ainsi en un vaste marécage. Sur une lar-geur évaluée diversement de IG à 32 kilom., le fleuve se partage en une foule de ra-meaux de toute grandeur, qui s’épandent quelquefois au point de devenir des lacs,laissant entre eux des îles marécageuses et boisées, dont le sol est formé lui-même d’ar-bres entrelacés, cimentés par du sable et du limon. Les bois de dérive, que la Rivière-Rouge charrie très-abondamment, encombrent ces passes en se fixant dans les sinuo-sités, ou en s’accrochant à la végétation vigoureuse des îlots, et fréquemmentrestent flottants en radeaux véritables, par-dessous lesquels le fleuve continue à dé-biter ses eaux. Ce sont des planchers assez bien liés pour que , sur quelques points, il

(1) Dans la Louisiane , les divisions administratives du territoire sont qualifiées de paroisses,