CHEMIN DE FER D’AMBOY A CAMDEN.
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des chevilles en bois. Avec la tarière on prépare dans ces chevilles en bois, une foisen place, une ouverture par où pénètrent les chevilles en fer. Par leurs extrémités, lesrails s’appuient sur un petit coussinet en fonte, très-simple. C’est une plaqueoffrant unerainure que remplit exactement la base épatée du rail. Cette plaque porte quatretrous destinés à donner passage à autant de chevilles, deux pour chacune desbarres qui se réunissent là ; le dé alors a quatre trous au lieu de deux. Les railsen jonction sont liés l’un à l’autre pareillement par de petites pièces latérales dont onles flanque et qui ont 0 m ,127 de long sur 0 m ,054 de haut, et 0 m ,0159 d’épaisseur. Ceslanguettes et les tiges montantes des rails sont traversées par des boulons; des trousy sont pratiqués à cet effet.
Les rails sont en barres, les unes de 4 m ,88, les autres de 3 m ,66. Ces dernières sont tropcourtes.
La pose des rails a eu lieu par un temps très-froid. On avait laissé un vide de 0 m ,0032entre deux barres successives. On a reconnu, m’a-t-on dit, que c’était trop peu.
Cette superstructure est très-permanente et exige très-peu d’entretien.
Dans les courbes, les deux lignes de rails sont unies par des barres de fer, crochues àleurs extrémités, allant par-dessous les rails s’accrocher aux rebords extérieurs deleurs bases.
Le reste de l’intervalle d’Amboy à Bordentown, de 13 kilom. environ, est occupépar des remblais. On y a établi les rails sur des traverses en chêne ou en châtaignier,au lieu de dés en pierre. Ces traverses sont posées d’ailleurs sur la même fondation enpierraille. Elles sont espacées de 0 m ,813 de centre à centre. Elles ont 2 m ,44 de long, etleur section offre un carré de 0 m ,152 de côté, sur un espace de 4G2 m ,76; le rail se réduità une bande en fer posée sur blocs jointifs; mais on a reconnu l’inconvénient de cettesuperstructure, et se remettant à l’œuvre sur cette petite distance, on y a établi le railordinaire sur des traverses en acacia pseudo-robinia, reposant elles-mêmes jsur desdés en pierre.
Entre Bordentown et Camden on a supprimé la fondation en pierraille, qui était coû-teuse à cause du mode employé pour le tassement. On a donné pour base au chemin leterrain tel qu’il se présentait quand il était sablonneux, et dans le cas où c’était de l’ar-gile ou de la terre végétale, on recouvrait celles-ci d’une couche de sable ou de gravierde 0™,46. Pendant 35,930 m , on a étendu sur le sol ou sur la couche de sable ou de gravierdes madriers de 0 m ,61 de large et de 0 m 089 d’épaisseur. Par-dessus sont des traversesen chêne ou en châtaignier, espacées de l m ,22, de centre à centre. Le rail, pareil àcelui qui avait été adopté entre Amboy et Bordentown, est fixé à ces traverses par deschevilles de fer à tête rabattue, semblables à celles que nous avons déjà indiquées. Surle reste de la distance, c’est-à-dire sur 6 kilom., on a fait divers essais de superstruc-ture , d’un médiocre intérêt.
La compagnie d’Amboy à Camden a été contrainte d’exécuter, comme nous le dironstout à l’heure, un chemin de fer faisant partie d’une ligne rivale entre New-York et Philadelphie; c’est celui qui s’étend de New-Brunswick au pont de Trenton . Elle l’a