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nn jeune valeton soiassent jsciassentj et aoustassenten une piece de blé, du cange, augustare.
AOÜTERON (a-ou-te-ron), s. m. Ouvrier loué pourles travaux de la campagne dans le mois d’août.
— HIST. xv' s. Les autres aoustéurs alerent aucri, du cange, augustare.
— ÉTYM . Aoâter; picard, éouteux, moissonneur.
t AP.... ou APO.... Préfixe qui indique écarte-ment, séparation, distinction, intervalle, et qui estle grec ino. ’Anb est la préposition latine a ou ai.
f APAGOGIE (a-pa-go-jie), s. f. Terme de rhéto-rique. Sorte de démonstration par laquelle on faitvoir la vérité d’une chose en prouvant l’impossibilitéou l’absurdité du contraire.
— ÉTYM . ’AT.afioyi] , action d’emmener, de ànb ,indiquant séparation, etâyeiv, conduire (voy. agir).
APAISÉ, ÉE (a-pè-zé, zée), part, passé. Où lapaix a été mise. La sédition apaisée. Les flots apai-sés peu à peu. Coriolan ne put être apaisé que parsa mère, boss. Ilist. i, 8. Arrêtez-vous, Seigneur,et d’une âme apaisée Souffrez que je vous livre unevengeance aisée, corn. Poly. v, 6. Je veux croireaprès vous que tout est apaisé, id. Rodog. m, 4.
t APAISEMENT (a-pê-ze-man), s. m. Action d’a-paiser, état de ce qui est apaisé. L’apaisement desflots, des esprits. J’ai mille fois éprouvé, en entrantdans une église, un certain apaisement des troubles■du cœur (pour parler comme nos vieilles Bibles),CHATEAUBR. Italie , 90.
— REM. Ce mot, qui n’estpas dans le Dictionnairede l’Académie, est ancien et d’un très-bon usage.
— HIST. xv' s. Si envoyèrent à Ortais quatre hom-mes, lesquels estoiSnt chargés du demourant dupays pour faire le apaisement, froiss. h, iii, 58.De toutes ces choses, ces traités et ces apaisemens onne parloit en rien au comte de Flandre , id. ii, ii,188 . Quant ils virent ladite noise, chacun s’employaà l’apaisement d’icelle, louis xi, Nouv. lxii. Tantpour son bien comme pour son appaisement, G.chastel. Chr. des ducs de Bourg, ii, 3.
APAISER (a-pè-zé), v.a. || 1° Mettre la paix, fairecesser l’émotion, la colère, en parlant des personnesou des choses personnifiées. Apaiser un père irritécontre son fils. Apaiserle peuple. Apaiser un chien enlui jetant à manger. Apaiser les mânes, la terre, pardes sacrifices. Pour apaiser mon sang et mon ombreplaintive, rac .Phèd.v, 6. Je m’apaiserais Rome avecvotre supplice, corn. Pomp. iii, 2. || 2° Faire cesser;rendre moins violent, moins agité, en parlant deschoses. Comment on pourrait apaiser la colère desDieux . Apaiser une sédition. Apaiser des querelles.Apaiser les souffrances, la douleur, les chagrins, lesregrets. Apaiser la faim, la soif. Apaiser les flots, lamer, la tempête, le vent. Apaisez donc sa crainte,corn. Polyeucte, i, I. Apaise, maChimène, apaise tadouleur, id. Cid, ii, 3. Apaisez son courroux, id.ib. 2 . Daignez d’un roi terrible apaiser le courroux,rac. Esth. iii, 5.
s’apaiser, v. réfl. || 1" Être en paix, n’être plus encolère ; en parlant des personnes ou des choses per-sonnifiées. Il s’apaisera bientôt. Cette grande co-lère s’apaisera bientôt. Apaise-toi. Il ne s’apaiseque pour.... labruy. 6. Je ne m’apaise point, mol.l’Étour. iii, 5 . Les dieux vont s’apaiser... rac. Iph.m, 3. Mon cœur court après elle et cherche à s’a-paiser, id. Andr. ii, 5. || 2° Devenir moins violent.La douleur physique s’apaise. La douleur morales’apaise avec le temps. La sédition venant à s’a-paiser. Le vent, la tempête s’apaise. L’incendies’apaisa peu à peu. Cela s’apaise en vingt-quatreheures, sév. si.
