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Tome deuxième.
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CHEMIN DE FER DE PETERSBÜRG AU ROANOKE.

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Entre tien du chemin de Petersburg, eu 1837 . . . . 2,200 fr.; en 1840 . . . . 2,630 fr._de Providence, en 1838 . . . . 816 fr.; en 1840 . . . . 1,012

Dans une lettre d’août 1839, le surintendant du chemin de Providence disait à celuidu chemin de Petersburg que jusqu’alors (en plus de quatre ans), sur sa ligne, onn’avait remplacé que douze barres de rails. Au contraire, en sept ans et demi, le cheminde fer de Petersburg, moins fréquenté pourtant, a exigé, pour le remplacement de sesrails, plus de 200 tonnes de bandes en fer et 359,900 mètres courants de longrines,coûtant ensemble 512,000 fr.

En conséquence, la compagnie s’est déterminée à substituer à la bande mince de fer,jusqu’alors employée, une bande beaucoup plus forte. Au commencement de 1841, lasubstitution avait eu lieu sur 13 kilom.Plus récemment, elle apris le parti de se servird’un rail entièrement en fer , et cette amélioration a reçu un commencement d’exé-cution.

En 1835, les voyageurs payaient 16 fr. pour le trajet entier, ou par kilom. 0 f '-,167.Pour les marchandises, le tarif étaitde 27 fr. 09 c., ou par tonne et par kilom. de 0 fr -,273.Depuis lors, les prix ont été augmentés, du moins quant aux voyageurs autres queceux qui font le trajet entier de Baltimore au Roanoke; ces derniers sont privilégiéset ne supportent qu’une taxe très-faible, à cause d’une concurrence active qui subsisteentre deux lignes rivales pour le service de Baltimore au Sud. Nous reviendronsbientôt sur ce sujet.

A la fin de 1836, le matériel de la compagnie se composait de sept locomotives etde cent voitures ou wagons. C’était tout à fait suffisant pour l’exploitation. Les loco-motives étaient appropriées à la superstructure, c’est-à-dire fort légères. Les troispremières pesaient, l’une, 5 j tonnes, la seconde, 6 tonnes, et la troisième, 6^.Elles étaient d’origine anglaise, des ateliers de M. Édouard Bury. Elles traînaientde 20 à 25 wagons , chargés ensemble de 60 à 70 tonnes de produits. Souvent les con-vois étaient mixtes, mi-partie de voyageurs, mi-partie de marchandises. Un convoiétait composé, dans ce cas, de deux voilures pour les voyageurs, d’un wagon pour leurbagage, et de huit à dix wagons avec 25 à 30 tonnes de marchandises. Le trajet s’effec-tuait en cinq heures, temps d’arrêt compris. En 1834, il durait six heures. Actuelle-ment, il paraît être réduit à quatre heures.

D’après le rapport de février 1841, la voie étant alors en mauvais état, quand lesrails étaient mouillés par la pluie , un convoi de voyageurs à grande vitesse ne pouvaitêtre composé de plus de deux voitures à huit roues. Les convois de marchandisesn’allaient qu’avec une vitesse de 8 kilom. par heure, et même avec cette lenteur, ilsétaient formés d’une charge à peine égale à la moitié de celle qui eût été possible, si lavoie eût été plus solidement établie avec un rail entièrement en fer.

Parmi les marchandises transportées du 1 er février 1838 au 1 er février 1839, on dis-tingue les articles suivants :