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sur la dernière [décision], vous voulez faire croireque vous avez répondu sur toutes les deux, pasc.Rêfut. de larép. à la 4 2* lettre. La différence es-sentielle que St Paul apporte de ces deux états, c’estque.... FLÉCH. III, 335.
— HIST. xi* s. De Saragoce [je] vous aporte lesclefs, Ch. de Roi. liii. Males nouveles il lui aporte etdit, ib. cclv. || xii" s. Et les escriz que je ai aportez,Ronc. p. 22 . Moult firent grant folie li mès [mes-sagers], ce m’est avis. Oui tel chose aporterent ànous en cest pays, Sax. xxv. Par ço delivrementune espée aportez, Rois, 230. ||xiii*s. Li une luiaporte à manger d’un poucin, Rerte, lv. || xv* s. Etpuis nagèrent à plein voile, ainsi que le temps l’ap-portoit, froiss, i, i, <95. || xvi* s. La parole n’estpas moins requise à la foy, que la racine vive d’unarbre pour lui faire apporter fruict, calv. Instit.446. Ces vignes apportent du vin qui n’est pas moinsestimé qu’hippocras, palissy, 350.
— ÉTYM . Apportare, de ad, à, et portare (voy.porter); bourguig. épatai; provenç. et espagn.aportar; ital. apportare.
t APPORTIONNEMENT (a-por-sio-ne-man), s.m.Terme d’ancienne jurisprudence. Sorte de légitime,dans quelques provinces.
— étym. À et portion.
APPOSÉ, ÉE (a-pô-zé, zée), part, passé. Le tim-bre apposé aux feuilles d’impression.
APPOSER (a-pÔ-zé), v. a. || 1° Mettre sur. Appo-sez votre cachet sur cette pièce. || 2° En termes dedroit, apposer les scellés, appliquer juridiquementun sceau sur une porte, sur un meuble, pour em-pêcher de l’ouvrir. || Apposer sa signature, signer.|| Apposer une clause à un contrat, l’y intro-duire.
—HIST. xiii* s. Et encore aposerent il pechié àJ. C. Psautier, f* 83. Que il otreast [octroyât] ladite aumoune et la dite vende, et que il apousast enceste présente charte son saiau [sceau], Ribl. desChartes, 3* série, t. v, p. 85. || xvi* s. Et quandrevint à le cacheter et y apposer son seau, amyot,Lysand. 37. Le chirurgien prendra garde en yappo-sant les astelles, qu’elles ne pressent sur les join-tures, paré, xiii, <7. U fut remis en son estât avecquelques conditions apposées en l’investiture, u. duBELL. 163.
— étym. À et poser.
] APPOSITIF, IVE (a-pô-si-tif, ti-v’), ad]. Termede grammaire. Construction appositive, construc-tion par apposition (voy. ce mot).
APPOSITION (a-pô-zi-sion), s. f. || 1° Action d’ap-poser. L’apposition d’un sceau, des scellés, d’unesignature. || 2° Adjonction de corps de même na-ture. Les minéraux croissent par apposition. || Enphysiologie, génération par apposition, produc-tion, àla surface de tissus déjà existants, d’élémentsanatomiques qui diffèrent de ceux qui constituentces tissus. || 3°En termes de grammaire, apposi-tion ouprosthèse, adjonction de quelque lettre. L’]ié-hreu exprimant les nuances de la pensée par la seuleapposition d’une lettre, chateaub. Génie, n, vi, 3.|| On appelle aussi apposition l’état de deux sub-stantifs se rapportant l’un à l’autre, et se suivantimmédiatement, comme : une table, meuble utile,Pierre apôtre .
— HIST. xvi* s. Par le moyen de la bonne tempe-rature se fait attraction, concoction, apposition etassimilation, paré, xi, 6.
