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Tome deuxième.
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CHEMINS DE FER ENTRE CIIARLESTON ET LA NOUVELLE-ORLÉANS . 433

Partant de Pensacola , au coin des rues de Broadway et de Hancock , à 20 m ,74 au-dessus de la haute mer, il se dirige au nord, de manière à atteindre, à 16 kilom. dela ville , la rive droite de l’Escambia, rivière qui débouche dans la baie de Pensacola.On franchit alors l’Escambia, qui se partage là entre plusieurs chenaux , dont l’un con-serve le nom d’Escambia ; les autres s’appellent le White’s River, le Middle-River etle Simson’s River. Puis, longeant à distance l’Escambia, on se tient sur un plateauqui la sépare du Black Water, autre tributaire de la baie de Pensacola, qui s’y dé-verse dans une vaste anse, située à l’est de celle où se jette l’Escambia. A 77,550 m dePensacola , on rencontre le Conecuh, affluent de gauche, qu’on traverse. On se tientensuite sur la rive de l’Escambia; vis-à-vis du confluent du Sepulgah, on tourne plusdirectement au nord, et, par le vallon du Pigeon Creek, l’un des tributaires de l’Escam-bia, puis par celui du Three Run, affluent du Pigeon Creek, on arrive à un plateau quisépare le bassin dont la baie de Pensacola forme le déversoir, d’un autre beaucoupplus spacieux, qui enveloppe au nord le bassin de Pensacola , et dont les eaux s’écou-lent dans la baie de Mobile. C’est le bassin de l’Alabama , où est la ville de Montgo-mery. Le point culminant est à 203,470 m de Pensacola , et à 48 kilom. de Mobile. Sahauteur est de 127 m , 19 au-dessus de la baie de Pensacola. On descend vers Mont-gomery par le vallon du Pinchoma, et en coupant ceux du Pintlala et du Catoma.

Étudié d’abord par M. Graham, des Topographical Engineers, ce chemin le futde nouveau et définitivement par M. W. S. Campbell, qui s’était formé à l’école deM. Moncure Robinson.

Le pays offre des difficultés modérées. De Pensacola à la traversée du Conecuh, il estfaiblement ondulé. De là au point culminant entre le bassin de Pensacola et celui deMobile, il est plus favorable encore. De ce point culminant à Montgomery, il y a plusd’inégalités. Les pentes adoptées par M. Campbell n’ont rien d’excessif. Après avoirpassé l’Escambia pour s’élever jusqu’au plateau, on rencontrerait une rampede6,680 m ,inclinée à raison de 0 m ,0066 par mètre. Ensuite, pendant 36,220 m , l’inclinaison ne dé-passerait pas en général 0 m ,0028 à 0 m ,0038. Il y aurait cependant de petites rampesplus rapides , sans qu’aucune dépassât 0 m ,0057 par mètre. On descendrait vers le Co-necuh , par une rampe de 7,680 m , inclinée de 0 m ,0070 par mètre. Du Conecuh au pointde partage entre les deux bassins de Mobile et de Pensacola , les pentes varieraientcommunément de 0 m ,0008 à 0 m ,0030; pour de courts intervalles, elles iraient de0 m ,0030à 0 m ,0057. De là, à Montgomery, il n’y en aurait pas de plus de 0 m ,0055 parmètre.

Les courbes offriraient un développement total de 42 kilom. seulement. C’est unsixième de la ligne entière; elles auraient uniformément un rayon de l,878 m ,80.

Le plus grand obstacle se présente au passage de l’Escambia, à 16 kilom. de Pensa-cola . La rivière, partagée en plusieurs branches, s’épand au travers d’un marécage, etla largeur de la vallée marécageuse est de 5,820 m . La branche principale a 4 m ,88 d’eau;les autres ont moyennement 3 m ,66. Le projet de M. Campbell était de construire unviaduc, sur des pilotis espacés de l m ,83 de centre à centre, en tout sens. Ces pieux, re-cépés à l m ,22 au-dessus du marais, eussent été reliés par des chapeaux formés de pièces