374
QUATRIEME PARTIE. SECTION II. CHAPITRE I.
Pour atteindre Boston, la compagnie se sert du chemin de Boston à Lowell , et reçoitdes voyageurs le prix de leurs places depuis Boston . En retour, elle paye une forte re-devance à la compagnie de Lowell . Elle lui a compté ainsi, en 1840, 112,486 fr. Demême , du côté du nord , elle a affermé le droit de passage sur le chemin de Boston auMaine , et a payé , en 1840, à ce titre, une somme de 52,000 fr. Elle a aussi versé,pour l’intérêt des titres de rente remis par l’État, 40,000 fr.
Ces sommes , portées, avec les frais courants, en déduction des recettes, laissent unprofit net de 125,065 fr.
Par une nouvelle convention, la compagnie de Boston à Porlland a affermé le cheminde fer de Boston au Maine (ou, répétons-le, de la frontière du Massachusetts et duNew-IIampshire à Dover ), moyennant une redevance de 7 pour cent sur un capital de2,666,667 fr., dépense supposée du chemin de Boston au Maine , qui était inachevéencore ; dans le cas où celte dépense se trouverait moindre , le fermage serait réduit àl’intérêt de 7 pour cent sur le coût réel. En outre, elle se charge de l’entretien de lavoie. Le contrat est passé pour dix ans , à partir de l’achèvement complet du chemin deBoston au Maine . Jusque-là, le fermage devait être de 64,000 fr. par an, la ligneallant jusqu’à Exeter.
L’arrangement conclu entre la compagnie de Boston à Portland et celle de Boston àLowell est sans doute semblable à celui qui existe entre cette dernière compagnie etcelle du chemiîi de Lowell à Nashua , dont nous parlerons bientôt.
La compagnie est en bénéfice. Le dividende de 1840 a été de 8 pour cent; celuide 1839 avait été de 6, et celui de 1838 de 3.
Chemin de fer de Boston à Lowell .
Le chemin de fer de Boston à Lowell , sur lequel s’embranche le précédent, a Wil-mington (à 24 kilom. de Boston ), est d’une construction plus soignée encore que lesautres rail-roads des environs de Boston , quoique ceux-ci l’emportent en général surla plupart des lignes de l’Union. 11 avait été construit primitivement dans le but de rat-tacher à Boston la ville de Lowell , qui, à proprement parler, n’est qu’une immense ma-nufacture établie par les capitalistes bostoniens.
La longueur de ce chemin est de 41 ^ kilom.
Après avoir traversé, au sud-ouest du faubourg de Charlestown, et sur un pont en pi-lotis d’environ 518 m ,50 de long, la lagune qui entoure Boston , il se dirige vers leN.-N. -O. par la rive droite du Mystic, coupe cette rivière à Medford et va ensuite à peuprès droit au nord par Wilmington. Il s’écarte peu du canal Middlesex , et se terminesur la rive droite du Merrimack, à Lowell , près de la Merrimack House.
Les pentes y sont constamment au-dessous de 0 m ,0019 par mètre jusqu’aux environsde Lowell , et même elles atteignent rarement ce maximum. On arrive ainsi, non sansun petit nombre de contre-pentes représentant en somme une hauteur de 7 m ,25, aupoint culminant, qui est à 36 m ,15 au-dessus de la haute mer, et à 34 m ,09 au-dessus dupoint de départ. De là, on redescend de 9 m ,55 pour arriver à Lowell . A la séparation des