—REM.L’Académie écrit apaiser par un seul p et ap-pauvrir par deux. Il faudrait établir la conséquence,et mettre partout ou un seul p pour simplifier l’ortho-graphe , ou deux p pour témoignage de l’étymologie.
— SYN. apaiser, calmer. Apaiser, c’est rendre lapaix; calmer, c’est rendre le calme. Comme calmeest d’une signification plus étendue que paix, cal-mer est plus compréhensif que apaiser. On apaise unhomme, quand on fait disparaître sa colère; on lecalme non-seulement dans ce cas, mais aussi quandil est livré à la peur, à l’inquiétude, à l’impatience,à la curiosité. Cette distinction indique la significa-tion de ces deux verbes dans les emplois divers qu’ilsreçoivent.
— HIST. xii' s. Pour ce voulons qu’elle soit apa-sée, Ronc. p. 23. II et Rolant me firent apaier[faire paix], ib. p. <65. Por la destroite guerre fineret apaier, Sacc. iv. || xm' s. Quand Constance levoit, tous li cuers 1’ [lui] en apaie [en devient apai-sé, satisfait], Berte. lviii. Ne vous chaut, dit li
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rois, bien m’en tien apaiés, ib. cxx. Il en eust estémal baillis, se la roine Blance ne fust, qui fisttantqu’il fu apaisiés à son filz, Chr. de Rains, 191.Avoi, dist il, por le cors dé; Dangier aviés apaisié,S’aviésle bouton baisié, la Rose, 7285. La mer n’iertja si apaisie, Qu’el ne soit troble à poi de vent, ib.3504. Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encoressaier Se tu verras par aventure Ce dont tu ies ensi grant cure, tb. 1345. Mais certes qui le voir [vrai] enconte, Moult font famés à Dieu grant honte, Commefoies et desvoiées, Quant ne se tiennent apoiées Dela biauté que Diex lor donne, ib. 9080. Se li pre-miers procureras rent conte au deerrain, tel qu’il setiengne apaiés, li sires.... ne l’en pot riens deman-der, beaum. 85. Et ne soies mie apeisiez, sireDieux , à ceux qui ne se repentent de leur malice,Psautier, n° 258, f° lot. De ces gens estranges quele roy avoit apaisié [reconcilié], li disoient aucunsde son conseil que il ne fesoit pas bien, quant il neleslaissoit guerroier, joinv. 292. Dont mainte gentse tindrent mal apayé [mal satisfaits] de ce que leroy deffit les bones coustumes anciennes, id. 217.Alez, dit le roy, si vous apaisiés au conte de Bre-taingne, et puis si ferons nostre mariage, id. 289.Sitost comme le soudanc de Damas fu apaisiés àceulz d’Egypte , il manda sa gent qui estoient à Ca-dres, id. 272. Je ne sais pas comment le serementfu atiré [fait], mez li amiral se tindrent bien apaiédu serement le roy et des autres riches homes quilà estoient, id. 247. Que cil, entour que li vallés sesoit aloués, se tiegne apaié du vallet et de sonservice, Liv. des met. 172. || xv* s. Et ledit messireHervey devoit pourchasser d’autre part que ceux dededans seraient apaisés envers messire Charles,quit-tes et delivres, et ne perdraient rien de leur avoir,froiss. 1, 1, 176. Force et povoirpuist [qu’il puisse]avoir à son chois, Tant qu’apaisier puist son pais etterre, e. desch . Du nom du roi Charles. |[xvi' s.Par oraisons et sacrifices apaiser l’ire des dieux,mont. 1, 64. Et combien que la commune mutinéemenast un fort grand bruit, toutefois quand elle leveit, elle s’appaisa, et luy donna paisible audience,amyot, Cor. 61. La tourmente, comme par miracle,s’estoit tout expressément appaisée, et estoit de-mourée la mer fort calme et tranquille, amyot , Ti-mol. 28.
