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entre lesquels on passe les barres de fer, dans uneforge, pour les aplatir.
f APLET (a-plè) ou APPELET, s. m. Filet pourla pêche du hareng. || Corde garnie de lignes ayantchacune un ou plusieurs hameçons.
— HIST. Mal fera soc ne coltre ne apleit remuer....X la charue apleiz, soc et coltre laissa, flou, v.1979 et 1 993. || xiv* s. Pour estre àun profit de pes-chier, l’apploit ou harnois du dit Colin fu plusgrevé, raynouard, apleg.
— ÉTYM . A et plet, radical qui se trouve dansem-plet-te (voy. ce mot). Provenç. apleg, apleit,outil. Apleit ou aploit signifiait toute espèce d’ou-til ou, comme on disait, de harnois.
APLOMB (a-plon; le b ne se lie jamais), s. m.|| 1° Verticalité. Prendre l’aplomb des colonnes. Cemur a perdu son aplomb. || 2° Fig. Assurance dansla manière de se présenter, d’agir. Cet acteur a unaplomb étonnant. || 3° Se dit, en physiologie, de larépartition régulière du poids du corps sur les mem-bres, et de la direction la plus favorable de ceux-ciconsidérés comme supports pour le soutien du troncet l’exécution des mouvements du corps. || 4° Termede peinture. Juste pondération des figures. Ces fi-gures manquent d’aplomb, c’est-à-dire ont l’air detomber. || 5” En musique , indique la précisiondans la mesure. || 6° D’aplomb, loc. adv. Vertica-lement. Le soleil s’élève, il faut gagner la forêt avantqu’il soit d’aplomb sur nos têtes, bern.de s.-p. l’Ar-cadie , n. || Être d’aplomb, être ferme sur ses jambes.Cet enfant est d’aplomb sur ses petites jambes. || Re-tomber d’aplomb, retomber droit, en équilibre. Ilretomba d’aplomb sur ses pieds.
— ÉTYM . A et plomb, parce que le fil à plombsert à déterminer la verticalité.
f APLONOME (a-plo-no-m’), adj. En minéralo-gie, se dit des substances dont les cristaux déri-vent de lois très-simples.
— ÉTYM . 'AtD.ôo;, simple, et véjioç, loi, règle.
f APLOSTOME (a-plo-sto-m’), adj. Terme dezoologie. Qui a la bouche ou l’ouverture simple.
— ÉTYM . ’AxXôoç. simple, et aioga, bouche.
f APNÉE (a-pnée), s. f. Terme de médecine. Dé-faut de respiration, suspension de la respira-tion.
— ÉTYM . ’Avtvoia, de à privatif, icveïv, souffler,respirer (voy. pneumatique).
APOCALYPSE (a-po-ka-Ii-ps’), s. f. Livre ca-nonique qui contient les révélations faites à saintJean dans l’tle de Patmos . Des monstres plus af-freux que toutes les bêtes de l’Apocalypse , hamilt.Gramm. 1I.|| Style d’Apocalypse, style obscur.|| Fig. C’est le cheval de l’Apocalypse , se dit d’unemauvaise haridelle.
— HIST. xiu” s. De bele taille la devis [je la vois] ;Mès ung poi fu pale de vis; Et resembloit, la putelisse, Le cheval de i’Apocalipse, la Rose, J2263.
— ÉTYM . ’AxoxàXu<|/i;, de doté, indiquant sépara-tion, et de xaMira, cacher; mot à mot, dé-ca-cher, autrement dit, découvrir, révéler.
APOCALYPTIQUE (a-po-ka-li-pti-k’), adj. Qui estdans le genre de l’Apocalypse ; difficile à compren-dre. Auteur apocalyptique; style apocalyptique.
j- APOCATASTASE (a-po-ka-ta-sta-z’) s. f. Révo-lution idéale ramenant, selon les anciens philoso-phes, les astres à un certain point pris pour pointinitial.
