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Tome deuxième.
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QUATRIÈME PARTIE. SECTION II. CHAPITRE I.

de 2 m ,13 sur une épaisseur de 0 m ,91 à partir de la surface, et bien tassée avec desrouleaux faits de vieilles meules de moulin. Bientôt on renonça aux dés pour les rem-placer partout par des traverses en granit. Enfin on a supprimé les coussinets. Le railrepose sur la pierre elle-même. 11 y est maintenu par des chevilles en fer entrantdans la pierre, où, à cet elfet, on a ménagé des trous dans lesquels on a enfoncé deschevilles en bois que les chevilles en fer pénètrent ensuite.

La pose de cette superstructure est coûteuse. On estime que le remplissage de la tran-chée pratiquée d’avance, avec le sable ou gravier supposé à pied d’œuvre, le tassementpar rouleaux et la mise en place des traverses et des rails, reviennent seuls à 5 fr - 30 c.par mètre.

Depuis 1834, on a adopté, au lieu du rail ondulé, un rail à lignes parallèles et plusfort. Il pèse 27 1 ‘ iloï ,40 par mètre courant.

A la traversée de la lagune par laquelle le Charles-River débouche dans la mer, on adu laisser un passage pour les navires. On y est parvenu en intercalant dans la ligne unesorte de pont mobile. C’est un tiroir double. Un premier tiroir, placé entièrement surla terre ferme, serneut, par le moyen d’une chaîne et d’un treuil, perpendiculairementà la ligne du chemin, et par conséquent il est susceptible d’être retiré de cette ligne.II consiste simplement en un chariot en bois sur douze roues, en trois rangées dequatre roues chacune, roulant sur trois lignes de rails qui sont perpendiculaires auchemin et en contre-bas d’environ l m ,20. Une fois ce premier tiroir écarté de la ligne, ilen résulte un vide dans lequel on fait reculer le second tiroir, celui qui recouvre la passedes navires. Ce deuxième tiroir se meut sur quatre lignes de rails situées, sous les rails duchemin lui-même, sur l’espace occupé par le premier tiroir, et de là jusqu’à la passe. Ilse compose d’un chariot plus allongé que le premier, et équilibré de telle sorte , que lesconvois, en passant sur la partie d’avant (celle qui correspond à la passe) , ne le fassentpas basculer. Les lignes de rails sur lesquels il s’appuie sont doubles. II y a donc deux rouesaccolées sur le même essieu pour chacune de ces lignes. Ces roues sont en deux rangéesperpendiculaires aux lignes des rails, aussi écartées que possible, afin que le tiroir aitplus d assiette. Toutes les roues de l’appareil ont 0 m ,91 de diamètre. Elles ont une gorgecreuse, de manière à embrasser complètement le rail qui les soutient. Le tiroir prin-cipal se meut par le moyen d’un pignon horizontal qui y est fixé, et qui engrène avecune barre dentée, parallèle aux rails du chemin et placée sur une plate-forme située auniveau des rails de support de l’appareil. L’axedu pignon fait légèrement saillie endessusde la plate-forme du tiroir. On saisit cet axe avec un levier, et on le fait tourner, ce quiimprime au tiroir le mouvement voulu. Quatre hommes y suffisent. En cinq minutes ,on ouvre le passage à un navire.

Lapasse a 9 m , 15 de largeur. Le premier tiroir, celui qu’on écarte perpendiculaire-ment à la ligne du chemin de fer, occupe sur cette ligne un espace de 8 m ,65. Le tiroirprincipal, qui se déplace par recul, a 19 m ,20.

Toute cette charpente est en madriers, les uns de 0 m ,254 x 0 m ,254, les autres de0 n, ,254 X 0 m ,305.

Aujourd’hui (1842), la pose de la deuxième voie doit être complète. A la fin de \ 838,