— ÉTYM . Bourguig. époisai ; provenç. apagar,apaguar, apaiar, apaziar; espagn. apagar; ital.appagare; de ad (voy. À), et pacare, faire_paix(voy. payer).
t APAISEUR (a-pè-zeur), s. m. Celui qui apaise.
— HIST. xm' s. Benoit soient tuit li apaiseur,JOINV. 292.
APALACHINE (a-pa-la-chi-n’), s. f. Terme debotanique. Arbrisseau qui croît particulièrement surles monts Apalaches, en Amérique , et dont lesfeuilles se prennent en infusion théiforme.
APANAGE (a-pa-na-j’), s. m. || 1° Terme de léoda-lité. Terres ou certaines portions du domaine royalqu’on donne aux princes pour leur subsistance, maisqui reviennent à la couronne après l’extinction de leursdescendants mâles. || 2“ Par analogie. L’ile fut lorsdonnée en apanage À Lucifer, la font. Papef. || 3“ Ledroit ou le pouvoir exercé. Dans ce sens on disaitavoir apanage sur une contrée. || 4° Fig. Ce qui estle propre de quelqu’un, de quelque chose. Les infir-mités sont l’apanage de la vieillesse. Le fanatisme etles contradictions sont l’apanage de la nature hu-maine, volt. Moeurs, Inde . Le présent seul est denotre apanage, Et l’avenir peut consoler le sage,Mais ne saurait altérer son repos, id. Épit. xli, 22.La liberté, la paix, qui font notre apanage, id. Scy-thes, iv, 2. C’est l’apanage de la créature d’êtresujette au changement, boss. Lettres abb. 72. Leduc d’York s’étant persuadé qu’elle [la dame] était deson apanage, iiamilt. Gramm. 9.
— HIST. xiv' s. Le dit Jehan son frere ne devoit,ne ne povoit demander en la dite comté de Bloisque apanage tant seulement, du cange, apanare.|| xv' s. Et depuis le roi leur offrit bailler le pais deChampaigne et Brie, pour le dit ampanaige, J. detboyes, Chron. 1465.
— ÉTYM . Forme non latine apanaticum, de ad(voy. A) et panis, pain; action de donner du pain;provenç. apanar, nourrir. On trouve apanager dansle sens de mettre les pourceaux au gland, mais alorsil vient de paslinagium, pâturage.
APANAGÉ , ÉE (a-pa-na-jé, jée), part, passé.Saint-Cloud avait été une source de besoins à Mon-sieur si prodigieusement apanagé, st-simon ,307,26.
APANAGER (a-pa-na-jé; la syllabe ge garde son| e devant a et 0 : j’apanageais), v. a. || 1“ Donner un
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apanage. Le prince Antonio de Parme, que le ducson frère disait n’avoir pas moyen d’apanager, st-sim. 460. 27. || 2° En ancienne jurisprudence, don-ner à un de ses enfants quelques biens à titre d’é-tablissement, en le faisant renoncer à la successionpaternelle.
— llIST. xiv' s. Jehan demandoit à avoir sa por-tion de la succession des biens de leur dame etmere; et Loys disoit que il le devoit apanner toutseulement, quar il estoit ainsnez, du cange, apa-nare.
APANAGISTE(a-pa-na-ji-st’). || 1 “Adj. Qui possèdeun apanage. Un prince, une princesse apanagiste.|| 2° S. m. et f. Un, une apanagiste.
t APANTUISMÉ (a-pan-ti-sm’), s. m. Terme didac-tique. Chute des fleurs. '
— ÉTYM . ’Auô, exprimant chute, et âv8oç, fleur.
f APANTIIROPIE (a-pan-tro-pie), v. f. Terme demédecine. Fuite loin des hommes et des lieux habi-tés.