— ÉTYM . ’AitoxavâiTTaatç, restitution, de inà,marquant retour, et xaTdicjTacjiç, position (voy. ca-tastase).
APOCO (a-po-ko), s. m. De peu de valeur. Traiterquelqu’un d’apoco, le traiter avec mépris. Peu usité.
— ÉTYM . liai, ha, 3” personne du verbe avéré,avoir (voy. avoir), et poco, peu (voy. peu); mot àmot, il a peu.
t A POCO A POCO (a-po-ko-a-po-ko) ou, simple-ment, POCO APOCO, adv. Terme de musique. Jointaux mots crescendo et decrescendo, indique qu’ondoit successivement renforcer ou diminuer le sonpetit à petit.
— ÉTYM . Ital. à, à, et poco, peu (voy. peu).
APOCOPE (a-po-ko-p’), s.f. Figure de grammaire.Retranchement d’une lettre ou d’une syllabe à la find’un mot; par exemple, encor pour encore.
— êtym. ’A7tov.o7t9 ] , de àitô, indiquant ablation,et xotttm, couper (voy. couper).
t APOCOPÉ, ÉE (a-po-ko-pé, pée), adj. Termede grammaire. Qui a subi une apocope, feots apoco-pés.
APOCRISIAIRE(a-po-kri-zi-ê-r’) ,s. m. || 1° Termed’histoire. Chez les Grecs du Bas-Empire, officierprimitivement chargé de porter les réponses des
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empereurs, et plus tard 11 dignitaire chargé de l’ex-pédition des édits et des actes. || 2° Ancienne fonctionecclésiastique. Député d’une église pour quel-que commission. Les apocrisiaires dans les monas-tères étaient chargés du ®in des affaires tempo-relles. C’était encore un titre d’office à Cluny , peude tempsavant laRévolution. || 3“Sous Charlemagne,le grand aumônier.
— ÉTYM . Bas grec, àTuoxpnriâpto?, du grec àr.ô-xpiai;, réponse, celui qui fait réponse; de àico, in-diquant émission, etxpioiç, jugement (voy. crise);mot à mot, émission de jugement, réponse.
APOCRYPHE (a-po-kri-F). || 1“ Adj. Dont l’authen-ticité n’est pas établie. Auteur apocryphe. Fairepasser l’Évangile pour une histoire apocryphe,pasc. Pror. 16 . Tous les contes ramassés dans leslivres les plus apocryphes, boss. Conc. Alexandre,si l’anecdote n’est pas apocryphe, conjura l’hiéro-phante de brûler la lettre, volt. Mœurs, Myst. Simaints tableaux ne sont point apocryphes, la font.Papef. || 2° S. m. Un apocryphe. Les apocryphes,les ouvrages composés par d’anciens hérétiques etattribués par eux à des auteurs sacrés. || 3° Origi-nairement, les livres de l’Ancien Testament que lesjuifs de Palestine n’admettaient pas dans leur recueilsacré. || 4° Nouvelle apocryphe, fausse nouvelle.
— HIST. xv” s. Chose apocriphe et sans grantfoy, christ, le pisan, Charles V , i, ch. 6.
— ÉTYM . ’Aitôxpuçoç, de àxô, indiquant éloigne-ment, et de xpûxTto, cacher (voy. crypte).
APOCYN (a-po-sin),, s. m. Terme de botanique.Genre de plantes de la famille des apocynées, qui. vient de l’Amérique et de l’Asie boréales.
— ÉTYM . ’Airôxuvov, de àirô, indiquant hostilité, etxutùv, chien (voy. chien) ; ennemi des chiens. L’a-pocyn des Grecs, ainsi nommé parce qu’on lui attri-buait la propriété de tuer les chiens et les loups,paraît être le cynanchum erectum, L.
f APOCYNÉES (a-po-si-née), s. f. plur. Terme debotanique. Famille de plantes de la classe des dico-tylédones monopétales hypogynes.
APODE (a-po-d’). || 1° Adj.Terme didactique. Quiest sans pieds. || 2“ S. m. Poisson dépourvu de na-geoires ventrales, tel que les anguilles.
