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— ÉTYM. ’AvTi<Trpo<prl, de àvcî, à l’opposite (voy.anti) . et strophe.
ANTISYPHILITIQUE ( an - ti- si - fi-li-ti- k’ ), adj.Terme de médecine. Propre à guérir la syphilis.|| S. m. Les antisyphilitiques.
— ÉTYM . ’Avtî, contre (voy. ànti), et syphili-tique.
t ANTITHÉÂTRAL, ALE (an-ti-té-â-tral, tra-1’),adj. Néologisme. Qui ne convient pas au théâtre, àla scène.
| ANTITHÉNAR, s. m. Terme d’anatomie. Portionde la main qui s’étend depuis la hase du petit doigtjusqu’au poignet.
— ÉTYM . Anti, à l’opposite, et thénar.ANTITHÈSE (an-ti-tè-z’), s. f. j| 1» Figure derhétorique qui exprime une opposition de penséesou de mots. Ceux qui font les antithèses en forçantles mots, pasc. P. Éloq. e. L’antithèse est une op-position de deux vérités qui se donnent du jour l’uneà l’autre, la bbüy. 1 . L’antithèse d’expression n’estpas cachée, celle d’idées l’est : Tune est variée, l’au-tre non, montesq. Des beautés. || 2° En philosophie,proposition opposée à une thèse. La thèse et l’an-tithèse composent une antinomie. || 3° En algèbre,transposition des termes d’une équation. Inusité au-jourd’hui.
— ÉTYM . ’Avvlûeuiç, de àvri, contre (voy. anti),et thèse.
ANTITHÉTIQUE (an-ti-tè-ti-k’), adj. || 1“ Quitient de l’antithèse. Le tour antithétique de certainsauteurs. || 2° En termes de philosophie, qui con-tient une antithèse.
ANTITONNERRE, s. m. anc. syn. de paratonnerre,f ANTITIUNITAIRE, s. m. (an-ti-tri-ni-tê-r’).Terme d’histoire ecclésiastique.Nom que l’cn donneaux hérétiques qui ne croient pas à la Trinité, etparticulièrement aux sociniens.
— ÉTYM . Anti, contre, et trinité.j-ANTITROPE (an-ti-tro-p’), s. m. Mot qu’on aemployé pour désigner collectivement l’ironie, lesarcasme, l’euphémisme.
— ÉTYM . Anti, contre, et trope,j- ANTITROPE (an-ti-tro-p’), adj. Terme de bota-nique. Embryon antitrope, embryon dirigé en senscontraire de la graine.
— ÉTYM . ’Avtî, en sens inverse, et vpÉTtsiv tour-ner (voy. trope).
f ANTIUNIONISTE (an-ti-u-ni-o-ni-sf), s. m. Ce-lui qui est opposé à la réunion de deux sectes reli-gieuses, de deux pays, de deux peuples.
ANTIVÉNÉRIEN, IENNE (an-ti-vé-né-riin, riè-n’), adj. Terme de médecine. Propre à guérir lesmaux vénériens. || S. m. Les antivénériens.
— ÉTYM . Anti , contre, et vénérien.ANTIVERMINEUX, EUSE (an-ti-vêr-mi-neû,neû-z’), adj. Qui est propre à détruire les vers.
— ÉTYM . Anti, contre, et vermineux.f ANTIZYMIQUE (an-ti-zi-mi-k’), adj. Terme dechimie. Qui empêche la fermentation de se déve-lopper.
— ÉTYM .’Avvt, contre, et Ç0[«i, fermentation,f ANTLIE (an-tlie), s. f. Terme de zoologie. Ins-trument oral des papillons.
— ÉTYM . Antlia, pompe,t ANTOECIEN (an-té-siin). Voy. antécien.