— ÉTYM . Appositionem (voy. apposer) ; provenç.appozicio; espagn. aposicion; ital. apposizione.
fAPPRÊBENDER (a-pré-ban-dé), v. a. S’est ditpour recevoir une chanoinesse, et lui donner droit àtoucher prébende.
| APPRÉCIAIULITÉ (a-pré-si-a-bi-li-té), s. f.Qualité de ce qui est appréciable.
APPRÉCIABLE (a-pré-si-a-bl’), adj. Qui peutêtre apprécié. Quantité à peine appréciable aux sens.Un mérite appréciable à tous. || Dans l’acoustique,sons appréciables, sons compris entre Tut produitpar une corde qui fait 32 vibrations par seconde, etla 8* ou 9" octave ; au delà, les sons ne sont plus ap-préciables.
— étym. Apprécier.
APPRÉCIATEUR, TRICE (a-pré-si-a-teur, tri-s’),t. m. et f. Celui, celle qui apprécie. Cet homme estun juste appréciateur du mérite. Une philosophieappréciatrice de toutes choses.
■— étym. Apprécier.
APPRÉCIATIF, IVE (a-pré-si-a-tif, ti-v’), adj.|| 1° Qui marque l’appréciation. Etat appréciatif desmarchandises. || 2° En termes de théologie, amourappréciatif de Dieu , amour de préférence qui fait
mettre Dieu au-dessus de tout ce qui n’est pas lui.Cette haine du péché que les théologiens, selon leurlangage ordinaire, nomment appréciative, parcequ’elle maintient tous les droits de Dieu .... bourd.Pensées, t. i, p. 295.
APPRÉCIATION (a-pré-si-a-sion), s. f. || 1° Actionde déterminer le prix d’une chose. Appréciation.d’une propriété. || 2° Fig. L’appréciation du mérited’un homme. L’appréciation du vrai. Ce qui est sou-mis à l’appréciation de l’oreille. Grâce à une déli-cate appréciation des saveurs. Je laisse cela à votreappréciation.
— HIST. xvi" s. Toutes appretiations de bleds,vins, bois, et autres choses, se doivent faire sur leregistre du rapport qui s’en fait en justice, et selonl’estimation commune de Tannée qu’elles estoientdues, LOYSEL . 689.
— Étym. Apprécier.
APPRÉCIÉ, ÉE (a-pré-si-é, ée), part, passé. Unedistance mal appréciée à l’oeil. Un talent justementapprécié.
APPRÉCIER (a-pré-si-é), t). a. || 1° Déterminer leprix. Un jury apprécie les propriétés dans les indem-nités pour expropriation. C’est son sang qu’à Syllatuprétends que je vende ; Pour acheter sa tête il faut l’ap-précier, arnault, Marius à Mint. il,3. || 2° Fig. Lessons ne peuvent être appréciés que par l’oreille. On nepeut apprécier rigoureusement la grandeur du so-leil. On peut apprécier le talent de cet avocat parles discours qu’il a laissés. Apprécier sainement leschoses. Nous apprécierons en temps et lieu cetteopinion. || 3° Faire cas de. On apprécie dignementsa libéralité. Où Ton sache t’apprécier. Se faire ap-précier par les honnêtes gens.
— SYN. estimer, apprécier, priser. C’est fairecas de. Estimer un homme se dit quand on apour lui le sentiment de l’estime, de la considéra-tion , de la confiance en ce qu’il vaut. L’apprécierse dit quand on en fait l’appréciation, quand onsait combien il vaut. Le priser se dit quand on rendhommage à ses mérites.
— HIST. xvi* s. Les moisons, cens et rentes fon-cières en grain, dues à certain jour et lieu, serontappréciées au plus haut pris qu’elles ont valu enTan, LOYSEL , 689.
— ÉTYM . Appretiare, de ad, à, et pretium (voy.prix) ; provenç. et espagn. apreciar; ital. apprez-zare, appregiare.