— ÉTYM . ”A*ouç, de à privatif, et nou;, pied(voy. pied).
APODICTIQUE(a-po-di-kti-k’), adj. || 1° En termesd’école, un argument apodictique est un raisonne-ment démonstratif, suivant la signification grecquedu mot. || 2° Dans la philosophie de Kant , qui ob-tient ou qui exprime l’adhésion la plus complète del’esprit, et porte le caractère de la nécessité abso-lue. La certitude apodictique porte les caractèresd’universalité et de nécessité absolues : elle ne dé-rive donc point de l’expérience, qui ne peut éta-blir qu’une certitude analogique, villers, Kant ,p. 217.
— ÉTYM . ’AicoSeixvixô;, de cmo, indiquant écar-tement, extension, et Seixvéw, montrer.
f APOD1E (a-po-die), s. f. Terme didactique.Absence de pieds.
f APODOSE (a-po-dô-z’), s. f. Terme de rhétori-que. Le second membre de la phrase,par rapport aupremier qu’on nomme protase.
— ÉTYM . ’AirôSoan;, restitution, de àno , re, etSéaiç , don (voy. dose).
•j APODYTÉRIUM(a-po-di-té-ri-om’),s. m. Termed’architecture ancienne. Lieu où l’on se déshabil-lait dans une palestre ou dans des bains publics.
— ÉTYM . ’AnoSuTinpiov, de àxà, exprimant enlè-vement, et Sueiv, vêtir.
APOGÉE (a-po-jée), s. m. || 1” Terme d’astrono-mie. Point de l’orbite de la lune où elle se trouveà sa plus grande distance de la terre. La lune a sonapogée et son périgée, volt. Newt. n, 6. || 2“ Adj.La lune est apogée. || 3° Fig. Le degré le plus élevé.Sa puissance est à son apogée. Ce grand capitaine[M. deTurenne] était dans l’apogée de sa faveur,st-sim. 58, 218 . Un corps sain, un esprit joyeuxEt quelque prose mélangée De vers badins ou sé-rieux Me feront trouver l’apogée De la félicité desDieux , J. b. rouss. Rép. à Chaulim.
— REM. Apogée ne se dit que de la lune, parceque seule elle tourne directement autour de laterre. En parlant des planètes, le point de leur or-bite où elles sont le plus loin de la terre dépendantde leur position et de celle de la terre,on dit qu’ellessont en opposition.
— ÉTYM . ’Axoyaioç, de àxô, indiquant éloigne-ment, etdeyaîa, terre.
APOGRAPHE (a-po-gra-f’), s. m. || 1° Copie d’unécrit original, par opposition à autographe. || 2° Nom
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d’un nouvel instrument dont on sert pour copier lesdessins.
— ÉTYM . ’AicÔYpotçov, copie, de ànb, indiquanttransport, ypobw, écrire (voy. graphique).
j- APOJOVE' fa-po-jo-v’). Il 1” S. m. Terme d’as«tronomie. Point de l’orbite des satellites de Jupiter où ils sont le plus éloignés de cette planète. || 2°Adj .Quand un des quatre satellites est apojove.
— ÉTYM . Mot hybride, de àno, indiquantéloigne-ment, et joue, formé de Jovis, génitif de Jupiter.
f APOLLINARISTE (a-pol-li-na-ri-sf), s. m. Hé-rétique qui croyait qu’il y avait deux fils de Dieu ,l’un né de Dieu , l’autre de la Vierge, et qui em-pruntait plusieurs opinions au manichéisme.
— étym. Apollinaire , nom de l’auteur de lasecte.
APOLLON (a-po-llon), s.m. nomprop. Terme domythologie. Le Dieu des beaux-arts et de la poésie.Les favoris d’Apollon , les poètes.
— étym. ’AxoXXtov.
f APOLLONIEN, IENNE (a-pol-lo-niin, niè-n’) ,adj. En géométrie, se dit des sections coni-ques.
