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CINQUIÈME PARTIE.
embranchement inachevé sur Germantown. C’est un ouvrage d’une mauvaise exécu-tion, long de 34 kilom. dont 7 \ représentent l’embranchement; le chemin de fer dePhiladelphie à Mount Carbon lui est parallèle et lui fait une concurrence fatale, touten suivant l’autre rive du Schuylkill.
chemin de fer pontchartrain.
Nous n’avons à citer aucun chemin de fer pour le service de la banlieue des autresmétropoles, jusqu’à la Nouvelle-Orléans où l’on remarque les deux petites lignes dulac Pontchartrain et de Carrolton.
La première, tracée du Mississipi au lac Pontchartrain, unit la Nouvelle-Orléans àcette vaste nappe d’eau qui, elle-même, par l’intermédiaire de la baie appelée lac Bor-gne et par les passes comprises entre la côte ferme et une suite d’îles, reçoit les bateauxà vapeur venant de Mobile et des parages plus à l’est. Ce chemin de fer va, à peu prèsdu S. au N., dans cette région plate et marécageuse , recouverte de cyprès, qui borde leMississipi . Il est rectiligne, à l’exception d’un léger coude qu’on a dû admettre à l’entréeen ville, pour rejoindre les terrains appartenant à la compagnie sur le bord du fleuve.D’une extrémité à l’autre, il n’y a que 0 m ,61 de différence du niveau. Pendant un faibleintervalle aux abords du fleuve, à cause du relèvement qu’offre constamment le solcontigu au Mississipi (1 er volume, page 75), la pente est de 0 m ,0333 par mètre. La lon-gueur totale est de 7,267 m . Traversant un sol plus qu’humide, ce chemin exige beau-coup do surveillance et d’entretien.
Du côté du lac, le chemin de fer se termine par une jetée qu’il a fallu prolonger assezavant, parce que, le fond du lac se raccordant avec le sol par une pente très-douce,il y a assez loin de la rive au point où les bateaux à vapeur trouvent une profon-deur suffisante. Large de 9'",15, cette jetée a 800 m de long. Elle est bordée à sonextrémité, sur un espace d’environ 120 m , par deux plate-formes immédiatement atte-nantes qui servent de débarcadères, car les bateaux à vapeur y déposent leurs mar-chandises. Afin d’avoir toute facilité pour charger ensuite celles-ci sur les wagons, leniveau des plate-formes est à 0 m ,76 au-dessus de la jetée. Il a fallu ménager autour del’extrémité de la jetée une sorte déport où les bateaux à vapeur, pendant leur charge-ment, fussent garantis de la vague du lac. A cet effet, deux abris en bois, appuyés contredes pilotis, longent la jetée à 57 m d’intervalle de chaque côté, sur 357 m . En avant est unbrise-lames de 183“ de développement. Entre le brise-lames et les abris longitudinauxil y a de chaque côté une ouverture ou passage, de 40 m .
Le chemin est à une voie; la jetée en offre deux. Il a coûté cher parce qu’il est fortdifficile de travailler dans ces marécages; la jetée avec ses accessoires a été particu-lièrement dispendieuse. On estimait, au commencement de 1835, que la dépense avaitété de 2,542,229 fr. La jetée seule avec ses dépendances avait absorbé la moitié de cettesomme.
Le chemin repose sur des traverses en bois de cyprès, espacées de l m ,52, recouvertesde longrines du même bois de 0“,178 sur 0 m ,229, sur lesquelles est assis un rail à base