APPRÉHENDÉ, ÉE (a-pré-an-dé, dée), part,passé. || 1“ Saisi. Craignant d’être appréhendé aucorps. || 2“ Craint. Tant d’autres malheurs que leursingularité rend plus terribles, et cependant moinsappréhendés, mass. Carême, Sur la mort.
APPRÉHENDER (a-pré-an-dé), v. a. || 1* Termede pratique. Saisir au corps. || 2“ Craindre. J’appré-préhende un conflit. Il appréhendait de le voir. Il ap-préhenda qu’on ne se saisît de lui. Qui n’appréhenderien, présume trop de soi, corn. Poltf. u, 6. L’ami-tié le consent, si l’amour l’appréhende, id. Rodog.iv, I. Et n’appréhendez point Rome ni sa ven-geance, id. Nicom. iv, 2. La même justesse d’es-prit qui nous fait écrire de bonnes choses, nous faitappréhender qu’elles ne le soient pas assez pour mé-riter d’être lues, la bruy. 1. J’appréhende un peuqu’il ne vous retienne , rac. et boil. Lett. <3. N’ap-préhendez-vous point que tous vos domestiques Nesoient déjà gagnés par mes sourdes pratiques? corn.Nicom. v, 7. Mon Dieu ! qu’ils n’appréhendent rien;je leur garantis le succès de leurpièce, mol. Impr.'s.Et si le ciel n’a rien que tu puisses appréhender, ap-préhende du moins la colère d’une femme offensée,id. Festin, i, 3.
— REM. 1. On met le second verbe au subjonctifavec ne.... pas, quand on désire que la chose arrive :j’appréhende qu’il ne vienne pas ; parce que je dé-sirerais qu’il vint. On met le second verbe au sub-jonctif avec ne seulement, quand, au contraire, oncraint que la chose n’arrive, ou, ce qui est la mêmechose, quand on désire que la chose n’arrive pas;ainsi : j’appréhende qu’il ne vienne ; parce que jevoudrais qu’il ne vint pas. || 2. Appréhender ne seconstruit pas sans préposition avec un infinitif.C’est une locution vicieuse que : j’appréhende luiparler.
— HIST. xvi* s. Nostre parole le dict, mais nostreintelligence ne l’apprehende [comprend] point,mont, n, 267. 11 leur faudrait si peu de bon succèspour mettre en terreur toute la chrestienté, quedesjà j’apprehende un tel inconvénient, lanoue,388. Combien qu’apprehendions [saisir, compren-dre] subitement et facilement, nous sommes légerset muahles en nos appréhensions et opinions, paré,iii, 6.
— ÉTYM . Apprehendere, saisir (voy. apprendre)-provenç. aprehendre. Ce verbe est nouveau dans lalangue; s’il était ancien, il aurait la forme appre-hendre. Appréhender signifie proprement saisir desmains, puis saisir de l’esprit, puis prévoir, et, parle passage de la prévision à la crainte, redouter.
f APPRÉUENSIBILITÉ (a-pré-an-si-bi-li-té), s. f.Terme didactique. Qualité de ce qui peut être saisipar l’esprit.
t APPRÉIIENSIBLE (a-pré-an-si-bT), adj. Termedidactique. Qui peut être saisi par l’esprit. ■
APPRÉHENSIF, IVE (a-pré-an-sif, si-v’), adj.Timide, craintif.
— HIST. xvi* s. La souvenance desquels maux arendu les hommes si appréhensifs que les seulesparoles leur font peur, lanoue, 92. La faculté mo-tive est divisée en progressive ou ambulative, et ap-préhensive [qui saisit], paré, i, 4.
— ÉTYM . Voy. appréhension; provenç. aprehen-siu; espagn. aprehensivo.