— ÉTYM. Apollonius de Perge , célèbre géomètregrec qui a écrit sur ces courbes.
APOLOGÉTIQUE (a-po-Io-jé-ti-k’). ||i” Adj. Quicontient une apologie. Lettre apologétique. || 2° S.m.L’Apologétique, la défense ües chrétiens par Ter-tullien. Chateaubriand Ta fait du féminin, à tort.Chose étrange ! que TApoIogétique aux Gentils soitdevenue l’Apologétique aux chrétiens ! Génie, ni,iv, 2 . || 3” S.f. L’apologétique, la partie de la théo-logie qui a pour but de défendre la religion chré-tienne contre les attaques.
— ÉTYM . ’AtcoXoyatixôç, de àxoXoyéopai, faireune apologie (voy. apologie).
APOLOGIE (a-po-lo-jie), s. f. || 1” Discours, pa-roles pour défendre ou justifier. Faire l’apologie dequelqu’un. L’apologie du plaisir et de la mollesse. Ilvenait recevoir les éloges comme on vient faire dosapologies, fléch. Tur. M. Arnaud fait ses apologiesoù il donne sa proposition, pasc. Prov. 3. Vous fai-siez autrefois l’apologie de vos passions , mass.Épiph. [| 2” Par extension, tout ce qui justifie. Saconduite depuis quelque temps fait son apologie.
— HIST. xvi” s. Le titre me semblera, advis.bontel : Excuse composée par Jacques de Bourgoignepour le purger vers la majesté impériale ; car lemot d’apologie n’est pas usité en françois, Calvin ,Lettres d J. de Bourgoigne ,p. 143. Ceux qui voudrontvoir les apologies en cet affaire, les trouveront enl’histoire du pals bas, d’aub. Hist. iii, 97.
— ÉTYM . ’AxoXoyîa, d’ànè, indiquant écartement,et Xôyoi;, discours (voy. logique) ; discours qui écarteune inculpation, etc.
f APOLOGIQUE (a-po-lo-ji-k’), adj. Qui a le ca-ractère de l’apologie. Discours apologique.
APOLOGISTE (a-po-lo-ji-sf), s. m. || 1° Celui quifait l’apologie de quelqu’un, de quelque chose. Lesapologistes de la foi chrétienne. Les gens de bientout seuls vous excusent, vous justifient, sont lesapologistes de vos vertus ou les sages dissimulateursde vos vices, mass. Car. Injustice. Environné d’apo-logistes des passions qui soufflaient encore le feu dela volupté, id. Louis le Grand . Quel malheur pourles grands de trouver d’indignes apologistes de leursvices parmi ceux qui en auraient dû être les censeurs!id. Petit Car.Tentation. || 2° Absolument. Les apolo-gistes, ceux qui se livrent à l’apologétique, qui dé-fendent les dogmes du christianisme.
— HIST. xvi” s. Je ne suis apologue d’aucun parti,d’aub. Hist. Il, 146.
APOLOGUE (a-po-lo-gh’), s. m. Exposé d’unevérité morale sous une forme allégorique,et dans le-quel l’enseignement est presque toujours donné parune assimilation de l’espèce humaine aux êtres queTon fait parler ou agir. L’apologue est un don quivient des immortels, la font. Fabl . vu, d Mme deMontespan.
— SYN. apologue, fable, parabole. La fable estle terme le plus général ; c’est tout ce qu’on dit,tout ce qu’on raconte ; il y a dans les fables de Phè-dre et de La Fontaine des contes ingénieux qui nesont pas du tout deS apologues. L’apologue est tou-jours fondé sur une allégorie, dont on a fait l’appli-cation à l’homme. La parabole est un apologue con-tenu dans l’Ecriture sainte ; on dit la parabole del’enfant prodigue, et non l’apologue, bien que cesoft, au fond, la même chose.
— HIST. xvi” s. Comme un des traducteurs duTasse, qui a choisi pour son, apologue [dédicace] leprince de Contf”, d’aub. Conf. prdf.