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Tome premier. A - C.
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— ÉTYM. ’Atiô^oyo;, récit, de à 7 iô, et >. 670 ;, dis-cours (voy. LOGIQUE.)

fAPOLTRONNIR (S’) (a-pol-tro-nir), v. réfl.||1" Devenir poltron. Mot qui, se comprenant sanspeine, peut être repris. || 2° Y. a. Terme de faucon-nerie. Empêcher un oiseau de chasser le gros gibieren lui coupant les ongles de derrière.

— HIST. xvi* s. Un jeune homme doit esveillersa vigueur et la garder de moisir et s’apoltronnir,mont, iv, 2 B 9.

— ÉTYM . À et poltron.

t APOLYSE (a-po-li-z’), s.f. Nom que les Grecsdonnent à la partie de leur messe qui répond à notreIte, missa est.

— ÉTYM . ’AicéXuuiç, action de détacher, de con-gédier, de â 7 co, indiquant séparation, et Wstv,dé-tacher.

f APOMÉCOMÈTRE (a-po-mé-ko-mè-tr’), s. m.Terme de géométrie. Instrument qui sert à mesurerla distance des objets éloignés.

— étym.’A irà, indiquant éloignement, [ 1 - 4 x 0 ;,longueur, et pixpov, mesure.

f APOMÉCOMÉTRIE (a-po-mé-ko-mé-trie), s. f.Terme d’art militaire. Art de mesurer une distanceau moyen des pas d’un homme qui marche.

— ÉTYM . Voy. APOMÉCOMÈTRE.

APONÉVROSE (a-po-né-vrô-z’), s. f. Terme d’a-natomie. Membrane blanche, luisante, très-résis-tante, servant ou de terminaison ou d’intersectionaux muscles ou d’enveloppe aux membres.

— hist. xvi’ s. Les aponeuroses des muscles obli-ques et transversaux, paré, i, 7.

— ÉTYM . A 7 toveûpwoiç, de ôtco, indiquant chan-gement, etveûpwoïc, formation de nerf (voy. nerf) ;mot à mot, transformation du muscle en nerf,parce que dans l’antiquité on considérait commenerveuses les parties tendineuses et albuginées.

APONÉVROTIQUE (a-po-né-vro-ti-k’), adj. Quiappartient, a rapport aux aponévrose?.

— étym. Aponévrose.

t APONÉVROTOME (a-po-né-vro-to-m’), s. m.Terme de chirurgie. Instrument servant à diviserl’aponévrose abdominale dans l’opération de la tailleau-dessus du pubis.

— étym. Aponévrose, ettop.1), action de couper(voy. tome).

t APOPIIASE (a-po-fa-z’), s. f. Terme de rhéto-rique. Dénégation, réfutation. Peu usité.

— ÉTYM . ’ATtôçatri;, de à 7 tè, exprimant l’actiond’ôter, et tpâm;, affirmation, de 9-4 pi (voy. fable).

APOPHTIIEGME (a-po-ftè-gm’), s. m. Dit notablede quelque personnage illustre. Les sentences et lesapophthegmes sont les fruits recueillis du longusage et des conclusions de l’expérience, balz.Dise, critiq. Il possédait i18 apophthegmes tirés desanciens, montesq. Lett. pers. 37. Je ne puis l’ache-ver mieux [le portrait de Villars] que par cet apo-phthegme de la mère de Villars qui lui disait tou-jours : Mon fils, parlez toujours de vous au roi,et n’en parlez jamais à d’autres, st-sim. ut, 207 .

|| Ne parler que par apophthegmes, parler d’unemanière sententieuse.

—ÉTYM . ’A7t6çp0ey[jia,deà7co(p6ÉYY°!Aat, prononcer,deÙ7to, indiquant émission, et çOéyyw, parler, dontle radical se trouve dans di-phthongue.

t APOPHYGE (a-po-fi-j’), s. f. Terme d’architec-ture. Endroit où la colonne, sortant de sa base,commence à. s’élever.