■f ANTOILLIER (an-toi-llé, Il mouillées), s. m.Terme de vénerie. Le même que andouiller.
f ANTOINE (SAINT-). Ordre de St-Antoine, ordremilitaire institué en Hainaut, l’an 1382, par le comteAlbert de Bavière, par reconnaissance de Ta gué-rison d’une maladie appelée feu St-Antoine. La mar-que de l’ordre était un collier en forme de corded’ermite auquel pendait un bâton pour s’appuyer etune petite cloche.
f ANTOISER (an-toi-zé), v. a. Mettre du fumieren tas.
• f ANTOIT (an-toi), s.m. Terme de charpentier demarine. Sorte de levier coudé, en fer, et pointupar une de ses extrémités.
f ANTONIN (an-to-nin), s. m. Nom d’un ordrereligieux (chanoines réguliers de St-Antoine), fondédans le si* siècle sous la règle de Saint-Augustin,par un prieur viennois, nommé Antoine, pour pren-dre soin des malades atteints du feu sacré ou feuSt-Antoine. Ils portaient sur leurs habits la figured’un T ; elle représente une potence pour marcher.
ANTONOMASE (an-to-no-mâ-z’), s. f. Sorte desynecdoque qui consiste à prendre un nom communpour un nom propre, ou un nom propre pour unnom commun. Un Zoïlepour un critique; l’Orateurromain pour Cicéron .
— HIST. xvi' s. Il a esté si plaisant en sa vie,que, par une antonomasie, on l’a appelé le Plai-santin, desper. Contes, i.
— ÉTYM . ’Avrovogasia, de àwl, en place de (voy.anti), et évoga, nom; êvopa et nom ayant mêmeradical, voy. nom.
f ANTONYMIE (an-to-ni-mie), s. f. Oppositionde mots ou de noms qui offrent un sens contraire.
— ÉTYM . ’Avvl, opposition, et ôvupa ou ôvop.a,nom.
ANTRE (an-tr’), s. m. ||1“ Caverne, grotte natu-relle profonde et obscure. Ces antres, ces trépiedsqui rendent les oracles, volt. Œdipe, n, 5. || 2° Fig.Les antres de la police, de l’inquisition. || 3* Termed’anatomie. Nom donné à certaines cavités des os.
—• SYN. antre, caverne, grotte^ Caverne, lieuvide, concave, en forme de voûte, est le terme gé-nérique. L’antre et la grotte sont des cavernes; maisl’antre est une caverne profonde, obscure, noire;la grotte est une caverne pittoresque, faite par lanature ou de main d’homme.
— ÉTYM . Antrum , àvvpov ; sanscrit, antara, fente,caverne. Antara signifie proprement intervalleet se rattache ainsi à la préposition latine inter (voy.entre). Provenç. antre; espagn. et ital. antro.
ANTRUSTIONS (an-tru-sti-on), s. m. plur. Volon-taires qui, chez les Germains, suivaient les princesdans leurs entreprises. Les formules de Marculfe dé-signent ces volontaires par le nom d’antrustions,MONTESQ. Esp. XXX, 16.
— ÉTYM . Bas-lat. antrustio, mot d’origine ger-manique, de an, en, et trust, fidélité.
t ANUER (a-nu-é), v. a. Terme de chasse. Choi-sir, quand les perdrix partent, le moment favorablepour les tirer.
ANUITÉ, ÉE (a-nui-té, tée), part, passé. Surprispar la nuit. Ces voyageurs anuités s’égarèrent.
ANUITER (S’) (a-nui-té), v. rèfl. Être surpris enchemin, parla nuit.