— ÉTYM . ’A ni, exprimant éloignement, et âv0pw-tcoç, homme.
f APAPELARDIR (S’) (a-pa-pe-lar-dir), v. réfl.Devenir papelard.
f APARITHMÈSE (a-pa-ri-tmê-z’), s.f. Synonymed’énumération. Figure de pensée la plus communequi consiste à séparer un tout en ses diverses par-ties, que l’on énumère successivement.
— ÉTYM . ’Anapl9|xn<rn, de àno, indiquant sépara-tion, et àpi0p.£îv, compter (voy. arithmétique).
APARTÉ ou mieux A-PARTE (a-par-té). Cesont deux mots latins qui signifient à part, de côté,séparément. || 1° Adv. Ce vers doit être dit aparté parl’acteur, c’est-à-dire à part, ou de manière que lesautres personnages ne l’entendent pas. || 2° S. m. Unaparté, des aparté, ce qu’un acteur sur le théâtredit aparté. || 3° Terme de philosophie scolastique.S’employait pour restreindre à un seul côté, à uneseule partie ce qui pouvait être considéré en deuxouplusieurs sens. On distinguait par exemple l’éter-nité a parte ante, savoir dans le passé, et a partepost, savoir dans l’avenir; et de même l’universela parte rei, du côté de la chose, et a parte per-sonæ, du côté de la personne.
— ÉTYM . i, ab, et pars, partie (voy. part s. f.).
APATHIE (a-pa-tie), s. f. || 1' Terme de philoso-phie. État d’une âme qui ne se laisse émouvoir à au-cune passion. L’apathie du sage des Stoïciens .|| 2" Indolence à agir, à sentir. Il est d’une apathiedont rien ne peut le faire sortir.
— HIST. xvi' s. Une apathie bestiale des âmesbasses et plattes du tout, charron, Sagesse,11, i.
— ÉTYM . ’Aitâ0eia, de à privatif, et de itaOo;affection, passion (voy. pathos).
APATHIQUE (a-pa-ti-k’), adj. || 1° Qui est insen-sible à tout. Un homme apathique, une femme apa-thique. Apathique humeur. C’était un gros homme,d’une figure calme et apathique, chateaubr. Ilin147. || 2° Nom donné par les grammairiens grecs auxvers où il n’y avait pas de faute de quantité ni d’al-tération matérielle des mots.
j- APATHISTE (a-pa-ti-st’), s. m. Sectaire qui re-gardait l’apathie comme un moyen de salut.
t APELLITE (a-pèl-li-t’), s. m. Sectaire qui attri-buait à Jésus-Christ un corps aérien, méprisait laloi et les prophètes, et niait la résurrection.
— ÉTYM. Apelles , qui, d’abord sectateur de l’hé-résie de Marcion , fut rejeté par lui et fut auteurd’une nouvelle secte.
j-APENS (a-pan), s.m. Vieux mot usité seulementdans cette locution guet-apens (voy. guet-apens).
APEPSIE (a-pè-psie), s. f. Terme de médecine,Mauvaise digestion; défaut de digestion.
— ÉTYM . ’Amtbia, de à privatif, et de néaaiù,cuire; comme tzéggo) et coquere ont le même radi-cal , voy. CUIRE.
f APERCEPTIBILITÉ (a-pèr-eè-pti-bi-li-té),s.f. || l'Qualité de ce qui est aperceptible. || 2° Termedidactique. Faculté de percevoir les impressions.
t APERCEPTIBLE (a-pèr-sè-pti-bl’), adj. Termedidactique. Susceptible d’être aperçu, perçu.
— ÉTYM . Appercipere (voy. apercevoir).
f APERCEPTIF, IVE (a-pèr-sè-ptif, ti-v’), adj.Terme didactique. Qui a la faculté d’apercevoir, depercevoir.
f APERCEPTION (a-pèr-sè-psion), s. f. Terme dephilosophie. Opération de l’esprit quand il se consi-