— ÉTYM . ’AnoqsuYf), sortie, issue, de àTtoçpeOyw,s’enfuir, de àuô, etçEÔyco, fuir (comp. fuir).

APOPUYSE (a-po-fi-z), s. f. Terme d’anatomie.Partie saillante d’un organe, et particulièrementd’un os.

— hist. xvi’ s. Le sentir et odorer est fait auxapophyses mammillaires, produites de la propresubstance du cerveau.... paré, Inlrod. 9 . Les apo-physes transverses des vertebres, id. 1, -H.

— ÉTYM . A 7 t 6 çv< 7 iç, de o . tto , indiquant ce quisort et fait saillie, et çéui;, croissance (voy. physi-que) ; mot à mot, ex-croissance.

APOPLECTIQUE (a-po-plè-kti-k’), adj. ||I« Quiappartient à l’apoplexie. Symptôme apoplectique.

|| 2° Disposé à l’apoplexie. Complexion apoplectique.Faire boire du sang d’un enfant aux vieillards apo-plectiques, volt. Mœurs, 94. Phelippeaux , toutapoplectique qu’il était revenu des eaux, ne putrien gagner sur son neveu, st-sim. 201 , 186 .

|| 3’ Substantivement. C’est un apoplectique.

— ÉTYM . ’AjtojtkpxTixô; (voy. apoplexie).

APOPLEXIE (a-po-plè-ksie), s. f. || 1° Terme de

médecine. Maladie qui cause une perte subite etplus ou moins complète des sensations et du mouve-ment, sans que la respiration etla circulation soient

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suspendues. Il tomba dans une apoplexie épou-vantable, sëv. 17. La princesse de Conty est tom-bée en apoplexie, id. us. C’est dire qu’il ne faut nifaire diète dans la pléthore, ni être saigné dansl’apoplexie, volt. Dial. 24 , HO. Le h "février 1725il fut frappé d’apoplexie et mourut le 3, sans avoireu aucune connaissance dans tout cet espace detemps, fonten. Littré . || 2° Epanchement de sang.L’apoplexie du poumon, delà rate. Cette extensionest due à ce que l’apoplexie ordinaire est causéela plupart du temps par un épanchement de sangdans le cerveau.

— REM. Loc. vie. Un tel est tombé d’apoplexie,dites : est tombé en apoplexie.

— HIST. xv' s.Et tant en but et à tel outrage,

que le sang du corps lui refroidit, et commençafort à entrer en faiblesse de popelesie et à perdre laforce de ses membres et le mouvement de sa pa-role, froiss. m, iv, 20 . Le mal du roy [Char-les VIII ] fut un catarre ou apoplexie, comm. viii,20 .

— ÉTYM . ’A7io7tXn?ia, de ànà, et •nlr/seto, frap-per, décharger, asséner un coup. Comme n\r,aau>a le même radical que le latin plaga, voyez plaie.Provenç. apoplexia; espagn. apoplegia; ital. apo-plessia.

f APORIE (a-po-rie), s. (. Figure de rhétorique.Synonyme de dubitation.

— ÉTYM . A7topia, embarras, de à privatif, et 7to-po;, passage (voy. pore) ; absence d’issue.

f APOSIOPÈSE (a-po-si-o-pê-z’), s. f. Figure derhétorique. Synonyme de réticence.

— ÉTYM . ’AnoauLmtoi;, de àr.à, et uiwTiâv, setaire.

f APOSTASE (a-po-stâ-z’), s. f. Terme de mé-decine. Formation d’un abcès.

— ÉTYM . ’A7t6<TTa<Tiç, dépôt, abcès (voy. apos-tasie).

APOSTASIE (a-po-sta-zie), s. f. || i° Changementde religion, et particulièrement abandon de la foichrétienne. Par ses paroles il revint de son aposta-sie, pasc. Prov. H 5. || 2° Action d’un religieux quirenonce à ses vœux. || 3° Par extension, désertiond’un parti, abandon d’une doctrine, d’une opi-nion.

— HIST. xvi° s. Penserons nous qu’il y ait là. siégéapostolique, où nous ne voyons qu’une horribleapostasie? calv. Instit. 915.