— HIST. xiii* s. Ensi s’empartirent, quant il fuanuitié, le petit pas, villeh. cxlv. Quant ore voitla dame qu’ens au bois lui anuité, Berte, xxxvu.Povre hostel ot la dame, quant vint à l’anuitier,ib. xxxviii. Et la pierre si clere estoit, Que, main-tenant qu’il anuitoit, L’en s’en veïst bien au be-soing Conduire d’une liue loin, la Bose, 1107. Ordisons ainsi, que à l’anuitier revenimesde la péril-leuse bataille desus dite, joinv. 230. ||xiv* s. Ettant ala Bertran et avant et arrier,.Que le bon ducd’Anjou trouva ung anuitier, Qui Bertran honnouraet le volt festier, Guescl. 17334. ||xv* s. Environl’anuiter, ce jeudi au soir vinrent les nouvelles àBruges de la déconfiture de la bataille, froiss. ii,ii, 199. || xvi* s. Te faudrait voir tous ces vieux ro-mans et poetes françois où tu trouveras un anuic-ter, pour faire nuict.... et mil’ autres bons mots,que nous avons perdus par nostre négligence, du-bell. i, 29, recto. D’une entre-suivante fuyte II
ajourne, et puis enuyte, in. iii, 78, verso . et
quand il anuytoit, Le fier Enée en songe l’agitoit, id.iv, 19, verso.
— ÉTYM . Anc. franç. anuit, de à et nuit. Anuit,qui signifiait cette nuit, était un excellent mot en-core conservé dans quelques provinces.
t ANURIE (a-nu-rie), s. f. Terme de médecine.Suppression de la sécrétion urinaire.
— ÉTYM . ’Av ou à privatif, et oîpov, urine (voy.urine).
ANUS (a-nus’), s. m. || 1° Orifice du rectum.
12° En zoologie, dépression qu’offre assez souvent,en avant du sommet, la partie dorsale de la face ex-terne d’une valve de coquille bivalve, quand onl’envisage sur les deux valves à la fois.
— HIST. xvi* s. Les parties chaudes et humides,comme sont les parties honteuses, la bouche, la ma-trice, l’anus, paré, x, 17.
ANXIÉTÉ (an-ksi-é-té), s. f. || i* Angoisse d’es-prit. Etre dans une grande anxiété. 11 2“ En termes demédecine, état de trouble et d’agitation, avec sen-timent de gêne et de resserrement à la région pré-cordiale. Inquiétude, anxiété et angoisse sont troisdegrés du même état.
— ÉTYM . Anxietas, d eango, serrer (voy. angine);provenç. anxietat; ital. ansietà.
f ANXIEUX , EUSE (an-ksi-eû, eû-z’),ad/.Termede médecine. Qui a le caractère de l’anxiété, qui ex-prime l’anxiété. Un regard anxieux.
AORISTE (a-o-ri-st’. L’Académie dit qu’on pro-nonce oriste; cette prononciation n’est pas en usage,et, dans les collèges, on dit a-o-riste), s. m. Termede grammaire. Temps de la conjugaison grecquequi répond à notre passé défini, je fus, je fis. || Dans
la conjugaison française, quelques-uns donnent cenom au prétérit simple ou défini.
— ÉTYM . ’Aopiavo;, de à privatif, et épierè;, dé-fini, de ôpiÇw, borner (voy. horizon).
AORTE (a-or-t’), s. f. Artère qui sort du ven-tricule gauche du coeur.
— étym. ’Aopin- Ce nom est employé par Hippo-crate pour signifier les bronches. Plus tard Aristote l’appliqua à la grande artère. ’Aopri) vient du verbeàépw, suspendre, et signifie ce qui est suspendu,dénomination qui convient assez bien aux bronches.’Aépw tient à aïpw, lever (comparez artère).
f AORTIQUE (a-or-ti-k’), adj. Terme d’anatomie.Qui tient à l’aorte ; qui a rapport à l’aorte. Ouvertureaortique du diaphragme.
f AORTITE (a-or-ti-t’), s. f. Terme de médecine.Inflammation qui affecte la tunique externe del’aorte, la seule qui soit vasculaire.