APPRÉHENSION (a-pré-an-sion; en poésie, decinq syllabes), s. f. || 1° Facilité à comprendre. Ilavait l’appréhension vive, le discernement bon,une sagesse singulière, st-sim. 365, 67. L’extrêmefacilité de son appréhension et l’agilité ferme etforte de son élocution blessaient souvent le duc deBeauvilliers, id. 69, 143. || 2° En termes de logique,première idée qu’on prend d’une chose. Les idéessimples sont non-seulement les premières appréhen-sions qui nous viennent par les sens, mais encoreles premières comparaisons que nous faisons de cesappréhensions, buff. Animaux. Reprod. L’évidencequi nous vient par les sens n’est qu’une appréhen-sion nette d’objets ou d’images, id. Homme, arith-métique morale. || 3° Crainte. L’appréhension que vousavezeuedelajusticedes hommes, pasc. Prov.t 3. Uneguerre qui a donné tant d’appréhensions à David,boss. Polit. Cette appréhension fait naître monsouhait, corn. Cid, v, 5. J’en prends, quoi qu’il eusoit, peu d’appréhension, id. Œdipe, i, 6. L’ap-préhension qu’ont les Numides de notre infanterie,PERROT D’ABL. Tac. 209.
— HIST. xv* s. Es choses sensibles et es especes,es apprehansions, es vertus et es aages.... christ,depisan, Charles F,i,ch. <2. ||xvi's.ll y voyoit siclair, d’une appréhension si prompte, d’un juge-ment si sain, que.... mont, i, 147. J’avois l’espritlent, l’apprehension tardive, id. i, 195. Elle printune si vifve appréhension de la béatitude celeste,qu’elle solicita son mary [de demander à Dieu samort], id. i, 252. Il en arrive de mesme aux Testes,hors de toute appréhension de dangier, id. iv, 2.La nature, m’ayantdesarmé de force, m’a armé d’in-sensibilité et d’une appréhension réglée ou mousse,id. iv, 4. Je vous prie, quelle correspondance ya-il des sens corporels avec cette appréhension sihaute et si noble de savoir mesurer le ciel? calv.Instit. 16. Je suis pressé de digerer les dures amer-tumes d’une aprehension assez bien fondée de pri-son perpétuelle, lanoue, 306. Le bruit et la fuméedes harquebusades les effraye, les blessures les ar-restent, les appréhensions des hommes leur fonttenir bride, id. 323. Toutes ces paroles,*dites avecgrâce et dextérité aux âmes qui sont simples, ontune merveilleuse force pour les reculer de toutesbonnes appréhensions [pensées], id. 497.
— ÉTYM . Apprehensio, de nppreherulere (voy. ap-préhender) , par l’interméd dre du participe passéapprehensus.
APPRENDRE (a-pran-dr’), j’apprends, ils ap-prennent, j’apprenais, j’appris, j’apprendrai, quej’apprenne, apprenant, appris, ».o.||l° Acquérir uneconnaissance, retenirdans samémoire. Ilavaitappristout ce qu’on peut apprendre. On croirait qu’il n’ajamais rien appris. Apprendre à jouer du piano.Apprendre à lire. Apprendre les danses les 'plusnouvelles. Apprendre à fond. Apprendre parcœur. Apprenez ces vers. Apprendre facilement. Sij’apprenais l’hébreu , les sciences, l’histoire, lafont. Fab. viii, 25. Trois sceptres conquis Fontvoirà quelle école il en a tant appris, corn. Nie. ni, 2 .|| Absolument.il apprend continuellement. || 2° Con-tracter une disposition, une habitude. Ils avaientappris à ne point quitter leurs drapeaux. J’appris àsupporter le malheur. Et que les pauvres appren-nent à ne désirer pas avec tant d’ardeur ce qu’onpeut quitter avec joie, boss. Le Tellier. N’apprendra-t-il pas dans la cour au moins un peu de complai-sance? fléch. n, 139. N’apprendras-tu jamais, âmebasse et grossière, A voir par d’autres yeux que lesyeux du vulgaire? corn. Rodog. n, 2 . L’ingrate, quimettait son cœur à si haut prix, Apprend donc à