— ÉTYM . ’ATtooxaaia, de ànb, indiquant éloi-gnement, et cxào- 1 ;, stase (voy. stase) ; mot à mot,action de se tenir à l’écart, de s’écarter.

APOSTASIER (a-po-sta-zi-é), v. n. Tomber dansl’apostasie, renoncer à sa foi religieuse, à ses prin-cipes. Il leur a fallu apostasier de la foi de ceux quiles avaient consacrés, boss. Pasc. Les magistrats deGenève le décrétèrent de prise de corps comme im-posteur apostat qui avait fait apostasier sa femme,volt. Louis XIV , Écrivains, Saurin.

— HIST. xv" s. Ainssy fait l’un apostater Et li au-tres ydolatrer, Mart.de S.-Denis. j| xvii's. Apostaterde la foi et religion chrétienne , Statuts synodauxde l’évêque de St-Malo, H 61 8.

— ÉTYM . Apostasie; provenç. aposiatar; ital. apo-statare. On a dit aussi, en français , apostater, d’a-postat.

APOSTAT (a-po-sta; le t ne se lie pas; au plur.l’s se lie : des apostats effrontés, dites : des a-po-sta-z effrontés; en poésie, des apostats rime avecbras). || 1° Adj. m. Qui a apostasiô, c’est-à-direabandonné sa religion, renié ses vœux monastiquesou ses opinions. Un moine apostat. Une simple in-terrogation le rend apostat et parjure, mass. Pass.

|| 2° S. m. Puis-je vivre et me voir en ce funesteétat De la sœur d’un martyr femme d’un apostat?rotr. St-Gen. iv, 4. || 3° Fig. Qu’on m’ose prônerdes sophistes pesants, Apostats effrontés du goût etdu bon sens; Alors, certes, alors ma colère s’allu-me, Gilbert, le Dix-huitième siècle.

— HIST. xiii" s. Pou en est qui de court vuelentestre apostate; Je ne m’en merveil pas, car cbas-cuns les y fiate, J. de meung, Test. 341. || xv' s. Au-tre nom leur convient bailler, C’est apostat, quipour doubtance D’avoir un peu de penitance, Ontvoulu Loyaulté souiller, ch. d’orl. Rondeau de Bou-ciquaut. || xvi" s. Quand l’homme se destourne to-talement de Dieu , et est apostat de toute la chré-tienté [le christianisme], calv. Instit 481. Ils nese peuvent faire imitateurs des Levites, qu’ils nesoyent apostats de Jésus Christ , id. ib. 4185. Jequitte, apostat des amours, La soulde, le camp etles armes, rons. 671

— étym. ’ATioffxixiiî (voy. apostasie) ; provenç.et ital. apostata.

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APOSTÉ, ÉE (a-po-sté, tée), part, passé. Des gensapostés tout exprès par un ennemi.

APOSTÈME (a-po-stê-m’), s. m. || I" Terme dechirurgie. Abcès. || 2“ Fig. Piqué de ne pouvoir dé-mêler le véritable apostème, ni son remède parconséquent, st-sim. 237 , 156.

— HIST. xvx" s. Tumeur contre nature, vulgaire-ment aposteme, paré, v, 1.

— Étym. ’AirouxTiga, de àxè, indiquant écarte-ment, et de (Txâw, se tenir (voy. stase) ; mot à mot,écartement, et par suite abcès.

; t APOSTEMENT (a-po-ste-man), s. m. L’actiond’aposter. L’apostement des assassins.

—ÉTYM . Aposter.

APOSTER (a-po-sté) , v. a. Placer quelqu’un dansun poste pour guetter ou exécuter quelque chose, leplus souvent quelque chose de mal. Aposter des es-pions, des assassins. Aposter des témoins, en pro-duire de faux.