AOÛT (ou; l’a ne se prononce pas; pourtantquelques personnes prononcent a-ou ; le ( ne se liepas; la mi-aoùt, dites la mi-ou), s. m. || 1“ Le hui-tième mois de l’année grégorienne. Je consens debon cœur, pour punir ma folie, Que tous les vinspour moi deviennent vins de Brie, Qu’à Paris le gi-bier manque tous les hivers, Et qu’à peine au moisd’août on mange des pois verts, boil. Sat. m.|| 2" La mi-août, le quinze du mois d’août, l’As-somption de la Vierge . || 3° L’août, la moisson.L’août n’a pas commencé. Je vous paîrai, lui dit-elle, Avant l’août, foi d’animal, la font. Fab. i, 1.Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août, id.ib. v, 9. || On a promistelle somme à ce valetpour sonaoût, pour son travail pendant la moisson. || Pro-verbes. En août et vendanges, il n’y a fêtes ni di-manches. || Août donne goût, c’est la températuredu mois d’août qui fait que le vin est bon ou mau-vais.
— HIST. xiii* s. Après la miaoust, [je] ne quiersque vous en mente, Berte, x. Et en cel delai pen-dant, se blés venoit à meillor marcié parl’aoust quivenroit en cel delai ou par autre coze, beaum. xxxvii,4. || xiv’ s. Qui trespassa le lundi à xiii jours d’a-houst, l’anMcccLxxxi. Bibl. des Chartes, St’série, t. u,p. 613 . En l’aoust et moisson, nu cange, augustus.|| xv* s. Le jour de la Notre-Dame en mi-aoust,froiss. ii, iii, 6. Le pays.... est si chaud que à l’en-trée du mois de juin l’aoust y est passé, id. ii, iii,60 . Cinq gerbes de blé par lui prinses à diversesfois es champs et aoust, quant il venoit de la-bourer et aouster, id. ib. Le suppliant aloit en es-pérance de bailler son aoust à compaignons de-meurant illec, id. ib. || xvi* s. Quelle est la saisonde Tannée quand plus lasche le faits ?—Aoust (Fredonne répond que par monosyllabes) , rab. Pant.v, 18. Esparties septentrionales, les bleds ne sont couppésqu’en aoust, duquel mois, à telle cause, la cueillette en porte le nom , de lui, en tels endroits,dite l’aoust, o. de serres, 129 . Nous avons un'diphthongue de a et ou que nous escrivons paraou, comme en ce mot,aoust; c’est en ce seul motqui se prononce aujourd’hui par la simple voyelleoust, et n’est jà besoin pour un mot, de faire uneregie, ramus dans ménage.
— ÉTYM . Berry, août, en deux syllabes; picard,eut, moisson ; bourguig. oou ; wallon awous’, aous’,moisson; génev. ouste; provenç. agost, aost; es-pagn. et ital. agosto; du latin, augustus, mois ainsinommé d’après l’empereur Auguste (voy. auguste).Au xvi* s. Palsgrave , p. 11 et 15, dit qu’on pro-nonçait dô. Mais dès ce temps-là, comme on le voità l’historique, beaucoup le faisaient monosyllabe.Dans les temps antérieurs, aoust était de deux syl-labes, comme les vers le montrent.
AOÛTÉ , ÉE (a-ou-té, tée), part, passé. || 1° Mûripar la chaleur. Melons aoûtés. || 2" En termes de jar-dinage, se dit des jeunes branches dont le bois s’estendurci avant l’hiver. Les bourgeons n’étant pasparvenus à ce degré de maturité que les jardiniersappellent aoûté, buff. Exp. sur les végét. 4* mém.
f AOÛTEMENT (a-ou-te-man), s. m. Action des’aoûter. L’aoûtement peut être provoqué et précipitépar la chaleur, par la ligature ou l’incision annu-laire , par l’ablation de l’extrémité des rameaux.
AOÛTER (a-ou-té) || i* V. a. Rendre mûr. || Peuusité excepté au participe. || 2° F. n. ou v. ré fl. De-venir mûr. On dit vulgairement que les bourgeonsaoûtent, ou mieux qu’ils s’aoûtent, se fortifient.
— HIST. xm* s. Quand il vendengent et aoustent,Pour ce leur pain rongent et broustent, du cange,augustare. || xiv’ s. Il s’en estoit alé aouster pourgaigner parmi son labour du blé pour sa femme etenfans, id. ib. Comme le dit Estienne, sa femme et