— HIST. xvi" s. Combattre par fuittes appostéeset recharges inopinées, mont, i, 23 . Non une obsti-nation apostée contre son sentiment, id. i, 93 . 1 I 3luy ont dressé cette querelle apostée, id. 1 , 97 . Sesparents aposterent un prebstre pour luy dire.... id.h, 32. On luy apposta une faulse accusation etpreuve, id. iv, 22 . Il commence à presser ce coute-lier de quelques propos apostés [préparés, prétex-tés], et Tembesogna tellement, qu'il.... desper.Contes, lxxxiii. Il ne laisse cependant, par desapostez qu’il a à ma suicte, de faire proposer enmon conseil ceste rupture de paix, carl. ix, 32 . Enla quelle assemblée il y eut quelques orateurs ap-posiez qui irritèrent et mutinèrent la commune àl’encontre de luy, amyot, Cor. 61 .

— ÉTYM . À et poster; ital. appostare. Pour l’or-thographe avec un seul p, voy. apaiser.

A POSTÉRIORI (a-po-sté-ri-o-ri), voy. posté-riori.

f APOSTILLATEUR (a-po-stil-la-teur), s.m. Nomdonné autrefois à ceux qui faisaient des notes surles anciens jurisconsultes.

— ÉTYM . A et postille (voy. apostiller).

APOSTILLE (a-po-sti-11’, H mouillées, et non a-po-sti-ye), s. f. || 1° Annotation en marge ou au basd’un écrit. Écrire en apostille. Ce que j’ai lu dansl’apostille de votre lettre ne m’a pas extrêmementplu, balz. liv. viii, lett. 45. Luther,dans les apostil-les qu’il fit sur la bulle, boss. Var. 1. || 2° Recom-mandation ajoutée à une pétition, à un mémoire.

— hist. xvi" s. Firent si bien leur apostille [en-treprise apostée], Que, sans faire aulcun desarroy,Le chasteau fut rendu au roy, i. mahot, v, 164.Qui feraungtel apostille,Comme feist Sapho la sub-tille, Qui composa de si beaulxvers, id. v, 301.

— ÉTYM . À et postille; pastilla, dans le bas-la-tin, signifiant explication, note.

APOSTILLÉ, ÉE (a-po-sti-lié, liée, M mouillées),part, passé. X quoi une apostille a été mise. Lespla-cets étaient reçus par un maître des requêtes quiles rendait apostillés, volt. Louis XIV , 29 .

APOSTILLER (a-po-sti-llé, Il mouillées, et nona-po-sti-yé), v. a. Mettre une apostille, des apostilles.Apostiller une demande, une pétition. Son desseinétait de me prier d’apostiller son mémoire, bern. des. p. Harm. aquat. air, liv.ni. Vous verrez des offi-ciers qui passent leur vie à apostiller en marge leslettres à répondre, p. l. cour. Lett. 1 , 76.

— HIST. xvi" s. Le bannissement de Noailles pouravoir escrit sur son lit ces vers : Nul heur, nulbien ne me contente, Absent de ma divinité. Le roylors de Navarre y avoit apostillé de sa main : N’ap-pellés pas ainsi ma tante, Elle aime trop humanité,l’aub. Conf. 1 , vu.

— étym. Apostille.

f APOSTIS (a-po-sti), s. m. Terme de marine.Pièces de bois aux deux côtés d’une galère, qui ser-vent à porter toutes les rames, avec le secours d’unegrosse corde.

— étym. À et poste.

APOSTOLAT (a-po-sto-la; le t ne se lie pas),s. m. [j 1° Le ministère d’apôtre. Saint Paul en sonapostolat. || 2° Par extension, propagation de doc-trine. L’apostolat des nouvelles idées.

— HIST. xiii* s. Guillaume de Jérusalem et lé-gat de l’aposteilat [papauté], du cange, aposto-licus. || xvi" s. Saint Paul voulant approuver sonapostolat, ne dit point que.... calv. Inst. 848.

— ÉTYM . Apostolatus, ieaposlolus (voy. apôtre) ,provenç. apostoliat; espagn. apostolado ; ital. apo-stolato.

j- APOSTOLICITÉta-po-sto-li-si-té),!'./ 1 . Termedethéologie. Conformité de doctrine avec les apôtres.

— étym. Apostolique.